Je ne devrais pas me servir d’Instagram et ses images carrées automatiques au lieu de sortir mon appareil, l’allumer et cadrer mais c’est comme ça. Passer brutalement du hub (ah non pardon, pôle multimodal) de Massy-Palaiseau avec le gros carré frigo sur tunnel de la gare TGV et la passerelle des RER, on s’immerge dans la vallée de Chevreuse. À la gare de Bure-sur-Yvette je longe les voies en arrière jusqu’à ce bâtiment qui héberge des mathématiciens dans les arbres du coteau (ce n’est pas (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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dansants personnages de banlieue en attente d’affection
16 février 2012, par François Bon -
chien mort que vif
14 février 2012, par François BonC’était donc à l’entrée du supermarché, passage obligé poussant caddy pour ravitaillement première nécessité, affiche en double triple sur les portillons antivol on pourrait y échapper comment ? Reste à apprendre à lire. Découvrir qu’on ne sait pas lire. On ne comprend pas ce que ça veut dire : on vient là pour acheter un bout de poisson et de quoi faire la soupe de légume, du café et de quoi laver par terre, et on vous dit quoi : que chien presque mort mais pas vivant se vend. Et cher : (…)
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ceci est mon corps
12 février 2012, par François BonAutrefois j’avais ce que je trouvais, puis en 1997 chez Buro Plus j’osai la chaise de bureau, la moins chère, dans les 450 francs mais avec des roulettes et hauteur réglable etc. Pourtant ces machins-là ça me semblait vraiment antinomique avec la vie d’artiste. Puis ça s’est répandu, en tout cas je n’y pensais plus. Ces derniers temps elle devenait vraiment inconfortable. C’est surtout qu’avec ce fichu publie.net je suis des fois des journées entières matin nuit vissé à ce machin. En plus (…)
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l’armée invisible
10 février 2012, par François BonLa photo dans ma tête était magnifique. A ma gauche, sur l’autoroute, descendant vers Poitiers, l’immense plaine enneigée avec quelques arbres solitaires en découpe. Au fond, sur la gauche, le demi-disque orange du soleil émergeait de la terre. A contre-sens, entre moi et le paysage, je croisais un convoi militaire, des camions verts à camouflage kaki, et une suite de voitures blindées hérissées sur le toit d’une mitraillette. La découpe de ces véhicules, sur le fond de la plaine et du (…)
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gisant lisant
8 février 2012, par François BonJ’avais déjà fait exactement la même image, ça s’appelait le livre de pierre d’Aliénor, c’était en août 2009 juste quelques jours avant le départ pour un an de Québec. Aujourd’hui il faisait – 7 dehors, pas beaucoup plus dedans, il fallait rouler dans la neige pour arriver à Fontevraud. On va venir souvent ici avec Claude Ponti d’ici juin, aujourd’hui c’était 1ers échanges avec les enfants qui bâtiront leurs maisons à cuire, j’avais apporté une grosse pile des livres de Claude, plus iPad et (…)
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2012.02.06 | géométries fines
6 février 2012, par François BonMoi-même (et surtout depuis ma découverte de ce joyeux joujou qu’est Instagram), le premier réflexe avec la neige c’est d’aller photographier les barques sur la Loire, et non pas ce qu’il advient des géométries de la ville. Ce matin, tandis que le TGV filait au ralenti sur la Beauce blanche et gelée, fait quelques images à la volée : une caravane dans son carré de grillage au milieu du rien, un champ d’éoliennes grises comme le ciel, et puis quand même, au sortir de Saint-Pierre des Corps, (…)
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Beaubourg pour y dormir
5 février 2012, par François BonCe samedi soir, 2 heures de battement à Paris, et les rues très froides, je rentre à Beaubourg, qui ferme à 21h. Dans la mezzanine, peu de monde finalement. Un capuccino et une traduction en cours sur l’ordinateur, c’est presque un luxe que ce battement de silence dans la ville en son hiver. À ma droite, un type qui dort quand j’arrive, se réveillera une fois et me demandera l’heure, puis s’en ira, comme droit devant lui, sans bagage ni manteau. J’ai regardé ses mains : normales. Au bord, (…)
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instable
2 février 2012, par François BonEn fait, je crois qu’il m’a drôlement rendu service, mon copain [...] quand sur ce mail qui évidemment – lapsus qui signe aussi l’amitié – s’était retrouvé dans ma boîte alors qu’il n’aurait pas dû, signifiait à son correspondant que chacun savait comme j’étais instable. C’est pas un mot dont je me servais vraiment pour ce qui me concerne. Je me sens plutôt lourdingue, surtout quand ça va mal, pas bouger, calé dans le coin de mur, 5 jours s’il faut, le temps que ça passe. Mais c’est vrai que (…)
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violoncelle rouge à jambes
31 janvier 2012, par François BonEn principe je ne fais pas ça, photographier les gens dans les lieux publics (mes commentateurs préférés et assidus ne s’en privent pas, eux !). Mais je pensais à ce cours que j’allais faire, pas facile cycle atelier Sciences Po, 2ème séance, ça se gagne avec les bras – j’avais Tarkos dans mon sac. Donc ce violoncelle rouge à jambes m’a doublé et vraiment, vraiment je ne crois pas qu’il y ait eu quelqu’un devant : je l’aurais vu(e). Sur le téléphone j’ai ce petit truc très rapide, Instagram, (…)
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2012.01.28 | il faudrait que je sache l’adresse de son blog
28 janvier 2012, par François BonC’est vers chez Cabrel, celui qui chantait Quelque part sur la terre. Le couple d’agriculteurs, elle en tablier, lui avec sa casquette. Ils sont venus avec la brouette. La tâche qui les amène est précise, mais je ne suis pas assez savant pour la reconstituer. C’est peut-être lié à ce filet déroulé qui crée une trace étrange. L’autre couple, des retraités. On est sorti marcher, plutôt que rester enfermé. On n’a pas tant de but de sortie, dans le village. Au fond, l’entrepôt Suzuki, (…)