Roman maison #11 / Les roses d’Adrien

Au jardin du numéro 8 de l’impasse, le premier rosier planté par Adrien fut Papa Meillan, le 15 novembre 1963, sa couleur rouge sombre et surtout son parfum intense allaient lui garder un rôle de vedette souvent visitée à l’angle de la grande allée et de l’allée du puits. Le dernier rosier planté, le 13 novembre 1993, fut Louise Weiss, Continuer la lectureRoman maison #11 / Les roses d’Adrien

#LVME #12 | mots de passage

Il y eut, pour commencer, les noms inscrits à côté de chaque sonnette près de la porte d’entrée principale. Il y eut, de haut en bas imprimé sur des rectangles de papier à la dimension de la fenêtre leur étant réservée et dans une police de caractère commune (Book Antiqua), M. et Mme Victor Vincent, M. Quentin Quéméner, Mme Oriane Otavio, M. Continuer la lecture#LVME #12 | mots de passage

#LVME#10/ Disparus

Un jour elle n’est pas rentrée.  Au début il n’a prévenu personne. Ni la famille ni les amis. Il a attendu. Simplement il a patienté. Elle avait déjà disparu une fois. Elle était rentrée au bout de quelques jours. Besoin de s’aérer elle avait dit. Les derniers mois avaient été difficiles, l’appartement devenait trop petit pour eux deux, et quand Continuer la lecture#LVME#10/ Disparus

#LVME#09/ Salon double

Le salon ne désemplit jamais. Il y a ceux qui attendent cigarettes à la main adossées à la vitre, il y a ceux qui poussent la porte et attendent sur les poufs colorés qu’une place se libère, il y a ceux qui ont été prévoyants, qui ont pris rendez-vous mais qui arrivent en retard, le trafic dans le quartier à Continuer la lecture#LVME#09/ Salon double

# LVME # 12 | inventaire sur place

95 , 95 , 03 , 93 , 56, 75, 92, 85, 28, 95, 93, 95 : derniers chiffres sur les plaques d’immatriculation, lus depuis la fenêtre que vient de nettoyer la locataire du premier ; Otis le nom auquel faire appel si problème d’ascenseur, placardé à côté du miroir, censé rassurer quand la porte en accordéon se referme et Continuer la lecture# LVME # 12 | inventaire sur place

#LVME # 11 | cage aux encombrants

Trois points dans la cité : trois espèces de containers grillagés et peints en blanc avec objets entreposés à l’intérieur et débordements à l’extérieur ; dépôts laissés par ceux qui viennent d’emménager ou qui font le tri en déménageant ; choses vues comme autant d’ images en relief ; dans celui de l’allée proche, il y a les lattes éclatées Continuer la lecture#LVME # 11 | cage aux encombrants

#LVME #11/12 | il y a , il y avait, il … à compléter

il y a trois costumes dans l’armoire et l’alignement de chemises blanches identiques, du prêt à porter à étiquette brodée, mécaniquement certes, mais brodée : un cheval, made in Taïwan ; ce cheval dans le rêve de la femme du quatrième étage, de robe blanche couché dans la neige, parfois le rêve déborde comme du lait ; il y a Continuer la lecture#LVME #11/12 | il y a , il y avait, il … à compléter

#LVME #11 | la collection de Walter Walberg et autres images

L’appartement du rez-de-chaussée, là où ont vécu les Paturel pendant plus de cinquante ans, est bien trop grand pour abriter une personne seule. Sauf, bien évidemment, si cet homme ou cette femme est chargé d’un lourd fardeau de souvenirs, de douleurs ou d’autres choses encombrantes. Ce qui est précisément le cas de Walter Walberg qui a pris possession de l’appartement Continuer la lecture#LVME #11 | la collection de Walter Walberg et autres images

#LVME#11,12 Faîtes la fête

« Certes, le risque est grand de voir l’animation culturelle ne plus produire que des réincarnations de l’ancienne fête, domestiquant à son profit le résidu de la créativité collective d’antan. »J.P. Prodhomme 1982« L’animation sera-t-elle l’espace dans lequel on vend des prestations de service et formate les citoyens ou un espace de réflexion et de co-construction d’un projet de société ? »Véronique Bordes 2024 Continuer la lecture#LVME#11,12 Faîtes la fête

#LVME #12 | c’est comment qu’on freine

maison ounissi ;la droguerie chic ;j’cloue des clous sur des nuages sans échafaudage (1) ;le chapon d’aligre ;tous ces cosaques me rayent le canon ;je me dérobe je me détache sans laisser d’auréole ;maison guignard ;là j’ai pied là j’ai pas pied ;la récolte ; brancusi ;la nuit je mens ;pour cause de chaleur le roses sont à l’intérieur ;plus Continuer la lecture#LVME #12 | c’est comment qu’on freine