autobiographies #07 | derrière

Prologue Tu ne sais pas ce qui se trouve derrièreTu t’attachestu as besointrouver le pointqui ancrearrime les chairsla solidité d’un nœud lâche sur tes paupières Impalpabletu respires la lumièreTu te figures qu’ il existeUn coin ou ranger les stigmatesReconstruire pour figurer plus lointon souvenirParcellaireS’agit-il d’un surgissementDans le rangAu creux du ventre germe le désir de connaitreComprendre Un double seuil à Continuer la lectureautobiographies #07 | derrière

autobiographies #07 | portes

La porte de la petite cabane. On y accède par trois blocs de schistes irréguliers, polis par les ans, glissants par temps de pluie, mousse infiltrée dans le moindre interstice de la pierre fracturée par le gel. Les adultes se baissent pour la franchir. Composée de quatre panneaux verticaux en bois v peints en ocre, elle est scellée par deux Continuer la lectureautobiographies #07 | portes

autobiographies #07 | quinze portes

Porte de la Savoisienne en bois blond un peu cossu avec écusson quelque chose qui ancre dans une tradition d’ailleurs la mère dit souvent La Savoisienne. Ouvre sur un gouffre de tristesse. Fait face à l’ascenseur de Notre dame de la Garde . Souvenir de bois blond, de lourdeur , se confond un peu avec ce meuble ce buffet acheté Continuer la lectureautobiographies #07 | quinze portes

autobiographies #07 | catalogue de portes à prendre

Il y a quelques années, je me suis fait licencier par mon employeur. C’était la première fois et, à ce jour, ce fut la dernière. Même si on ne me l’a pas formulé en ces termes, on m’a demandé de prendre la porte. Je me suis alors demandé quelle genre de porte on pouvait prendre en quittant un endroit. Alors Continuer la lectureautobiographies #07 | catalogue de portes à prendre

autobiographies #07 | portes frontales

De bois blanc, une fenêtre que l’on a dû pouvoir ouvrir à sa conception (elle possède une poignée comme un gros bâton de réglisse torsadé) occupe toute la moitié supérieure de la porte. A travers la vitre et la ferronnerie ouvragée, les ombres fantomatiques des arbres naissent dans le brouillard. Le paillasson marron aux poils drus s’étalait avant la marche Continuer la lectureautobiographies #07 | portes frontales

autobiographie #07 – Minimes ou sublimes portes

De bois, dans un cadre de pierre, la porte ne fait barrage qu’aux éléments mauvais, la pluie, le froid, le vent. Elle est toujours ouverte. Qui veut entrer peut soulever le loquet de métal patiné. Une ou deux minutes de panique : la serrure est coincée. Que faire si la maison des vacances n’ouvre pas ? Après le trajet, la suée. Il Continuer la lectureautobiographie #07 – Minimes ou sublimes portes

autobiographies #07 | l’âme d’une porte

C’est la plus ancienne qui s’ouvre dans la mémoire : la porte de l’allée de la maison de trois étages – on n’employait jamais le mot immeuble – , cette vieille maison aux pierres grises qui attire toujours mes pas. La porte était haute et lourde à pousser, une grosse poignée ronde pour actionner l’ouverture, mais dans la journée elle était Continuer la lectureautobiographies #07 | l’âme d’une porte

autobiographies #07 | trois portes (pour commencer)

La porte de l’appartement HLM orange. L’ouvrir et la refermer précautionneusement, sans faire de bruit. Il y avait sans doute la porte de l’immeuble aussi. A ouvrir. Une porte lourde qui se refermait sous propre son poids dans un léger claquement net et sans bavure. Probablement. Cette porte-là, je ne la sais plus. En revanche, je me souviens de la Continuer la lectureautobiographies #07 | trois portes (pour commencer)

autobiographies #07 | «Ouvre la porte.» El gato negro.

En fait je n’aime pas les portes, j’aime ce qu’il y a derrière. Mais il faut l’ouvrir d’abord! Devant la porte de la cave, tous ensemble, la sirène vient de donner l’alerte. Juste comme il va l’ouvrir, le panneau du bas saute, premier souvenir à quatre ans de ce panneau devant nos pieds .La porte d’entrée des grands-parents, le heurtoir Continuer la lectureautobiographies #07 | «Ouvre la porte.» El gato negro.

autobiographies #07 | le panoptique

Connaissez-vous des gens qui ne ferment jamais les portes ? Ne les ferme pas à clé, c’est une chose ou ne les ferme pas du tout, jamais ! Une forme de confiance, d’inattention, de prévoyance et d’anticipation (toujours quelque chose à prendre dans le placard). Bien sûr, je connais aussi ceux qui ferment tout à double tour, portail, porte, haie, caméra et Continuer la lectureautobiographies #07 | le panoptique