#anthologie#01 | Atomique !

9h, quelque part sur l’autoroute. Veillant à respecter les limitations de vitesse, apercevant les éoliennes en rotation ; progressivement, les contours du complexe ; bâtiments à coupoles, béton brut, cheminées, tours de refroidissement, vapeur épaisse au-dessus, pensant à ce qui bouillonne et se cache là-dessous, sachant qu’on ne produit pas que de l’électricité. Péage. Aborder la rampe d’accès, entrer au parking, découvrant Continuer la lecture#anthologie#01 | Atomique !

#anthologie #01 | portes et escaliers

Pousser la porte, entrer, descendre les escaliers, pousser d’autres portes, la troisième seulement nécessitant une clé. Poser la veste sur le porte-manteau, ouvrir le sac, sortir l’ordinateur de fonction, l’enclencher, partir chercher un café pendant qu’il démarre, proposer un croissant à la collègue assise à côté, travaillant depuis déjà longtemps, soupirant, souriant, soufflant le chaud et le froid. Traverser des Continuer la lecture#anthologie #01 | portes et escaliers

#anthologie #01 | c’est pas rien

Et vous vous êtes qui ? sur mon lit, j’habite à l’hôtel L., je ne peux pas bouger. J’ai eu une galerie, beaucoup d’argent, tout perdu par ma connerie seulement. J’avais noté rendez-vous avec vous aujourd’hui ah non c’était en avril, le 19 avril. Moi c’est G. Vous étiez dans la photographie. Hôtel L., photographie, voix d’outre-tombe, une autre vie, Continuer la lecture#anthologie #01 | c’est pas rien

#anthologie #01 | opérer

Sortir de la bouche de métro, en montant l’escalier. Longer l’arche de béton. Se retrouver devant l’entrée des artistes et du personnel. Descendre les marches. Sourire à l’hôtesse d’accueil derrière le comptoir. Badger. Comme dans le métro. Prendre l’ascenseur pour le septième. Marcher dans le couloir. Portes. La nôtre, juste avant la fin, le bureau donnant sur une sorte de Continuer la lecture#anthologie #01 | opérer

#anthologie#01#Infinitifs# D’une rue à l’autre

Deux bâtiments, deux écoles, 2018, marqueur de la fusion en une seule école de travail social. Deux bâtiments, une minute à pied les séparent. Partir, quitter le bâtiment site K en briques rouges, bâtiment classé, ancienne fac de Chimie, quitter le bureau aux fenêtres fermées couvrant le bruit du tram qui passe, passer par le bureau des deux secrétaires concentrées Continuer la lecture#anthologie#01#Infinitifs# D’une rue à l’autre

#anthologie #01 | les matins

Avant huit heures de préférence. Déboucher dans la rue F., enfin. Laisser derrière les files de voitures, les camions de livraison arrêtés n’importe où, les feux toujours rouges, parfois clignotants oranges les jours de grand bazar. Passer devant les maisons et jardins semblant résister dans ce quartier de banlieue entre les immeubles réhabilités façades bois écologiques. Au printemps croiser le Continuer la lecture#anthologie #01 | les matins

#anthologie #01 | poubelle la vie

Sacs poubelle dans l’ascenseur, croiser les techniciennes de surface achevant leur ménage, franchir le sas de sécurité, vigile toujours souriant, ignorer les collègues se détournant, embrasser celles ou ceux vous accueillant, poser ses affaires sur un coin du bureau, prendre stylo et bloc-notes, descendre un étage pour la visio-conférence, croiser le fer comme à chaque fois, les encadrants sont des Continuer la lecture#anthologie #01 | poubelle la vie

#anthologie #prologue | là pas là

Je suis assignée à résidence dans un lieu trouble qui bouge, et je ballote, et je gigote, et je barbote. J’avale l’eau du bain plein de victuailles et d’amour mais aussi de batailles à venir, et de séparations même. Du son me parvient, entre les proches gargouillis, de bruits, de voix, de musique. Haricot, j’ai un jour des membres, une Continuer la lecture#anthologie #prologue | là pas là

#anthologie #prologue | Êtres

J’ai été graine. Ou plutôt union de pistil humain projeté dans anfractuosité lunaire humaine. J’ai été gratteron. Adhérent à une paroi dans laquelle me nicher profondément et m’encorder. J’ai été alpiniste sans vertige. J’ai été fruit. Petite mûre aux cellules se démultipliant ou se spécialisant en toute mon inconscience. J’ai commencé à défiler les pelotes de nerfs. J’ai commencé à Continuer la lecture#anthologie #prologue | Êtres

#anthologie #prologue | les étranges

(début du cycle ) il est possible je veux écrire sur renaître en écriture quand la chape de plomb il est possible trembler comme des insectes c’est pas tous les jours qu’on tremble sur le fil à trembler sous les tribunes, parmi les oiseaux endormis qui ne chantent pas, ont oublié, lourds agrippés sur le fil par dessus le bruit, Continuer la lecture#anthologie #prologue | les étranges