Le vrai visage de Peter Townsend | Caroline Diaz

Sommaire1 | Quitter les lieux de cette enfance2 | Litote3 | La forme des dunes4 | Paroles5 | Le vrai visage de Peter Townsend LE VRAI VISAGE DE PETER TOWNSEND Il a repéré le livre dans la vitrine, attiré par le nom de l’auteur, un ancien héros de la Royal Air Force. Il ne l’aurait sans doute pas acheté si Continuer la lectureLe vrai visage de Peter Townsend | Caroline Diaz

#gestes&usages #05 | Judith Wiart, deux mains qui se touchent

« Deux mains de garçons posées l’une sur l’autre. » Un ami, de vieille date, est arrivé à sa hauteur, et tout en le saluant, lui a pris la main avec les deux siennes. De temps en temps l’une de celles-ci se détachait pour se plaquer à son torse puis revenait irrémédiablement à sa main, comme s’il allait encore disparaitre Continuer la lecture#gestes&usages #05 | Judith Wiart, deux mains qui se touchent

#gestes&usages #01 | Ragabodot

Ce pourrait être un théâtre en noir et blanc, celui de la grande ferme au nom étrange : Rogabodot. Rien que le nom résonne en bichromie, le noir et le blanc du temps d’avant, celui si lointain qu’il nous faisait croire que la guerre s’était déroulée dans l’ombre et le brouillard, qu’il n’y avait pas eu d’été, pas de soleil Continuer la lecture#gestes&usages #01 | Ragabodot

#gestes&usages #01 | vigée lebrun

8:00 se laisser glisser du litmonter sur la balancese recoucher9;00 choisir france inter sur sonos9:01 24 0009:02 il aimerait bien les voir en noir les vingt quatre mille cadavres c’est plus irréel fiction y’aurait marlon brando the fugitive kind qui se fait tabasser mais c’est pas vrai il va en sortir vivant et il rejouera un autre film avec sa Continuer la lecture#gestes&usages #01 | vigée lebrun

#Gestes&usages #01 | Gris colorés

À cause de la couleur sale qui pourrait en résulter, il ne faudrait jamais utiliser les idées noires pures dans le mélange des genres ; et leur préférer des terres d’ombres brûlées, des outremers à grandes profondeurs, de celles qui permettront sans décompression la construction de gris colorés ; mais en cherchant à élargir et tempérer du plus clair au Continuer la lecture#Gestes&usages #01 | Gris colorés

#gestes&usages #01 | blanc

À cause de la couleur de la neige que je voyais au loin découper l’horizon de ces trous dans l’espace derrière lesquels je retrouvais le mur du plafond de ma chambre d’enfant aussi immaculé que l’était mon absence de ce monde que je ne comprenais pas mais la masse sombre du tapis des forêts mais la musique s’échappant du magnétophone Continuer la lecture#gestes&usages #01 | blanc

#40jours #13 | abstraction

Quadrillage de métal armature de la verrière et de l’échafaudage sur l’immeuble d’en face quadrillage fenêtres et plaques de revêtement sur structure en béton sans lunettes de myope ne restent que deux couleurs maximum une seule dans le haut du bâtiment ne reste que la structure de la verrière ne restent que la suggestion et l’abstraction beige très clair dans Continuer la lecture#40jours #13 | abstraction

# 40 jours # 13 / Tôles terrain vague

Gonds soudés roux. Bordent. Cloques érubescentes. Crevasses forées de vermeil. Vrilles. Ondulées. Rongées de pustules carmin. Lames de sels gris rosâtre. Et rutilantes à côté. biffant le rouge passant. Dentelles mordues. Réveillant un doux incarnat. Rugueux. Pourtant. Dans les fêlures. Rouille. Ruine. Affleure. Consume. Mange. Congestionnée. Attaque des amas. Piqués d’orange. Piqués de noires formations. Rage dévore. Griffe. Nécrose. Rouillure Continuer la lecture# 40 jours # 13 / Tôles terrain vague

#40jours #13 | Vert infini

Ce fut la révélation du lycée. Yvon Rolland, notre vieux professeur, nous avait déclaré péremptoire, lors d’un de ses cours d’art plastique au Lycée de Montgeron, le tronc de l’arbre tout le monde le dessine marron, mais il n’est pas marron, il est de toute autre couleur, en fonction de la saison, de la température, du type d’arbre, de l’heure Continuer la lecture#40jours #13 | Vert infini

#L6 Têtes mortes c’est le titre

Longtemps qu’il dort tout habillé. Parfois en manteau au-dessus du drap. On le dirait prêt à partir. Il ne ferme pas les volets. Ni les rideaux. Il dort par à coups ou par quart comme les marin. Sommeils entrecoupés d’éveils.  Et scruter l’obscurité. Il est aux aguets sans aucune volonté de l’être. Il a l’œil et l’ouïe et l’odorat d’une Continuer la lecture#L6 Têtes mortes c’est le titre