#techniques #02 | Phrases du lac

L’étendue liquide. Interdite. Avec tout ce qui l’entoure. A la surface, les ondulations miroitent dans l’impression d’une brise renouvelant sans cesse la surface. Impossible d’en faire le tour. Trop d’ombre sur les bords éloignés, les branches des cèdres plongent dans l’eau pour y poursuivre à l’envers leur croissance. Longues marches de marbre verdi pour descendre dans le lac et rejoindre Continuer la lecture#techniques #02 | Phrases du lac

# Ateliers. Rimbaud hors la ville/

/ Vert sans uniforme, gazons, prairies fleuries, herbages pointillés de vaches blanches, céréales champs déjà hauts ; haies découpant, cisaillant de sombre, dessinant les formes d’un bocage, d’un cadastre lisible, arbres disséminés, troncs enfouis dans les haies ; clôtures de fils tressés, aux seuls pieux visibles, renforcées aux angles, planches plus claires, jambes de force. Un relief étiré, longues collines Continuer la lecture# Ateliers. Rimbaud hors la ville/

#techniques #01 I Le sentiment de la peau qui se hérisse en chair de poule

Le sentiment de la peau qui s’hérisse en chair de poule, peau qui t’échappe, qui s’échappe en grains de liberté, tendant vers d’autres espaces-temps, attraction minuscules ventouses en tête d’épingles, nées de l’inconfort aussi bien que du plaisir, suivant la peur ou la tentation, sentiment à fleur de peau, peut-être d’ailleurs affleurement de désirs d’être effleurée, lissée caressée, peau trahissant Continuer la lecture#techniques #01 I Le sentiment de la peau qui se hérisse en chair de poule

#techniques #01 | nuage d’un sentiment

Le sentiment de maintenant et de l’ici, oubliant tout de l’avant et de l’ailleurs, n’en retenant que des bribes précises et confuses se mélangeant, des bagues en poils d’éléphant surgissent brusquement dans la recherche lexicographique, se perdent dans le brouillard des concordances, le nuage des proxémies. Le sentiment des synonymes, listant de possibles résonances, faux-semblants, imposture cachant ma paresse, mon Continuer la lecture#techniques #01 | nuage d’un sentiment

#voyages #10 | Paris, Texas

1 – Paris, grandes lettres bleues posées sur montants métalliques au milieu de l’herbe rase et déserte de Dragon Park, leur graphie vaguement circassienne. Le I est porté manquant, à la place ne subsiste plus que l’étoile signant son point. L’ombre portée des lettres s’écrase en entrelacs sur le vert dont on ne reconnaît plus que l’étoile, pleine et nette. Continuer la lecture#voyages #10 | Paris, Texas

#techniques #01 | De la torréfaction des graines de courge et de l’usure des semelles

Cet après-midi vers dix-huit heures je suis réellement sur un banc dans un parc, dans mon dos les tulipes poussent sans bruit, à l’abri d’une mini-clôture en osier, je profite de la douceur de l’heure, la dix-neuvième, pour roder mon crâne dégarni aux futures ardeurs du soleil, et si à l’occasion je porte une casquette ce n’est pas pour faire Continuer la lecture#techniques #01 | De la torréfaction des graines de courge et de l’usure des semelles

Le sentiment d’ombre

Le sentiment d’ombre, l’ombre qui nous suit et l’ombre qui nous précède, celle de maintenant et celle qui respire encore après tant de jours, le sentiment de la certitude de sa présence proche et inatteignable, le sentiment de confiance ancré dans ce qui borde les jours et les corps, en un éveil continu, le sentiment de l’ombre une prémonition pesante Continuer la lectureLe sentiment d’ombre

40 jours – #40 | instructions pour que continue le carnet

Ce à quoi il faudrait se tenir pour continuer ce carnet ou un autre et plus largement, écrire au long cours  : D’abord, « ouvrir » un carnet pour le récit, les nouvelles, le recueil en cours (ou poursuivre celui-ci donc) avec l’idée d’y noter chaque jour quelque chose en lien avec le projet : une scène, une réflexion sur un personnage, Continuer la lecture40 jours – #40 | instructions pour que continue le carnet

#techniques # 01 ( bis ) | digression improvisée un matin avec départ

Elle me dit que je sens les choses (c’est Emilie ou Michèle souvent je les confonds), elle me dit « ton sentiment est toujours si juste, c’est un guide en quelque sorte : que ferions-nous sans? » J’ai répondu qu’elles me prenaient par le sentiment :  » les sentiments on doit dire, c’est un pluriel, c’est plus concret » a dit Michèle et Emilie qui Continuer la lecture#techniques # 01 ( bis ) | digression improvisée un matin avec départ