Collection de PARPAINGS

Et puis c’était comme ça ça se définissait comme ça BRUISSANT pas feutrés pas timorés hésitant comme un chat entre dehors et dedans BRUISSANT à la fois dehors et dedans pas possible de choisir mais impossible de ne pas décider BRUISSANT comme le tonnerre au loin les nouvelles qu’on ne veut pas entendre les images qui font détourner les yeux rouler les yeux à l’autre bout de la terre là-bas au loin lointain BRUISSANT comme un frigo fatigué au gaz réfrigérant fatigué usé au bout du rouleau défoncé comme frigorifié BRUISSANT comme un voile une étoffe qui étouffe comme un biscuit sec comme l’artère trop irriguée et les miettes obstruant les œsophages brisant les œufs dans un bol broc rouge brique BRUISSANT comme les conditions atmosphériques aux gaz cancérigènes stratosphériques files dans les hostos société en strates modelée sur les States BRUISSANT comme la tenture verte battant au vent empêchant vaille que vaille vague horde de chaleur de rentrer pénétrer envahir tenture verte disant zou on est déjà trop ici il faut partir pas rester là déguerpir on paye le voyage si t’es d’accord que t’as rien à faire là BRUISSANT cafard dans boîte en plastique attendant de nourrir le varan ayant des pensées de cafard des occupations de cafard des rêves cafardeux des aspirations caviardées et puis plus rien BRUISSANT patrouille locale flicaille planquée dans l’ombre au temps de la restriction budgétaire de l’austérité austère qui dit qu’on ne verra plus trop le facteur et son sac en cuir usé asphalte désertée abandonnée trahie trompée BRUISSANT comme des médicaments gélules à voie orale dans pilulier plastiqué toujours plus rempli troué rempli troué se tenant chaud avant le grand voyage œsophagé glyphosaté tout frais compris toute taxe incluse Karl Marx toi-même tu sais BRUISSANT fluide corporel peau morte creusée ridée défaite poils incarnés épis repousse pellicule morveuse salive chargée BRUISSANT pognon dans le portefeuille de moins en moins plumé synthétique végétarien impact carbone trop de crayons trop d’écrits trop de trop de trop de plastique réponse à tout BRUISSANT câble en réseau fibre optique optimale donnée mobile hardware itinérant coltan coltiné par gosses pompés chaque jour mis à jour par le système d’exploitation BRUISSANT sur la route la métamorphose pan la peste le maître du haut château les kilomètres de pages brochées BRUISSANT l’odeur du coussin quand on s’y enfonce comme si c’était le dernier geste la chose à faire le timing à respecter la case à noircir le chemin à suivre la suite logique l’histoire sans fin la vie bonne le respect d’autrui la liberté chérie la propriété c’est le vol le contrat social BRUISSANT sous les bottes toujours plus bottes toujours plus bottes toujours plus droites toujours plus bottes toujours plus bottes en brun c’est comme ça qu’elle me botte un beau brin de bottes c’est ce qui nous botte BRUISSANT comme les dossiers brûlant des affaires humaines importantes de la voiture garée au soleil et que le volant fait mal quand on y passe la main quand on s’y fait la main on s’y fait mal y a trop de bagnole y a trop de soleil BRUISSANT y a trop bien trop bien trop ici et bien bien trop là-bas au loin lointain aussi.

Et puis c’était RAFALE désespérément RAFALE rapidement RAFALE devant la banque devant le tabac devant la bagnole dedans la bagnole frappant la bagnole tanguant la bagnole RAFALE mégahertz RAFALE 3000 volts RAFALE altimètre aléatoire RAFALE industrielle armée azerty has-been RAFALE oubliée au détour d’un buisson Poilu éclaté dans un uniforme naphtaline RAFALE sublime coup de foudre magique jupe qui volette peket violette RAFALE à l’arrêt de bus en dedans l’arrêt de bus à l’art et le bus RAFALE de publicité déplacée en carton défoncé avec l’huile qui goutte par à-coup sur le linoléum RAFALE de génie implorant le maçon au pied du mur retranché découpé rejointoyé à la va-vite RAFALE de qualité française fabriquée en France fleurant bon la France fleuron tricolore fierté honneur passion franc CFA RAFALE lente voire ultra-lente qu’on voit venir de loin et de plus loin encore un effort encore un peu corps un peu rafistolé à la va comme je te pousse corps un peu ulcéré corps un rien calvitie corps un rien caverneux un rien creusé RAFALE train en marche RAFALE vélo tout terrain RAFALE mange ta main garde l’autre pour demain pleure tu pisseras moins RAFALE adrénaline atropine ayahuasca femme qui parle vite plus vite que son ombre plus vite que l’instantané plus vite que le polaroïd plus vite RAFALE virage ectoplasme virage slim virage stretch virage rêche virage en pilou RAFALE ta salive au goût amer qu’on voit pleurer le long des golfs 18 trous pas sur la liste c’est pas sur la liste c’est comme ça RAFALE claire entre chien et loup dès potron-minet ramassant de poltronnes minettes pour quelques miettes effritées par des types épuisés RAFALE rats RAFALE souris RAFALE détroits RAFALE Gibraltar naufragé perdu stressé RAFALE tensiomètre dites ha dites trente-trois dites le trois fois à bon chat bon gars RAFALE borsalino pompes bicolores ambiance noire fumée huile d’olive RAFALE rage folle professionnelle sans coup férir rage débridée rage historique hystérie collective quand le baril monte quand il descend quand il s’assèche quand il s’huile de palme quand il s’outrepasse les conventions collectives d’esclavage RAFALE visuelle écran bleuté connecté usant myéline carte de crédit protection du consommateur droits rudimentaires RAFALE résistance par écran interposé révolte point d’exclamation courroux rempli d’hashtags cœur ashes to ashes funk to funky RAFALE sonore sans larsen crocodile rock lunettes hardies boule à facéties pop RAFALE de vent perturbant les feuilles mortes de la propriété douze ares du docteur sax RAFALE visage arcade violacée de la gogo vulgos du boui-boui d’en face RAFALE pick-up six-coups six vitesses injection turbo bazar d’une buick désespérément buick rapidement buick.

Et puis c’était DÉRISOIRE des kilomètres et des kilomètres de mots hectolitres de slime grincheux et ternes chasseurs de fantôme DÉRISOIRE contrat social bafoué provocations stupides ligues des invectives stériles ne faisant en rien avancer le shmilblik DÉRISOIRE bruissement d’ailes d’un papillon en train de cuire sur le gravier de l’allée baignée dans l’ultraviolet thermostat affolé empreinte carbone plus de pluie sur Tokyo plus de pluie sur New-York théorie de l’ultra-chaos généralisé des conditions générales de vente des droits de rétractation DÉRISOIRE recherche du bon terme de ce qui sied de ce qui rend de ce qui donne bien de ce qui est bien droit bien fait bien dit bien lisse bien rangé bien comme il faut bien commun spolié détruit bousillé DÉRISOIRE vie instagramée contre-tweetée amas de stories stylistiques ultra-filtrées ultra-plates ultra-médicamenteuses DÉRISOIRE autocollant antifa sur des tronches de tract de sourires rassurants sensiblement identiques des mecs et des meufs comme tout le monde peuplant les assemblées réservées les places de parking privées les premiers arrivistes premiers servis première classe top du top fin du fin crème de la crème brûlée DÉRISOIRE ballade pop entêtante one hit wonder clôturant concerts dans des salles de moins en moins belles en moins remplies en moins ultra-top en moins pignon sur rue DÉRISOIRE retour sur désinvestissement graduel c’est fini ce temps-là maintenant je fais le minimum bonjour au revoir et merci DÉRISOIRE linoléum oublié dans un recoin de la tête qui ne vit plus qui calcule qui argumente qui pérore jusqu’à plus soif envisage ses options fera le bon choix DÉRISOIRE ours en peluche marron abandonné à son sort à la poussière doudou pourtant inséparablement indissociable jusqu’au treizième été DÉRISOIRE obsession de justice sociale qui n’a jamais été DÉRISOIRE marronnier sur fenêtre sur cour sur chassé-croisé entre juillettistes et aoûtiens DÉRISOIRE grand remplacement entre sachet en plastique et filet réutilisable que tu dois payer pour y mettre tes fruits légumés au grand magasin béni soit-il DÉRISOIRE besoin de prendre la parole s’exprimer dire démontrer de manière éloquente pour bien montrer qu’on était là oui on y était puisque je te le dis exprime démontre et que je te prends la parole de manière ultra-éloquente à cette fin DÉRISOIRE promesse pour toujours et à jamais jusqu’à la fin des fins paramount metro goldwyn mayer et tutti quanti DÉRISOIRE ours polaires sur banquise friable z’avaient qu’à prévoir z’avaient qu’à souscrire z’avaient qu’à s’en prendre à eux-mêmes z’avaient qu’à c’est tout et puis voilà.

Et puis c’était SILENCE vide SILENCE vite SILENCE vie faits bienfaits thèse antithèse prothèses en plastique composite et une myriade de pilules colorées SILENCE on tourne ça tourne ça tourne ça détourne beaucoup parfois souvent pendant que ça va secouer ça tourne et tourne encore attachez vos ceintures SILENCE sur les sourires qu’on ne filmera pas qu’on n’interviewera pas qu’on ira jusqu’à nier l’existence d’autres voies d’autres voix d’autres façon de dire l’histoire de fabriquer l’histoire dans les fabriques à histoires en plastique de dire les mots les mêmes mots les mêmes maux SILENCE gâteau bagarre pour la part de confusion entre envie et besoin de rien quand on y pense SILENCE qui n’en démord pas qui en redemande encore et encore plus toujours plus à être dans l’instant vivre l’instant avec du peps du tonus et le smile SILENCE une mouche qu’on décide sciemment d’écouter voleter produit-elle un son désagréable sensation de plénitude bouddhique déclencheur de sérotonine s’appartenir la route encore un peu SILENCE contrôler la pression des pneus l’adhérence à tout un tas de chartes et de communautés friables à la gomme qui ne vaut rien n’efface rien laisse tout comme ça quelqu’un finira par s’en occuper c’est bon laisse je te dis SILENCE de chien abandonné parce que les vacances n’attendent pas le tour opérateur l’a bien spécifié pour des raisons de sécurité il faut être là trois bonnes heures à l’avance on t’en achètera un autre si on a le temps si on est en avance sur notre propre programme essorage séchage avec ce qu’il faut d’adoucissant qui lubrifie la vie c’est important que tout nous glisse dessus facilement à tout va SILENCE ça va commencer ça va être bien depuis le temps que j’attends ça je vais tout filmer pour mettre dans la story tous les mégapixels le filtre le mode beauté le son dolby machin j’espère qu’il n’y aura pas un grand devant SILENCE ça tue SILENCE c’est lourd SILENCE c’est rare SILENCE rage enrichie par la frustration les brimades les remontrances qui forgent le caractère qui font ronger les sangs être pris pour être appris comme Rousseau l’avait abominablement dit les émois étouffés dans l’œuf de cent ans SILENCE complice coupable factice mule homme de main bras armé bouclier protection irrépressible de l’appareil d’état qui prévaut SILENCE tu vas fermer ta gueule tu vois ce que tu m’obliges à faire c’est pas de ma faute c’est la tienne c’est toi qui m’oblige à faire ça je serais pas comme ça si tu ne faisais pas tout pour m’énerver j’ai bien vu comment tu regardais ce mec SILENCE on se gausse de la montée des courbes des statistiques qui disent tout ce qu’on veut faire entendre les chiffres qu’on passe d’une colonne à l’autre d’une année à l’autre d’un rapport à l’autre d’un oubli à l’autre d’un oubli de soi-même à sa propre tombe SILENCE même son de cloche chez le voisin ouf la coupure n’est pas chez nous ouf on n’a rien fait de mal ça ne nous coûtera rien on n’est pas responsable on n’y est pour rien on peut attendre que ça revienne attendre un temps avant de se plaindre attendre rien qu’un temps parce que le temps n’attend pas le tour opérateur l’a dit spécifié annoté signalé certifié SILENCE je parle.

Et puis c’était AMPLE carrément AMPLE espace spacieux bien espacé comme il faut respirant les courbes allemandes presque carrément droites quasi-droites comme il faut AMPLE bon vieux fameux modèle allemand miraculeux tableau excel permanent réminiscence de la mine sans la poussière d’un coup de grisou qui n’en finit jamais AMPLE irradiation invisible ne poussera rien de bon ici pour au moins 2000 ans et le reste on le tapera dans la gamelle du chien on le donnera en pâture pâtée à la poule elle trouvera bien à s’occuper AMPLE spoliation fiscale levier de vitesses freins suspensions de contrat social joint de culasse pété ça va coûter un max fera tourner l’économie dans une circularité linéaire hydroponique dans le même sens toujours dans le même sens de ruissellement des larmes coulant dans le même sens de l’œil à la chaussure AMPLE théorie de la gravité dans les yeux d’une maman seule à un entretien d’embauche quand arrive la question fatidique fama fatum de la flexibilité êtes-vous AMPLE flexi-maman titulaire de flexi-enfants diriez-vous que vous vous qualifieriez de AMPLE autoroute carrefour boulevard bétonneuse trois mille tonnes d’acier de bonhomme qui en a dans le futile futal pas de ceux qui se laquent la tronche et s’imberbent le torse qui te pètent dans les doigts te claquent dans les mains te laissent choir tomber outre-mangeant leur parole AMPLE déclaration d’incompétence en costume cravate avec mimiques faciales renforcées et rétifs mouvements mandibulaires télécommandés programmés neuro-linguistiquement parlant par toute une équipe de consultants spécialistes têtes-de-nœuds surpayés parce que ces choses là sont vite passées finies foutues kapout alors on se trimbale au bureau plus vite qu’il ne faut pour le dire avec un carton pour mettre tout ce qu’il y a dans le bureau et le chèque tendu par debbie de la compta AMPLE souvenir bolchevique des bâtiments pyramides aux sols de marbre populaire aux sols débordant de gazoline aux sols se disant quasiment français aux sols camarades sifflant le rouge comme personne même sans l’argument spoutnik du décolleté plongeant quand la cigarette a réellement un goût de clope AMPLE sentiment de finitude intégrale en enlevant les lourdes godasses boueuses quand le point d’arrivée rejoint le point de départ et que tout cela se range dans une boîte d’allumettes qui prend la poussière dans un coin AMPLE retour travelling larsen grésillant devant la glace de la salle de bain quand on n’est plus que ce qu’on est aoûtat contre aoûtat toute voile dehors.

Et puis c’était CERCLÉ inénarrablement CERCLÉ casté podcasté remis à plus tard quand on aura enfin le temps de rien CERCLÉ élastique autour du papier monnaie mouillée monacale monnayée parce que la pince à tique véritable grappin à billets grappillés à grand renfort de déterminisme biologique ce genre de pince à l’air vicié pincé on n’en voit que dans les films ou sur les sites chinois pleins de babioles multicolores multi-empreinte carbone achetez maintenant payez plus tard CERCLÉ de futilités astronomiques psychologisantes en résine macro-économique en toc par paquet de cent exclus du chômage certifiés véritables surnuméraires de père en fille au pair rémunérée que dalle mettant sa vie entre parenthèses entre lentille et naphtaline les mains fripées par la javel les mains essuyant les larmes de polystyrène expansé les mains au cul les mains au ciel CERCLÉ d’étoiles automatiques désastres sponsorisés retransmis en mondovision d’horreurs publicitaires pourtant plébiscitées CERCLÉ de mots maux morts mords cette vie à pleines dents à t’en foutre plein les gencives à t’en faire péter les incisives comme elle est belle et si jolie souris que je te dis souris pour chat souris pour ça souris comme un perroquet démocratique décomptant les jours avant les prochaines érections législatives CERCLÉ de tous ces vieux empilulés qui ne veulent pas crever de tous ces jeunes ankylosés glyphosatés engloutis sous une tonne de gluten qui refusent mordicus de vivre de tous ces mots morts qui en savent trop c’est pas encore assez de jérémiades acidulées CERCLÉ par les sommes et les retranchements hallucinatoires explorations dantesques d’un quotidien d’ampleur nationale bouffant les miettes concédées se repaissant des miettes concédées bénissant la moindre miette concédée tel un tamanoir infernal CERCLÉ d’interdiction calomnieuse façon de passer le temps se baignant dans le fleuve de nos certitudes incertaines n’existant que dans les déveines béates d’un jazzman pantagruélique n’ouvrant un livre qu’à grand renfort de kit de trachéotomie déniché au rabais sur les rivages de l’amazon CERCLÉ par les miaulements sorciers du chat qui veut rentrer de sortir de rentrer le tout sans rien de tout ceci quand la lune est claire pour celui qui prend encore la peine de ne pas la regarder pour ce qu’elle est imposture mensongère crasse partout par terre CERCLÉ d’orées boisées luttant de concert pour la subsistance de la moindre goutte de rosé caféiné vendu par cubi pour optimiser rentabiliser le transport dans la quête de l’efficience efficace et omnisciente CERCLÉ de faïence fébrile et sécuritaire CERCLÉ d’indicibles soldats séniles remplis de paranoïa écœurante CERCLÉ d’idiots quadrature du cercle vitruvé luttant contre le froid s’installant insidieusement dans les ventricules vidés de tout sens giratoire interdit par grand vent CERCLÉ de douves mentales et de flow mortuaire sans couronne ni incantation ostentatoire signe de richesse rythmique d’un savoir-faire quasi-moyenâgeux traversant saisons sans son et ères sans air d’y toucher.

Et puis c’était PROGRAMMATIQUE manifestement PROGRAMMATIQUE implémenté manuellement dans chaque neurone synapse matière grise matière schnaps pourvue de son propre écosystème écologique propre green tee fer sept et pennyroyal tea PROGRAMMATIQUE mode crop circle reparti comme venu comme vu comme vaincu par les kilos poids des ans charge mentale déglinguant la plomberie vieillotte décrépie impossible à réparer cramée fondue ayant vécu des hivers en été ayant tout vu tout su tout dit des aiguilles des bottes de foin des étendues espacées de l’intérieur de la page vingt-sept du catalogue et ces portes imitation acajou qui nous définissent en tant que personne être pensant soi PROGRAMMATIQUE bouquet de fleurs cliqué sur internet livré à l’heure dans l’heure dans les temps fané dans l’instant avec un mot personnel pas écrit soi-même PROGRAMMATIQUE retour aux racines de la complexité de la recherche de la simplicité volontaire tant que cela ne demande pas de sortir de l’essentielle et quasiment constitutionnelle zone de confort résultant des hectolitres de sang versé sur les histoires racontées pour obliger à ne pas savoir dormir sans pilule PROGRAMMATIQUE délire sous-cutané cheval de troie privatisé pour plus d’autonomie et une bien meilleure gestion irraisonnée du langage à des fins de flagrante paupérisation de la pensée vindicative et révolutionnaire PROGRAMMATIQUE façon de faire l’amour à des créneaux horaires différenciés avec radar de recul électronique supersonique avec dent bleue tel un gazouillis d’oiseau limité à 280 caractères constatant derechef la fin annoncée de la pensée cartésienne consumo ergo sum dépense donc je suis dépendant de tout un tas de choses diverses et variées PROGRAMMATIQUE jet-lag permanent gobelet difficilement recyclable rigide inflexible sans compromission à la belge quand noir sera noir et blanc seulement blanc dans les conversations effacées pour laisser la place vacante à une véritable introspection al-dente PROGRAMMATIQUE entropie pentue inexpugnable avant-garde old-school commandant pénis télescopique via le bouton rouge de la télécommande durant une session crépusculaire de télé-achat téléguidé à distance par d’éminents membres de l’opus dei PROGRAMMATIQUE urbi et orbi shabbat shalom yallah PROGRAMMATIQUE fragmentation de la pangée sortie d’usine reconditionnée à aimer autrui mais cette fois à l’aimer vraiment joue droite joue gauche a la destra a la sinistra sinistrose cynique sine qua non petit pont à la ligue étoilée mer mise en veille mise à jour nocturne chant des partisans PROGRAMMATIQUE luttes intestinales vomitives laxatives joutes verbales dogmatiques hot-dogs en tigres de papier chiffonnés à la va-vite prédisant la chute du califat poétique d’occident des œuvres d’une prétendue vénérienne vénus vénale foulant le sol arguant que la lune est plate et que nul homme n’a jamais marché dessus PROGRAMMATIQUE victoire d’étape de plus que parfaite plus-value sur désinvestissement croissant des vallées et des fesses siliconées au profit d’implants biodégradés par d’immondes affreux tags graffitis témoignant d’un désœuvrement austère complet d’une jeunesse qui refuse dorénavant de s’en laisser compter conter coopter pour engraisser un PIB criminel et suicidaire.

Et puis c’était AUTOFOCUS diamétralement AUTOFOCUS objectif atteignable mesurable accessible acceptable socialement de plein droit dans les dents c’est là qu’est l’os AUTOFOCUS se concentrer soi-même s’hypnotiser avec une application couvrant les cris du bébé par des cris de pluie des cris de baleine japonaise avant harponnage des cris de cailloux qui cailloutent couvrant les inégalités flagrantes couvrant la tribu de singes que nous sommes s’enorgueillissant d’avoir maîtrisé le plastique de fort belle manière AUTOFOCUS qui te dit quoi dire te dit quoi penser te pense quoi penser te quoi te quoi dire penser panser qui te dit tout ça pour ton bien dans ton intérêt à ta place je ferais comme ça ce n’est que mon avis mon humble avis tu fais comme tu veux mais AUTOFOCUS anthropophage mystique amoureux des pierres énergétiques énergisantes hystérisantes allant au-delà de la vie sur tout chemin sur tout terrain allant caillou en poche va-t-en-guerre fleur au smartphone pin’s parlant épinglé au revers de la vestale ahurie n’acceptant rien aucune remarque ni aujourd’hui ni demain ni jamais pile poil dans la ligne d’horizon pointant cahin-caha ses propres contradictions AUTOFOCUS médiatique sur la vie trépidante du radiateur éteint faute de thune à brûler dans la machine ne servant à rien bouffant l’espace prenant la poussière radiopassive de la puissance du quotidien affronté sans dérivatif droit dans les yeux détermination contre détermination à lutter contre les mangeurs de culture déchiqueteurs de culture exterminateurs nuisibles démocratiquement identifiable AUTOFOCUS passant son existence planqué dans les backstages underground truculents mystérieux acides écumant la bave morve torve de tous les freaks possibles et inimaginables éclusant du taureau rouge qui donne des ailes en quantité industrielle zone casse-vitesse rupture d’anévrisme purulent résistant aux intempéries des contours obscurs de l’univers paraboloïde panaméricain AUTOFOCUS sur d’anciennes éditions des bottins téléphoniques à la tranche jaunie et plissée faisant de toi quelqu’un dans une masse nappe mer de quelqu’un comme si l’enfant prodigue n’avait jamais existé que quelqu’un parmi quelqu’un d’autre se reconnaissant se flairant comme des clébards nez à nez queues frémissantes océan de frémissements collection réaliste de patrons empaillés avec rapports d’activité à la main ressources humaines taries jusqu’à la corde tarées jusque dans la matière grise se déversant à grandes eaux sur le sol tanné par tous les soleils mercantiles AUTOFOCUS sur l’expert médico-légal air hagard et sans dessus dessous expliquant effectivement que les brosses à dents ne s’avalent pas bien ne se digèrent pas bien ne se marient pas bien avec le fait de respirer par la bouche ou par le nez et qu’on ne peut même pas donner le reste aux chiens japonais mieux nourris que vous et moi le cholestérol comme il faut magnifiquement dans les normes le poil soyeux aéré sain naturel en somme allant poil au vent et museau fier du panier à la gamelle au panier à la gamelle au temps des frontières barbelés et des cœurs transpercés.

Et puis c’était STÈRE royalement STÈRE mémoire de travail débordement désarticulé pantin effrayé sans cordes chaînes entraves mourant d’un trop plein de liberté soudaine STÈRE conciliabule conclave fumée amarante palais de ménélas parti en brûlot de cigarette dégageant au bas mot des centaines de substances énergisantes guillerettes STÈRE tractable ergonomique compensée compacte puissante émission de dioxyde de carbone triple distillation grande réserve affinée à l’azote liquide STÈRE gazon fraîchement coupé dans les jours ouvrables heures de bureau permanence dans le plus grand respect de toutes les lignes et tous les paragraphes du contrat social individuel paraphé à chaque page facturée douze centimes l’unité de sang d’encre STÈRE limitée dans le temps date de péremption cosmique à consommer avant le black-out de l’imposture de l’énergie verte bagnole électrique roulant des pelles scandaleuses aux panneaux photovoltaïques commutés en micro machine muette sans âme ni sensation forte porte ouverte sur nos contradictions les plus intimes à exposer sans ambages sur instagram STÈRE condensation croupie sur brin d’herbe abreuvant dernier spécimen de coccinelle allergique au soleil imperméable à toute tentative de solution homéopathique et dose de cheval de compromission à la belge STÈRE d’idiot wind récolté à grandes pelletées dans les living rooms de SUV à reconnaissance vocale surplombés de râteliers à fond la forme pour se reconnecter à la nature vivre des trucs et des machins vintage back to the roots extrêmes en conditions de survie avec batterie d’appoint STÈRE odeur de vrai authentique frais fait maison coupé main avec insectes intégrés STÈRE numérique dématérialisée punk funk caramélisée au miel full HD STÈRE nationaliste basée sur désaccords entérinés par des bourgeois en chapeaux haut-de-forme depuis longtemps détricotés par des vers amoureux de prose se fichant pas mal de savoir quoi que ce soit sur l’espace schengen et les frontières barrières barbelées mentales artificielles d’ahuris hébétés par la bière entonnant des hymnes guerriers main sur le cœur doigt sur la couture manufacturée par les rejetons rejetés du bangladesh STÈRE patriarcale teintée de mansplaining servie matin midi et soir gobée matin midi et soir dès le plus doux âge servie avec des compléments alimentaires arguant à qui mieux mieux qu’élection est la cousine directe synonyme de démocratie mâchonnée matin midi et soir par des machines à broyer tout sentiment de possibilité d’autres possibles STÈRE piétinée par du substitut de cuir végan intégral plaidant la folie passagère l’irresponsabilité crasse l’indigence humanoïde la lie civilisationnelle la détestation de soi l’allergie à soi-même STÈRE officielle qui ne tient décidément pas debout conspirationnisme de bas étage de plafond de sol de joint carrelage théorie du complot d’étançon paranoïa de linteau STÈRE de vidéos de chatons youtubeurs complètement shootés aux data rendant la vie éminemment chatoyante légère magique clinquante résolument supportable matin midi et soir.

Et puis c’était GIFLE outrageusement GIFLE dernière pour la route à répétition sur commande en veux-tu en voilà la voiture connaît le chemin avec modération retenue raison du plus faible tyrannie de l’opprimé minorité féroce féminazie indocile insoumise GIFLE fantomatique révolte échouée sur les rivages du quotidien englué dans un ressac assassin de factures et de remontrances citoyennes de tout ordre GIFLE yaourt nature psychiatrique de l’avenir appartenant à celui qui se baigne deux fois dans le même fleuve de sang et de merde pour gagner plus qu’il ne pourra jamais dépenser dans neuf vies de chat zombifié GIFLE quarantaine capitaliste technique de la terre louée et de la vie à gagner du métier sous l’ouvrage de l’anguille sous la roche de la croûte à défendre bec ongles et délation GIFLE restoroute crasseux café râpeux payé deux fois le prix fêtards défoncés cherchant des noises dans des odeurs d’essence et de passage à tabac calculé en fonction du prix du baril du panier de la ménagère plongée dans le soap-opéra sous vide savonnette filant entre les doigts se retrouvant dans l’eau salie par trente ans de randonnée d’importante rose traîne-savate GIFLE généreuse opulente n’ayant pas froid aux yeux ayant de la conversation pulpeuse aimant volontiers parler dans le micro rasoir et lénifiant d’une contre-culture nostalgique devenue norme depuis longtemps amoureuse de ses propres règles et de son illusoire portrait de dorian gray GIFLE sulfateuse sur l’imposture des méandres des secrets éventés du passé peu glorieux des colonies actualisées par des nababs malingres passant leur existence à appuyer sur la touche F5 et actionner la presse à billets de centaines de milliers de francs CFA la minute GIFLE phénix crucifié voyageurs poussière discrètement cachés sous le miteux tapis méditerranéen et sa légendaire hospitalité cœur ouvert port fermé bientôt vague souvenir bientôt mythe oublié au profit de la croissance du conglomérat du phagocytage systématique de ce qui n’a pas eu le bon ton d’être le reflet de ce que l’on croit être GIFLE à peine bétonnée déjà fissurée coefficient crash-test confondant de modernité statistique flatteuse narcisse fanée dans un océan de terreau obscurantiste et suffisant GIFLE voyage au bout de l’ennui d’un plateau télé mythomane plastifié des mains factices du meilleur pâtissier réchauffé à temps pour ne rien manquer de la démolition chronique en direct live des espoirs de pouvoir déconnecter l’espace d’un instant la calculette implantée dans nos cerveaux à mesure que de nouvelles tours mentales sont érigées sous les yeux d’un envoyé spécial un flingue pointé sur la tête hors-champ au discours cadenassé par des prompteurs atteints d’austérité de stade terminal GIFLE autorité bienveillante privation volontaire rentrée littéraire de qualité de politicien honnête.

Et puis c’était TRANSCRIPTION positivement TRANSCRIPTION pensée profonde intime définitive jardin d’éden secrètement débroussaillé grossièrement aseptisé lissé politiquement vendeur vendable vendu TRANSCRIPTION  note de service télécopie mémorable mémo magnifique émis par le service d’ingestion des ressources humaines à destination du service d’incompatibilité avec les machines à feu follet TRANSCRIPTION résilience résignée toutes taxes comprises TRANSCRIPTION hyperlien flexible javascript terreur de la page blanche citron mécanique originale d’épopée coloniale humaniste TRANSCRIPTION de la tête aux pieds de robespierre roulant à tombeau ouvert sur le linoléum dichotomique bactéricide fait de points et de traits TRANSCRIPTION homéopathique carte de fidélité gratuite le produit de la somme de tout cela c’est toi et toutes tes divisions toutes tes parcelles parallaxes tous tes compartiments compactés tes possessions obsessions obliques stratégies fumeuses fumantes fugaces fougasses TRANSCRIPTION langage espace virtuel fluorescent incandescent cramant forêts de bitcoins partant en fumée vrille sucette souple TRANSCRIPTION festival de musique électroménager encastrable faux-fuyant faux cils faux ongles vraie défonce pure transversale écume aux lèvres chaudes affaire jamais close maison douze façades superbement située faire offre mirobolante et ombragée à partir de rien que dalle nada en l’étude TRANSCRIPTION hyperbole hyper balèze excédentaire part de risotto hallucinogène moucheron drosophile d’ariane fusée cosmique à la recherche de la moindre queue de poisson pilote TRANSCRIPTION rutilante des mots de l’auteur à la mode de chez nous costume en soie main contre la joue regard pénétrant de plein fouet la pile des coups de cœur du boucher mettant la police times new roman au-dessus de tout principe de plaisir coupable TRANSCRIPTION certifiée sincère et verte de jalousie du cactus au cheveux bouclés lançant tout un tas de regards haineux au géranium aux cheveux lisses TRANSCRIPTION de la vie en pdf de la beauté en jpeg des rêves en raw power to the people TRANSCRIPTION de toutes les poules dues à esculape de tous les fleuves qui ne sont jamais les mêmes de toutes nos mythiques cavernes intérieures qu’on ferait bien d’aérer de temps en temps parce qu’on étouffe ici sous le poids de tous les zarathoustras prépayés corrompus délits d’initiés en cols blancs d’œufs TRANSCRIPTION à peine voilée transpirant sous une canicule glaciale réfrigérée jusqu’à plus soif de connaissances infinies dans la profondeur du dé à en découdre smartphone à la main TRANSCRIPTION industrielle du langage sans enluminure ni objet physique puce implantée dans les souvenirs d’artères en mauvais macadam soulevant la fonte des glaces à l’eau diabolo menthe pour un oui ou pour un non TRANSCRIPTION des traces de dentifrice à la commissure des grèves à la photo-finish désignant le vaincu magnifique édition supra limitée de la version papier de la déclaration d’impôts sur l’espoir déçu de lendemains qui déchantent.

Et puis c’était CACHE-MISÈRE indubitablement CACHE-MISÈRE dorure daurade or morue mordue par les rayons uvé ultra violets ultra violents CACHE-MISÈRE post-identité passagère première classe de première bourre ticket azur dans un horizon de tours dépassées et de béton bête CACHE-MISÈRE énorme revers de la médaille cirée à la colle d’abeille solitaire réseau multi-syllabique de pacotille CACHE-MISÈRE restes laissés pour compte juste en bord de route avec les mecs en marcel le bob molteni en plein milieu du col de l’utérus soldé CACHE-MISÈRE cabines téléphoniques rouges alignées en rang d’oignons de falaise par grand vent mauvais calcul du déficit plus à quelques milliards près ironise le porte-parole tireur d’ambulance à grande vitesse grand vé CACHE-MISÈRE électronique brouilleur d’onde vibromassant les neurones rétractiles matière grise étalée partout dans l’habitacle plastique de la toyota yaris vert pomme électrifiant le moral en berne centrale CACHE-MISÈRE atomique pare-feu nord-coréen par son père gorilla glass par sa mère dans un feu d’artifice colorisé post-partum CACHE-MISÈRE cellule-souche ventre plat escarpin dans le thorax CACHE-MISÈRE underground à l’ère de wetransfer CACHE-MISÈRE plastifieuse responsable de tous les crimes lèse-majesté contre l’humanité ébouriffée le visage bouffi par le jägermeister green-washé et les moulins à vent cinq gé CACHE-MISÈRE tempête dans un gobelet bio dégradant les relations de proximité à flux tendu CACHE-MISÈRE rougeoyant rondouillard attablé de tout son melon qui ne passe plus la porte pérorant des choses et d’autres sur les choses et les gens CACHE-MISÈRE à l’ancienne abstinente prohibition entêtante empreinte biologique poussant des mecs normaux et des femmes normales à acheter un arsenal de flingues parce que la constitution permet de devenir des traumatisés normatifs et des traumatisées normaliennes CACHE-MISÈRE contemplatif les mirettes vers les étoiles celles-là ressemblent à un sous-officier chinois sous couverture pour le mossad sous prétexte qu’on ne sait pas vraiment si eddy merckx a marché sur la lune même si les images semblent l’attester CACHE-MISÈRE thésaurisé à l’abri de l’algèbre du besoin de contact humain de temps en temps de chien mouillé CACHE-MISÈRE plagiat urticant ogives bactériennes rasant les murs de conversations rasoirs homogènes qui se ressemble se désassemblera bien vite plus vite plus vite plus le temps plus le feu plus rien plus vite plus vide CACHE-MISÈRE désopilant droit d’auteur surpeuplé d’osso bucco à la crème déconnectée un osso bucco mode avion en somme de toutes les parties trois degrés de plus que les moyennes saisonnières CACHE-MISÈRE giratoire girafe girouette gisement organique charnier cauchemardesque drainant tout le styx jusqu’à la dernière goutte de larme sur-dosée CACHE-MISÈRE coopératif faire croire à l’amour entre les peuples entre les gens entre les jambes jusqu’à ce que netflix nous sépare de gré de force contre pension alimentaire et cassettes des creedence comprenne qui pourra.

Et puis c’était CANADAIR atrocement CANADAIR art et manière forte odeur d’emploi fictive furtive vision de papillon de nuit dérivant de brique rouge en rêve bleu simulant le vert pomme pourrie CANADAIR timbre de lsd réaliste affranchi en pyjama rayé de la liste d’intervention éducative prioritaire CANADAIR retour sur investissement caverne chimique chamanique véritable saveur d’antan jadis naguère fugitif sentiment fugace d’hystérie bonne maman collectiviste CANADAIR guerre proscrite entre prose véridique et versification prosaïque photo voltage et péage de plomb dans les chaussettes CANADAIR outremangeant le tapis de tout son long avec puissance portée radar réticulé CANADAIR château douves pont-levis meurtrière viande chevaline fruit de trois accords tacites CANADAIR rouspétance cyclothymique rabougrie comme un chat surpris dans son larcin matinal défroqué CANADAIR orchestre fantaisiste contrôlé temps exercé cultivant une assez bonne image de marque une fois éloigné CANADAIR fallacieuse réplique tirage limité police sans shérif vie humaine commerciale pudibonde peau de bête corsetée CANADAIR réalisation en torchis terre cuite certifiée sans plastique moteur textuel présupposé de long en large CANADAIR authentique maladie de lyme réflexologie plantaire à la mode de chez nous us marine micrographique patenté partout chez soi grand chez les autres visitant les frigos CANADAIR idiomatique fajitas falafel avec une goutte de rosé substance platitude mécanique compagnon de paille et d’herbe refourgué au marché noir perpendiculaire CANADAIR roussi rongé riquiqui fait long feu de joie justifié gauche droite dans les gencives CANADAIR cirque rock’n’roll trou noir trou mort et enterré à qui mieux mieux avec les cendres de la radio fm magnifiquement sur l’air CANADAIR raspoutine démon démantibulé type au comptoir chemisette sale imprégnée de sueur élégante CANADAIR rouflaquettes extrémistes radicalisées pour de bon sans espoir de retour sur expérience élémentaire de sang versé pour rien CANADAIR pizza carrée bonne pâte bonhomme rutilant au court-bouillon synthétique lavable en machine lavable à la main lavable au robinet bouffé par le calcaire CANADAIR swing be-bop en solo tiret route tiret beat tiret petite souris au bout du fil dentaire saupoudré de fluor CANADAIR bouillant illisible fatwa tentative de fuite pleine de déliés veste en cuir bagnole jaune dévoreuse d’asphalte à bout de souffle court CANADAIR biscuits fourrés étoiles étoles étiolées par l’oxygène vicié d’une pièce trop peu aérée la rue se réservant la part de lion CANADAIR agressive pluie acidulée fécondation instrumentale mariage manipulé attroupement grammatical dantesque derviche tournant autour du pot aux roses CANADAIR houspillé vilain canard à la broche rejetant du gaz premium sautant les frais et délais de livraison déraisonné marche sur la tête attaque cardiaque per diem flottant sur la page du ministère de la défonce le mardi par grand vent dans les voiles comme objet de querelle déraisonnable CANADAIR jpeg difforme et perverti en trente-six heures d’enregistrement analogique aléatoire synchronisé sur les plates-formes des trains squattant l’autoroute numérique nœud gordien réfléchi par l’étoile du matin sur la tombe du service public CANADAIR sacrifié aux délires ultra vegan mise à jour corrompue du code source funiculaire soliloque gigantesque flux illisible.

Et puis c’était LIGNE réalistement LIGNE conduite bancale toujours dans les entournures encornées virage raidillon pas piqué des vers hannetons remontant le cours d’eau à toute allure vitesse berzingue vé vé prime pneus ultra lisses chatoyant fond de balle de match scratch haletant aquaplanage qui fait bondir cœur poitrine tension vergeture rate bile tête à queue de poisson pourri des mannequins crash test s’en prenant plein la tronche pour pas une thune devant travailler bien plus tard pour une retraite dont ils ne verront sans doute jamais la couleuvre LIGNE main d’œuvre de bout à l’autre de la chaine de montage production treizième mois précompte pécule casier équipement personnel d’insécurité dans les yeux terroristes du taylorisme de bazar LIGNE vraie vie longue et dure vécue vue à la télé applaudimètre audience mange cerveau remplacé par ixième déodorant deep black carbon ice twin effet wood scrub cool longue durée testé déontologiquement sur animaux d’antithèse nés des entrailles de l’imprimante trois dés LIGNE pipeline gaz noir sang sur les mains sur le cœur sur le pèze sur le portefeuille sur les varices et les lourdeurs de jambes de la ménagère qu’a bon dos beau jeu beau dire qu’elle fait ce qu’elle peut à fonctionnaire boîte vocale surtaxée répondeur automatique refus automatique déni automatique prélèvement automatique LIGNE menus de fête sans les kilos de rouge à lèvres jolie bouche objectif forme maquillage drainant il en faut très peu pour changer beaucoup de témoignage ma fille est devenue mon fils aux huiles essentielles par opération auto bronzant défi minceur pour la plage les femmes savent pourquoi sans paraben LIGNE éditoriale pleine de moules de zélande et de moutons de panurge pour une rentrée littéraire sous haute tension éolienne atomique pastille d’iode héritage soviétique à retirer gratuitement à la pharmacie la plus proche de tihange gagne un troisième œil offert par notre sponsor LIGNE épistémologique paradigme ruban de möbius diffracté conquête spatiale logico mathématique foutage de gueule méritocratique la chienlit c’est les autres aussi LIGNE parasite encostumé bactérie encravatée fossoyeur de liberté anesthésiée par des pages et des pages d’inopérants protocoles de sécurité LIGNE supprimée criblée d’austérité korsakoff prenant le pas sur les lois d’asimov encore une ingérence du kremlin une de plus d’info pour la modique somme de trois euros pour rejoindre toute une communauté piège à clics clac main dans le sac sur le fait en flagrant délire démocratique LIGNE javascript hyper text markup language youtubeuse make up écrivain sans écrire livre sans encre filet de poulet végétarien terre sans bout de terre humain sans bout d’humain LIGNE hirsute erreur regrettable enfance difficile parents absents jamais fait de bruit plus haut que l’autre toujours bonjour toujours s’il vous plaît toujours merci n’aurait jamais cru ça de lui avait l’air normal pas du tout activiste fort accent russe sortait poubelle comme tout le monde buvait sa jupiler comme il faut la drogue monsieur ou la religion et dire que ça habitait près de chez nous maria seigneur LIGNE quand on veut on peut volonté chemin des gens qui désespèrent volent un œuf volent un bœuf devant des situations pourtant si peu désespérées qui appartiennent à ceux qui se lèvent tôt et se couchent néanmoins débonnaires.

Et puis c’était COURROIE froidement COURROIE volonté signal communication hertzienne tam-tam voix de tête de l’électeur enfumé sourdine COURROIE génétique rhizome limbique vache à lait de chèvre technocrate de la mort qui tue sa race sabrant champagne tartare à bout de bras douleur lézard nubien diamant vert cartagena COURROIE révolte huilée vendue bon prix contre décapsuleur électrique soft touch démonté de série COURROIE géolocalisée ortie photovoltaïque crépuscule capitonné troqué dare-dare contre démarreur de seconde zone chez thunder automotive parts incorporated au 1026 g mansagkay street metro manila phillipines COURROIE symphonique syntaxe stupide règle résine expirant bientôt mise à jour bêta texte balancé sur le marché monde boeing air max chicorée javascript coiffée de choucroute ultra vintage COURROIE avenir de lève tôt parti trop tard tordu tétanique thé matcha maté pipe à crack dedans jadis naguère tutti frutti COURROIE frétillante envie de rien en fait ombre de l’ombre du chien de grand jacques le dimanche après la messe quand tout est ouvert et que pourtant rien ne bouge COURROIE avinée cursive courtisane pleine de déliés déraisonnable raison du plus faible jus de chaussette de la discorde renversé sur quelconque zinc à la veille du pilon littéraire annuel COURROIE d’insouciance bolchévique chevaleresque contrariant simultanément toutes les lois d’asimov COURROIE vivre ensemble désolidarisé du socle acide base COURROIE crevée en bord de route libre et rizière glacée surpeuplée de cafards d’élevage de première bourre tout dans le coffre et démarre COURROIE australe art premier de cordée codéine litanie de bribes de résonances de souvenirs mensongers de paroles silencieuses de gregory corso COURROIE insolite insolation insulaire café froid authentique origami indéchiffrable solution de choix entre l’œuf la poule et le blé transsexuel lucide fluorescent événement majeur de la proto histoire occidentale saupoudrée d’huile de palme COURROIE veloutée disponible sur toutes les formes de gulf streaming vent contrarié causant des trous immenses déculottées d’ozone sans coup férir effrité à l’arrache à l’angle mort du square jean jaurès à la havane COURROIE drame environnemental quotidien fonte des glaces au chocolat congélateur à gaz mal refermé adhérence zéro pointé du doigt de la déesse obsolescence surpgrogrammée on demand suivre les ordres ni plus ni moins obéir ni plus ni moins effet peau de pêche revivifiée hors saison à ce prix-là c’est donné et de toute façon court-circuité COURROIE insensible insistante irrépressible innombrable inouïe inaudible inhumaine en brocs instantanés d’or noir COURROIE infime sourdine sourdingue cholestérol supprimé sans sommation somatique infinie COURROIE désolée désolante déstructurée défoncée au plomb hasch vingt-quatre bayou bleu raie banc de poisson chat moustiques de macao pesant de cacahuètes au black market local COURROIE modèle dean martin signature incorrecte posture neutre sans avis retrouvée sans vie sous la moule du rocher de sisyphe parti pisser selon son avocat menti d’office trois cent soixante-cinq façon de t’entuber à sec sans crie gare au gorille avec préméditation conceptuelle.

A propos de Jérémie Tholomé

Né en 1986, Jérémie Tholomé est un poète de lutte et un travailleur social habitant à quelques encablures de Charleroi. Depuis 2016, il anime des ateliers d’écriture et participe aux scènes slam belges sous le blaze “L’Harmonica”. Il fait partie des finalistes de l’édition 2019 des Prix Paroles Urbaines. Son premier recueil, “Rouge charbon” est paru aux éditions maelstrÖm reEvolution - disponible en commande à la Librairie Wallonie-Bruxelles (http://www.librairiewb.com).

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