les mardis | #04 | Côté cour

Dans la rue, à l’ouverture d’un portail, subreptices, précieux, ils s’aperçoivent, ces carrés de verdure taillés dans la poursuite des façades. En vue plongeante depuis les fenêtres intérieures, les prolongements se rencontrent en cellules, bordées par des murs élevés. On raconte qu’à Berlin dans l’enceinte des immeubles ce ne sont pas des jardins que l’on découvre mais des parcs. En Continuer la lectureles mardis | #04 | Côté cour

les mardis | #03 | Salamane

6h55 Quelques pas, le moteur chauffe dans le noir, la fraîcheur de rosée dame les surface exposées, la main qui tient la cigarette, la jette, leurs visages. Les bras, les pieds en pilote auto démarrent. 7h Flash info et silence, pas de klaxon dans les virages. 7h10 Après le pont de Saint-Jean, le dos d’âne, amorti de vertèbres calcifiées, puis Continuer la lectureles mardis | #03 | Salamane

les mardis | #02 | Commencer petit

Porte en deux temps qui mène à la remise. La feuille de porte est ce qui se faisait de plus simple, bois sans doute composite et plaquage bois brun, une bande mole et noire a été fixée au bas de la porte, ça balaye le sol et signale chaque ouverture, chaque fermeture d’un souffle presque animal. Jointure qui modère les Continuer la lectureles mardis | #02 | Commencer petit

#écopoétique #07 | ni fourchette ni bitume

ni chambre ni élection ni fusée ni lotissement ni fuel ni hamburger ni combustible ni ketchup ni Fake news ni kangourou ni loup ni aigle ni cloporte ni fourmi ni fourrure ni rue ni courant ni débit ni conteneur ni conserves ni smartphone ni ours ni tech ni phoque ni écran plasma ni IA ni âne ni chat ni chien Continuer la lecture#écopoétique #07 | ni fourchette ni bitume

les mardis #04 | Sentiers péri-urbains

Nos pas sur les chemins changeants des paysages périphériques à la ville de Paris, aux abords de la Seine et Marne et du département du 93. Nos pas nous mènent depuis l’aube, entre forêts et sols bitumés, haies à franchir et autoroutes à traverser, à toute allure, pour ne pas se faire renverser. Nos pas tracent des empreintes, explorent des Continuer la lectureles mardis #04 | Sentiers péri-urbains

#écopoétique #07 | Sans

Sans la vaine verve à commenter les exploits, sans l’affliction factice à commenter les défaites, sans la quête superficielle des ritournelles, sans se refuser à accueillir la ritournelle dont la musique va dire bien au-delà des mots parce qu’en-deçà aussi, sans farder de couleurs jamais goûtées de prétendus personnages, sans fermer la porte à des figures nouvelles, prêtes à bousculer Continuer la lecture#écopoétique #07 | Sans

#écopoétique #06 | Enregistre-toi pluie

Ffffrrrrrrrr Enregistre-toi pluie, même si c’est le ciel qui va décider quand tu vas le déplomber.  ffFFFfffrrrrrr Non, reprends-moi pluie  ! Il me faut revenir et dire désargenter… pourtant, ça c’est plutôt la société qui décide d’habitude. Toi, tu es d’un autre ordre, non ? FfffrrrrRRRR Laisse-moi le temps, pluie, le temps de la juste nuance, laisse le soleil faire un Continuer la lecture#écopoétique #06 | Enregistre-toi pluie

les mardis #04 | Quand cesse la ville

Fuir la Sky Line de la Défense, la route est claire pourtant, deux heures de route, un ruban presque bleu se déroule droit devant, des arrêts, des pompes blanches et rouges, au km 100, des panneaux de signalisations donnent le reste de km à parcourir Enfermée depuis des mois, derrière de larges écrans Apple qui ne donnent sur rien, envie Continuer la lectureles mardis #04 | Quand cesse la ville

#écopoétique #07 | ni

Ni la tartine qui tombe toujours du mauvais côté, ni le métro qui n’arrive jamais quand on est en retard, ni les chats qui griffent les canapés tout en nous regardant d’un air innocent. Ni les chaussettes qui disparaissent dans la machine, ni les clés qu’on perd au moment où on en a le plus besoin, ni la machine à Continuer la lecture#écopoétique #07 | ni