A propos de Solange Vissac

Entre campagne et ville, entre deux livres où se perdre, entre des textes qui s'écrivent et des photos qui se capturent... toujours un peu cachée... me dévoilant un peu sur mon blog jardin d'ombres.

#L6 Dans le dédale de tête*

Le regard au bord du sol, la tête loin de la main et de ses soubresauts d’écriture, le bruit continu des moteurs de véhicules en bas de la colline créant un tapis sonore des plus obsédants, agrémenté du klaxon d’un train perforant l’air avant de pénétrer dans le tunnel, saupoudré du rebondissement régulier d’un ballon contre le mur de la Continuer la lecture#L6 Dans le dédale de tête*

#P6 Si peu/ 2

Le regard au bord du sol, la tête loin de la main et de ses soubresauts d’écriture, les cloches n’en finissant pas d’égrener le chapelet de l’heure, puis de le signifier une nouvelle fois au cas où l’on aurait été distrait, avant de s’élancer dans une glorification du milieu du jour, l’angélus disait-on autrefois, mais qui sait aujourd’hui ce que Continuer la lecture#P6 Si peu/ 2

# P6 Si peu…

J-1/ Errance entre les stands d’une brocante. Je ne cherche rien mais aimerais bien trouver quelque chose. Besoin de l’insolite, du clin d’œil d’un objet, de quelque chose qui m’appelle, d’une échappatoire de l’esprit entre tasses ou verres ( il y en a vraiment beaucoup) vieux outils dont je n’ai aucune nécessité, portrait d’ancêtres inconnus ( mais qui achète ça?), Continuer la lecture# P6 Si peu…

# L5…parce que regarder puise…

…parce que regarder puise, et creuse aussi entre des petits bouts d’immensité, elle, prise encore à l’intérieur de tous les doutes qui la font tressaillir à chaque pas posé sur un sol toujours plus glissant, elle avance dans cette ignorance du sauvage qui l’encercle, avec ce goût de cendre qui n’en a pas encore fini d’humecter ses lèvres. Le regard Continuer la lecture# L5…parce que regarder puise…

#P5 Au bord du corps

Assis au bord du corps, bien loin de ce qui fait équilibre, sans être assis, mais à peine posé sur le bord de ce qui fait corps, au vent battu. Décomposer ce qui est geste/ Tendre le bras/ Voir la main et les doigts/ Tourner la main/ Les lignes de la paume se plissent/ Se déplissent à plusieurs reprises/ Les Continuer la lecture#P5 Au bord du corps

#L4| De l’ombre sur les épaules*

De Camus, et L’étranger, lorsque soudain on passe des lectures d’enfance aux lectures qui te demandent de penser, et qu’il te semble entrer dans le monde des grands. De Henry Bauchau dans Antigone, qui, après d’autres, trace le portrait d’une femme prise dans les épreuves, les doutes et la détermination. Un personnage qui est là toujours derrière moi. De Clarice Continuer la lecture#L4| De l’ombre sur les épaules*

#L3 | un dedans dehors

Ça s’est mis à s’accélérer. Le dehors comme le dedans. Le paysage a pris son essor, la vitesse faisant frémir les corps. l’enfant au mouchoir :… maman elle est là dans le mouchoir… faut pas le déplier y a ses larmes… elle a dit son sourire aussi et puis j’ai le droit d’être triste… faut pas qu’on le prenne c’est mon Continuer la lecture#L3 | un dedans dehors

# L2 |Sans savoir

Et si l’herbe écrivait…Caressée par la brise, sur cette terre ingrate et chiche, où des feuilles tavelées de chêne-liège jonchent le sol, où des buissons et des ronces peuplent les bordures des chemins qui dessinent des possibles, elle ne sait pas ce qui s’écrit dans les marges. De l’herbe qui s’affole, tremble en une peau d’effroi, pense en une langue Continuer la lecture# L2 |Sans savoir

#P2|Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe

Dans le faisceau des vivants, nous reviendrons au bois / la nuit n’éteint jamais nos songes: mon père se promène dans les yeux de ma mère/ l’adieu est un signe, l’oubli est une tache dans le ciel/ lâcher prise/ l’enfance est mon pays natal: tant de soleil dans le sang, vivre dans le feu des cours d’eau peu considérables, le Continuer la lecture#P2|Comme un morceau de nuit, découpé dans son étoffe

#L1|Sans rien dire

Elle est entrée dans la déchirure. Elle fait corps avec elle, cette étroite parcelle de partage des vies. Entre un avant où il n’est plus possible de revenir et un après dont il va falloir bâtir à mains nues les degrés à gravir. Peut-être y-a-t-il une sorte de vertige entre ses tempes lors de la décision, peut-être de la rage, Continuer la lecture#L1|Sans rien dire