Transversale #5 | Mon bureau, c’est mon jardin

Je ne suis pas écrivain mais j’écris essentiellement dans mon jardin. Car oui, mon bureau, c’est mon jardin. C’est un vaste champ d’expérimentations avec ses pages et ses lignes d’écriture. Je n’ai pas de rites ni de manies. J’écris à toutes les heures du jour et de la nuit. Ça dépend des jours et des nuits. Je crois que j’écris Continuer la lectureTransversale #5 | Mon bureau, c’est mon jardin

autobiographie #05 | réécriture

Copie de deux paragraphes du texte Le tilleul cycle Autobiographie  #3 arbres Arbres et arbustes, arbrisseaux, feuillus, résineux ou conifères. Comment décrire tous les végétaux présents dans les forêts, dans les campagnes, dans les jardins. L’heure est à l’écologie, on réfléchit davantage à l’environnement. La prise de conscience des menaces comme celle de l’urgence climatique semble devenir plus saillante. L’attention Continuer la lectureautobiographie #05 | réécriture

autobiographies #09 | caves

Codicille : Pour un projet d’écriture, j’avais besoin d’une cave sortie de mon imagination. J’ai donc repris cette consigne de passe-murailles (qui date de plusieurs semaines) autour de Jean Echenoz. Pour voir où elle m’emmenait. L’odeur fraîche de l’humidité, du bois humide, de la poussière humide, des oignons, aulx, pommes-de-terre humides, l’odeur des plus anciens souvenirs comme cet enfant apeuré Continuer la lectureautobiographies #09 | caves

autobiographies #15 | dans la boîte

Une salle, cubique, et sur tout le pourtour, un rebord sur lequel reposent des boîtes, du format d’une boîte à chaussure, toutes identiques, percées d’un cercle et d’une lentille sur le devant. On y applique l’œil. Première boîte : Elle se voit : A quatre pattes, une brosse à dent à la main, elle frotte les joints entre les dalles du carrelage Continuer la lectureautobiographies #15 | dans la boîte

autobiographies #04 | Évocations postales

Le carnet vient de Chine. Sur son avant-dernière page, on peut lire une impression en noir indiquant : : « No. 6420 » et en-dessous « SHANGHAI. CHINA ». Les couvertures sont cartonnées et leurs faces extérieures sont recouvertes de papier noir collé. Les coins sont de couleur rouge, ainsi que la tranche de dos. Trois-cent-quatre-vingt-huit pages, chacune mesurant seize centimètres sur dix. Six-virgule-deux-cent-huit Continuer la lectureautobiographies #04 | Évocations postales

autobiographies #13 | je narratrice

Je flottement. Un âge en suspension qui ne sait que l’instable. Je te cherche tu me trouve. Deux faces, un visage, des corps. Ils disent oui, se découvrent menteur. Comment trouver solution à l’ambivalente ? Je fuis reproduction. Je me suis. Une ombre lacunaire. Un souvenir éteint près à suffoquer. L’éruption d’un désir que je ne sais maîtriser. Ils choisissent Continuer la lectureautobiographies #13 | je narratrice

autobiographies #14 | impressions en exemplaire unique

Oui toutes les images disparaîtront les deux chevaux vertes guettées sur la route pour être le premier à pincer l’autre ce visage épouvanté, apparition d’albâtre sur toile noire, de Nicole Kidman dans Dogville la partie la plus haute du Pont du Gard où l’on pouvait émerger depuis les trouées dans le plafond de l’aqueduc, passer de l’étroite obscurité du tunnel Continuer la lectureautobiographies #14 | impressions en exemplaire unique

autobiographies #11 | objets

Autobiographie 11 Objets.  Un mouchoir. Carré aux lignes bleues, croisées noires. Un au-revoir agité. Talisman d’hiver et d’été. Penser aux noeuds, se rappeler, penser aux noeuds aux quatre pointes sur la tête. Noeuds coulants. Penser soleil. Le tordre. Sa place sur la poitrine,  dans la poche de la vareuse bleue. Un morceau de coton tissé à l’écoute des humeurs du Continuer la lectureautobiographies #11 | objets

autobiographies #12// Une vie empaquetée

Il n’y a plus rien. Ce qui s’est empilé pendant 50 ans n’est plus. Distribué, gardé, jeté. Une vie empaquetée. Un corps en vie déplacé. Une maison relais ou l’on amasse les presque morts dont on ne sait pas quoi faire.Je n’ai pas participé à l’expulsion. La douleur n’existe pas si on n’y est pas. Il paraît. Tenir à distance Continuer la lectureautobiographies #12// Une vie empaquetée

autobiographies #07 | derrière

Prologue Tu ne sais pas ce qui se trouve derrièreTu t’attachestu as besointrouver le pointqui ancrearrime les chairsla solidité d’un nœud lâche sur tes paupières Impalpabletu respires la lumièreTu te figures qu’ il existeUn coin ou ranger les stigmatesReconstruire pour figurer plus lointon souvenirParcellaireS’agit-il d’un surgissementDans le rangAu creux du ventre germe le désir de connaitreComprendre Un double seuil à Continuer la lectureautobiographies #07 | derrière