Tentative de réunir toutes les propositions de
1/ DU MONDE
comme une réponse à
2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL
écoute l’oreille te dira mieux que l’œil l’endroit où tu as laissé tomber le monde
du monde écoute-les ces fantômes qui t’appellent
éCOUTE LE(s) MONDE(s) ENTIER(s) mourir d’être enfermé-ent À L’INTÉRIEUR DE NOùS
écoute l’immonde de l’autre, nous, dans l’écoute commune, du non-soi en soi, dans l’attente de l’apparition
comme une graine de sénéve qui entend l’appel du printemps
écoute l’été qui secoue les peuplier
écoute écoute
la lumière foudroyer la charpente de nos tendresses
le monde qui palpite depuis toi jusqu’à moi
écoute ce que tu ne veux pas entendre de ce monde
écoute ce qui ne se dit jamais à l’intérieur
le cœur du monde, c’est pas la passion qui brûle dans ses flammes
écoute de long en large tes ronflements avant d’ouvrir les yeux
le monde palpiter au rythme de la vie qui s’épuise
les vagues furieuses échapper vers l’intérieur de toi
écoute, écoute, écoute
surtout ne fais pas de bruit on marche sur la route
écoute l’impact du retour de la terre quand on marche
le poids sous nos semelles
le cri du fruit écartelé comme un bouton d’or
écoute
l’oiseau dans la nuit encore noire s’éveille le monde
écoute s’éloigner le bruit des mondes
le monde qui sans toi continuera d’aller
le monde ne va pas très bien, mais il y a de nouvelles générations
écoute le découragement du monde
écoute le monde en suspension, et viens bavarder un peu
écoute comme le monde résiste en une sorte de musique symphonique !écoute ce morceau de jazz, tandis que les images de Martine Barrat te percutent et t’émeuvent. Arles 2026
écoute les voix libres qui vibrent en nous
éccoute ce qu’il reste de bruits, après la fin du monde
écoute éccoute
la coucoudre, le scalet, le vigre, l’orcasse et moi
écoute nous t’appelons, nous t’exhortons : « Ta langue dans nos becs-bouche ».
écoute le monde qui vibre en toi plus que tu ne le crois
écoute la voix de l’enfant qui murmure encore en toi
écoute les oiseaux du jardin, ils t’apprendront la joie
écoute le vent
écoute le murmure de la dune et la rumeur des vagues pour étouffer le bruit du monde
écoute le silence, l’air qui tremble, la rivière qui se tait, la terre qui a soi
le bruissement de l’eau douce rejoignant l’eau salée
écoute chanter la terre à l’intérieur du vent
écoute le monde infini, toujours niché à l’intérieur de nous
écoute le nous
le nous appeler
le nous épeler le mot appel en son entier
écoute la pulsation depuis l’intérieur de l’alphabet
écoute l’écho du monde se déployer et s’épuiser, s’épuiser, s’épuiser
écoute la poussière se poser sur tes feuilles

Merci Nathalie pour cette écoute collective! Un monde commun est possible!!!!
J’aime beaucoup cette appropriation des consignes avec juste Ecoute.
Et plus partculièrement « »écoute chanter la terre à l’intérieur du vent »
ET merci pour le commentaire sur mon texte. Je suis touchée
Merci Nathalie, très bonne idée ! C’est beau tous ces « écoute » qui résonnent !
Merci Nathalie pour cette belle polyphonie de nous tous ensemble.
Que tu as bien entendu !
Super cette invite à un collectif de l’écoute
Quelle belle initiative, merci. Un résultat toujours surprenant quand on créé une voix collective.
Joli! positif dans l’ensemble et poétique, ça donne des forces. Merci
Magnifique Cut up Nathalie, j’aime tellement les textes collectifs !!!
Une tentative très réussie! Bravo et merci Nathalie pour cette très bonne idée. C’est un plaisir de lire, non d’entendre ce chœur!
Merci Nathalie
Belle idée de nous rassembler. C’est touchant ! Merci
Mais oui bien sûr ! Et moi qui lisais en me disant que j’avais déjà vu ces phrases quelque part…si bête de ma part mais je me pardonne et te remercie pour cette poésie collective Nathalie.