#anthologie #34 | de nuit trois voix et plus

Il aurait dû partir demain matin en tournant autour de la table de la salle à manger  assise pourquoi est-il parti en pleine nuit le nez sur l’écran de son téléphone  il nous a bien dit qu’il n’aimais pas conduire la nuit  Coupez ! Elle se lève cela pourrait nous inquiéter, on ne dit pas des choses pareilles Toujours tournant autour Continuer la lecture#anthologie #34 | de nuit trois voix et plus

#anthologie #23 | toujours plus bas

Tu es comme un immeuble de plusieurs étages, des caves aux greniers, je te connais à chacun de tes étages des cadavres aux souris. Je monte les grands escaliers et j’atteins tes étages nobles, là où la langue est policée, vive, virtuose, là où les relations semblent être, là où la conversation s’impose et tu es urbaine et mondaine, brillante, Continuer la lecture#anthologie #23 | toujours plus bas

#anthologie #34 | Le retour d’Etienne

Dans la cuisine, elle astiquait un cuivre qui n’en n’avait nul besoin. La pâte des oreillettes reposait. Elle savait combien Etienne était friand de ces beignets légers, du zéphir, c’est moi qui raconte que quelqu’un a dit que mes oreillettes étaient du zéphir, le vent ou le tissu, je ne sais pas. Ça m’a plu, voilà tout. Elle tendait l’oreille Continuer la lecture#anthologie #34 | Le retour d’Etienne

#anthologie # 34 | Parachutiste

en lien avec # Anthologie # 08| dans la chambre Si c’est ici la mission vous voulez que je vous réponde, quoi, on dirait une apparition je ne travaille pas à la DGSI moi le matin je me lève et je pars au travail c’est pas comme si j’intéressais les grands de ce monde, c’est l’hôpital qui se fout de Continuer la lecture#anthologie # 34 | Parachutiste

#anthologie #34 | Ici, Ailleurs

Alors comme ça elle l’a encore harcelée mais elle ne s’en rend pas compte, ce n’est pas de sa faute, quand même l’autre ne sort pas, faut bien que quelqu’un lui dise Servant le café dans la véranda, regarde l’ ébouriffement de la colline sous ce vent d’ Est!Il a plu des cordes, et ce sirocco c’est l’enfer tout est Continuer la lecture#anthologie #34 | Ici, Ailleurs

#anthologie #33 | Mi-sèches

Friches, sens, terre en friche, sens, sans culture. Parcourir, grandes enjambées d’herbes mi-sèches, pliées, foulées, collées, décolorées, envie de faux, tondre, raser, revoir le tout en vert, pelouse infinie, quel jardin, quel jardinier ? Friches, sens, ici plateau calcaire, est tourné vers, l’est, chemin facile, envahisseurs, hordes teutonnes, Huns bariolés de couleurs sur petits chevaux poilus, brandissant lances, lames, serpes emmanchées Continuer la lecture#anthologie #33 | Mi-sèches

#anthologie #29 | empêchée

… Et toujours on me retient de retourner là-bas On veut que je coupe les ponts que j’oublie les mots rugueux les gestes brusques maladroits On est comme père et mère pour moi On m’apprend à tenir une maison faire briller l’argenterie glisser des patins sous mes chaussures On me nourrit blanchit … On me retient de retourner vers eux comme Continuer la lecture#anthologie #29 | empêchée

#anthologie #34 I un jour d’anniversaire

Par ce dialogue j’ai essayé de mettre en lien deux personnages créés lors des consignes précédentes. Je tisse… enfin…j’essaie… Le jour de ses quarante ans il piétine devant la porte de son domicile ne sachant s’il veut ou non entrer. Il fait nuit. Il fait froid. Il sait qu’on l’attend pour fêter son anniversaire.* Il l’entend encore lui dire tache Continuer la lecture#anthologie #34 I un jour d’anniversaire

#anthologies #32 l Oublier Istanbul

Le mouvement des corps quand l’agent donne le signal de se diriger vers la passerelle du vapur à Eminonu. Le mouvement des corps dans les rames de métro, dans les bus, dans les taxi où il faut être au moins 8. Le mouvement de mon corps quand je prends le taxi seule. Mon corps dans la ville, dans la chaleur, Continuer la lecture#anthologies #32 l Oublier Istanbul

#anthologie #32 | elle sur le banc

Texte à couturer avec les propositions #05 / #13 / #27 / #29 / #31 Elle est assise sur son banc. Toujours le même. A l’ombre des arbres. Elle y est bien quand il fait chaud. Et puis elle aime sentir les racines sous le béton renflé et fissuré. Elle est arrivée très tôt pour profiter de la fraicheur matinale, Continuer la lecture#anthologie #32 | elle sur le banc