#anthologie #01 | Et le ciel tombant

Plus possible de rester sur le banc, assis à fondre sous le ciel. A pleuvoir tant et tant qu’il faut rentrer sous le porche. A rester sans bouger, ne sentir que des malheurs. Ma tante vient de décéder à Carhaix, épuisée par un cancer généralisé, toute une fleur géante dans la bouche, faisait craqueler les mots. L’à peine conscience. Baignée Continuer la lecture#anthologie #01 | Et le ciel tombant

 #anthologie #02 | du four au four

Il serait accroupi à regarder derrière la porte du four si le poulet cuit, si la peau dore, si elle croustille. Au dessus du four, sur le plan de travail, une plaque induction quatre foyers, sur l’un d’eux une poêlée de légumes en train de mijoter. En remontant sur le mur, une crédence composée de quatre carreaux marron « effet métal Continuer la lecture #anthologie #02 | du four au four

#anthologie #02 | […]

le papier peint aux impressions de […] d’infimes variations ton sur ton bois de rose, l’usure aux raccords des lés comme gratté avec l’ongle, le bord, juste le bord […] traces, surtout le mur de droite […] traits de crayons chiffrés, à un mètre du sol environ, le premier partant du bas : 1m20 c’est inscrit, puis tous les cinq centimètres, les Continuer la lecture#anthologie #02 | […]

#anthologie #02 | Salon

On entrerait par une marche au nez de bois donnant sur sol de ciment gris dans l’attente d’un parquet, donc des temps meilleurs avec deniers, beurre et vin rosé, en face une femme aux cheveux dénoués, de dos, debout devant un piano ouvert, se frotterait les mains vigoureusement pour les réchauffer, à droite immédiatement une banquette recouverte d’un mandala de Continuer la lecture#anthologie #02 | Salon

#anthologie #prologue | Dénaître

Naître ce n’était pas fait pour moi. Pas que je ne voulais pas, mais ça n’était pas prévu. Il fallait avoir un cœur plein. Faute de moyen, j’ai fini par naître. En morceaux. Je suis née cyanosée. Bleue comme dans Yoko Tsuno, bleu-oscar de la dame en rose. Je suis née en palpitant sur une table ensanglantée comme un gibier Continuer la lecture#anthologie #prologue | Dénaître

#anthologie #02 | au 7e étage

A gauche de la porte lourde à la peinture vert bouteille, un miroir vertical serait accroché au mur peint en jaune par des attaches rondes en plastique noir. Un peu plus à gauche, un radiateur à bulles blanc crème au premier plan, derrière lequel on verrait un panneau en bois puis, plus à gauche, un réfrigérateur bas blanc au rebord Continuer la lecture#anthologie #02 | au 7e étage

#anthologie #02 | devant la porte

Je me vois me voyant. Je serais dos à la porte fenêtre qui ouvre sur le petit balcon où se prennent les déjeûners d’été. Ma main quitte la poignée métallique de la porte d’accès de la cuisine. Je me détourne vers l’intérieur. Chauffe eau elm Leblanc, réfrigérateur, four électrique encastré entre les placards de bois bruns, trois plaques avec brûleurs Continuer la lecture#anthologie #02 | devant la porte

#anthologie #01 | Invisible

Descendre l’escalier en bois. Deux étages. Poser doucement le pied sur la marche par égard pour les voisins. Au rez-de-chaussée, ouvrir la porte donnant sur un jardin bétonné. Sur la gauche, une glycine crie sa colère, lançant de tout côté des lianes couvertes de feuilles elles-mêmes divisées en une quinzaine de folioles braillant tels des nouveau-nés. Au-dessus d’un festonnage de Continuer la lecture#anthologie #01 | Invisible

#anthologie #02 | l’été

21 juin 9h22, le rayon de soleil taperait pile dans l’oeil miroité du cheval de l’estampe de Leticia Tarrago. qui le renverrait sur la bouilloire dorée d’où il irait réchauffer le bout de la queue du chat de Pierre de Berroeta qui remuerait et déclencherait L’été l’été de Fontaine et Areski pendant qu’il se léverait d’une nuit doucement rêveuse. Eh Continuer la lecture#anthologie #02 | l’été

#anthologie #02 | Une chambre à moi

Un jour de juin, temps maussade, lumière  fumeuse du petit matin. Il pleut. J avale un café. J’ ai lu la proposition avant de me coucher. Je prends mon  samsung. Mode vidéo. J y vais . je film. J’ouvre la porte. Elle  gonfle la nuit. Le matin , elle gueule : –  Je craque … elle me dit. – Ouvre-toi , laisse-moi Continuer la lecture#anthologie #02 | Une chambre à moi