A propos de Philippe Castelneau

Ma mère, professeure de danse, à l’adolescence, je me rêvais directeur de revue. Finalement, ayant aussi le goût des livres, plus tard je contribuais à créer une revue littéraire : La Piscine (aujourd'hui disparue). Je vis à Montpellier où je suis libraire. Ce métier me permet de partager quotidiennement ma passion pour les livres, tout en poursuivant mes activités d’écrivain et de photographe. Mon site : https://philippe-castelneau.com

# rectoverso #07 | Les années-lumière

Il suffit d’une minute à la lumière pour parcourir 18 millions de kilomètres, le temps qu’il me fallait pour me préparer le matin quand toi c’était vingt fois plus, une minute pour que naissent 275 nouvelles étoiles, et tu disais qu’aucune n’égalait celle que tu voyais dans mes yeux pour te foutre de moi, et ça nous faisait rire toutes les deux, Continuer la lecture# rectoverso #07 | Les années-lumière

#rectoverso #6 | Claire et ses fantômes

Je me lève toujours à l’aube. Le réveil indique 6 h 30, mais je suis déjà réveillée. J’essaie de ne pas faire de bruit en préparant mon café dans la kitchenette. Je le bois debout, face à la fenêtre qui donne sur la cour intérieure. Basquiat est-il venu à Paris ? Je ne sais pas. Il faudra que je lui demande…France apparaît dans Continuer la lecture#rectoverso #6 | Claire et ses fantômes

#rectoverso #05 | La pièce manquante

J’y étais déjà revenu, et déjà j’avais trouvé porte close. Les deux battants vert bouteille me paraissaient moins impressionnants que lorsque j’étais enfant, mais c’était bien la même entrée, le même sas derrière, sans aucun doute, puis la porte vitrée qui menait à l’escalier enroulé autour de l’ascenseur. Nous habitions ici, au premier étage, ma sœur et moi, avec ma Continuer la lecture#rectoverso #05 | La pièce manquante

# rectoverso #4 | Béatitudes

La route déserte s’étend à perte de vue, avec des montagnes au loin. Un homme, la quarantaine, disons, se tient appuyé contre une voiture arrêtée sur le bas-côté. Jean, chemise à carreaux ouverte sur un t-shirt blanc, une bière à la main. Mais si tu veux mon avis, il était pas comme ça, en vrai.— Qui ça ?— Moriarty.— Hein ?— Tu me demandes, je Continuer la lecture# rectoverso #4 | Béatitudes

#rectoverso #03 | Une vie à deux, du crépuscule à l’aube

Il y a que je croyais t’aimer, que tu croyais m’aimer, et que tu ne m’aimais pas. Il y a la crainte que tu as de te retrouver isolée ; la peur qui me noue le ventre à devoir affronter les jours sans toi quand je m’imaginais un destin pour nous deux. Il y a la gamine qui ne comprend pas, Continuer la lecture#rectoverso #03 | Une vie à deux, du crépuscule à l’aube

#rectoverso #02 | Les rêves ne suffisent pas

à ce stade de la nuit, je dormais d’un sommeil paradoxal et je m’étais réveillée d’un coup, le souffle court et trempée de sueur. J’avais rêvé de ce garçon rencontré la veille à la soirée qu’avait donnée Serge. Les rêves érotiques n’arrivent pas par hasard. Ils sont le fruit de désirs éprouvés au cours de la journée. à ce stade Continuer la lecture#rectoverso #02 | Les rêves ne suffisent pas

#rectoverso #01 | théâtre d’ombres

RECTO Le jardin public offre l’après-midi un peu de répit à la chaleur suffocante des rues avoisinantes. Le bruit de la circulation s’estompe. On entend les rires d’enfants invisibles, le pépiement des oiseaux. Un espace abritant un massif de fleurs, disposé en carré, est protégé par des piquets de bois sur lesquels est fixé un grillage en plastique vert. Une Continuer la lecture#rectoverso #01 | théâtre d’ombres

Embrasure (été 2019 #4)

Du rouge, de l’or. Turquoise et rubis. Du bleu, du blanc, de l’orange et du jaune ; ça et là, des tâches bordeaux, des éclats : de lumière, de coups ; marteaux, clous, agrafes, peintures. La palette d’un peintre abstrait. Le peintre, pas sa peinture. Il y a là, en tout cas, un trésor. Une promesse. Une invite aussi : fer blanc, clous rouillés, Continuer la lectureEmbrasure (été 2019 #4)