#anthologie #34 | Lila

Parmi les mots qui s’élevaient par moments à l’avant de la Peugeot 205, entre Gil et Lila, on aurait pu entendre cela : ton père ne voulait pas ça, tu sais, dans le fond, c’était un gars bien, il a pas cherché les embrouilles. Gil se serait tu, semblant se concentrer sur sa conduite. Comment t’expliquer tout ça, aurait-il fini Continuer la lecture#anthologie #34 | Lila

#anthologie #35 l Silence ça tourne

Elle est assise en tailleur sur le lit de la chambre d’hôtel. Elle avise le téléphone qui vibre sur le lit à côté d’elle. De mauvaise grâce elle répond. Voix off de la narratrice: C’aurait été un lit blanc au milieu de la scène du théâtre. Elle serait arrivée côté cour. Un technicien côté jardin pour faire le clap une Continuer la lecture#anthologie #35 l Silence ça tourne

                                                                                #anthologie #35 | la scierie au coin de la rue

Le premier rond-point. À droite la station d’essence. Blanche. Une route triste. Encadrée d’immeubles ouvriers. Trapus. Austères. Les façades au garde-à-vous. Usées. Mornes. Parfois certaines plus vives, le plus souvent salies, depuis la naissance des jours. Voix off Il reviendrait certaines nuits ou la toute dernière fois. Il aurait dit je veux revoir. Ensuite il aurait ajouté – pour de Continuer la lecture                                                                                #anthologie #35 | la scierie au coin de la rue

#anthologie #32 | superposition d’images

Au sortir du métro encore deux cent mètres  il pleut c’est bien ma veine en veste légère et sans parapluie je courbe les épaules les pavés luisent sous le feu des vitrines éclairées Petit bonhomme vert je passe et laisse le Monoprix derrière moi les voitures font un bruit de salive caniveau rempli d’eau pieds trempés vitrine du magasin Clarks bardé Continuer la lecture#anthologie #32 | superposition d’images

#anthologie #35 | ici le bonheur commence

en lien avec #anthologie #21 | Complément de fuite Pompes à essence, parking, panneaux publicitaires « Ici le bonheur commence », succession de voitures, plaques étrangères, campings cars, plus loin camions et encore plus loin terrains nus, herbe rare. Gosses qui courent, mère en short fluo qui appelle, Arbres maigrichons petit sentier bordé de poubelles, quelques tables en bois de pique-nique, entrée Continuer la lecture#anthologie #35 | ici le bonheur commence

#anthologie #35 | voix du corps

Forêt pentue. Une centaine de mètres en-dessous coule une rivière. L’Arbogne. Le soir. Pas encore la nuit. L’enfant est immobile devant une béance creusée dans la roche. Voix off : A-t-elle un jour quitté cet endroit ? Elle serait restée même si elle était partie. Elle serait revenue. Elle est revenue. Puis elle a disparu. Séraphine porte son corps devant elle. Son Continuer la lecture#anthologie #35 | voix du corps

#anthologie #35 | avril 1915 : Arrivée à Cannes (tentative1)

Gare de Cannes, avril 1915. Les autorités de la ville et les propriétaires des hôtels répartissent les réfugiés qui viennent d’arriver dans les établissements. Marche jusqu’à l’hôtel Beau-Séjour. Les valises suivent, transportées par des carrioles. Rues grouillantes de militaires, réfugiés et autochtones. Après quinze minutes de marche, face à eux la Méditerranée. L’hôtel est à une centaine de mètres dans Continuer la lecture#anthologie #35 | avril 1915 : Arrivée à Cannes (tentative1)

#anthologie #29 | impossible arrivée

…et toujours je l’accompagnerais au marché, toujours je marcherais à ses côtés sans pouvoir l’aider, toujours je  tremblerais de la voir tomber et toujours je l’y renverrais au marché, toujours je la laisserais emprunter ces ruelles vides, ces trottoirs cabossés… Il lui faut se hâter de rentrer. Elle a tant de choses à faire. Est-il réveillé? Elle n’a pourtant pas Continuer la lecture#anthologie #29 | impossible arrivée

#anthologie #35 | Paris – Osaka

Hotel Righa Hotel 5-3-68 Nakanoshima, Kita-Ku Osaka, 27 530-0005 Japan. Une femme traverse le grand hall de l’hôtel et surprise croise un homme qu’elle interpelle Voix off Elle l’aurait tout de suite reconnu Elle aurait tout de suite vu , il n’a pas changé malgré les années Elle se souviendrait de ses regards, à lui Par elle tant de fois Continuer la lecture#anthologie #35 | Paris – Osaka

#anthologie #10 | test miroir

Elle est âgée. Après on ne compte pas l’âge, elle est à l’âge où on ne compte plus l’âge parce qu’elle serait seule pour souffler ses bougies. Elle est âgée et essouflée et épaissie par la vie et elle porte ses courses dans des vieux sacs plastiques, courses trop lourdes pour elle, avec ses mocassins plats et ses mollets gonflés Continuer la lecture#anthologie #10 | test miroir