Il y a une dizaine d’années, j’ai fait quasi toutes les semaines de Tours à la fac de Poitiers, c’était une belle expérience et je suis toujours en contact avec certain.e.s des L3 rencontrés ces années-là. Puis après il y a eu Sciences-Po Paris, puis l’école d’arts Cergy, et chaque expérience s’ancre dans une durée, avant qu’on quitte le port pour une autre traversée.
Depuis bientôt 3 ans, c’est l’autoroute pour l’EHPAD, un autre vécu dense. Alors forcément je connais à peu près chaque (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
-
2019.07.17 | cul des camions sur l’A 10
17 juillet 2019, par François Bon -
autoportrait par jour | 2019.07.16
16 juillet 2019, par François Bonprécédent — suivant
Chaque soir, un autoportrait est ajouté aux précédents. Cette rubrique est uniquement accessible via le site, et non relayée sur les réseaux sociaux. Elle a commencé le 3 août 2020 dans la condition intérieure de se prolonger jusqu’à impossibilité physique avérée. Matériel utilisé (en principe) : GH5 + objectif Laowa 9mm. L’évolution du geste et du contexte de représentation sera un élément de réflexion aussi important que l’évolution du sujet même. -
2019.07.16 | câbles, lunettes, huissiers
16 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Drôle de journée, pas « travaillé » comme je le faisais en me rendant à Cergy depuis bientôt un mois, et là –– même si rien à voir — stage au pays des musiciens. Je ne m’en promets que du bonheur, je crois que je suis préparé mentalement, j’ai les Gertrude Stein dans mon sac, mais il se fait comme une rétraction, une attente.
Ça n’empêche pas de régler les trucs administratifs en retard. Avant-hier, à la Poste, je trouve une lettre recommandée : je paye toujours ma (…) -
2019.07.15 | écrire écrit écrivaillon écrivain
15 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Ce matin en dépoussiérant, lui et le Grévisse. Depuis combien de temps pas bougé de cette étagère d’en bas. Depuis 2009 j’ai le Littré directement sur mon disque dur. Et quand je travaille connecté (donc tout le temps, accès d’un seul lien à un bassin de dictionnaires, dont le TLF, le Furetière et d’autres. Qu’est-ce qu’on garde, quand on maintient sans plus y toucher le Petit Robert qui s’effondre à peine on s’en saisit ? En novembre 1977, quand je suis monté à Paris, (…) -
2019.07.13 | Saint-Pierre des Corps pays lointains
13 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Tout l’hiver, longeant mais très tôt le matin, avec du jour seulement vers la fin, ce coin de pelouse près des arrêts de bus, avec les trois bancs, la poubelle et la petite boîte à livres, l’immeuble en arrière-fond, ce sentiment de présence qui parfois vous prend dans ces manifestations immobiles et si souvent désertes du réel. Qui viendrait passer son temps là, à regarder les bus partir ?
Maintenant, j’irai beaucoup plus rarement à Saint-Pierre des Corps (la (…) -
2019.07.11 | « je n’aime que la nouveauté extrême »
11 juillet 2019, par François BonCes deux heures samedi à l’expo Berthe Morisot à Orsay. Il n’y a pas si longtemps, à Orsay (dont le patron de l’époque m’avait vendu, quittant la villa Médicis, une Mobylette qui n’a jamais voulu marcher, mais ça n’a rien à voir), on ne pouvait même pas sortir un appareil photo.
Une de mes anciennes étudiantes Cergy, l’exceptionnelle Constance Sorrel bossait là-dessus récemment : dans les lieux où il est interdit de photographier, tenir ostensiblement l’appareil objectif vers le bas, (…) -
2019.07.09 | hommage à Algernon Blackwood
9 juillet 2019, par François BonVous connaissez Les saules, cette si célèbre nouvelle d’Algernon Blackwood, que Lovecraft plaçait au plus haut ?
Deux canoëistes passent une nuit sur une île du Danube, et la végétation progressivement devient obsédante, et le thème même, pourtant impalpable, de l’horreur.
Rien de ça ici, et ce lieu figure déjà à de nombreuses reprises dans ce journal tiens, ici en 2006 : ces sables alluviaux que la Loire découvre à l’été recèlent régulièrement tessons ou objets médiévaux, voire (…) -
2019.07.08 | si tu ne sors pas
8 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Dans l’idée de bagarre avec la photo, récurrence et abstractions, l’idée de continuer ce journal même quand tu n’as rien d’autre à photographier que les quatre murs où tu es, un peu comme un vidéo d’ailleurs. Après tout, au pire ce sera un inventaire qui chaque fois devra trouver à s’affiner. -
2019.07.07 | l’arrière de ce qui est montré
7 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Jamais eu la pulsion de photographier de ce qui était conçu pour être montré. Mais déconstruire le rapport à ce qui les entoure nous renseigne en partie sur ce que déplace en nous le montré. Peut-être que les choses mêmes, dans ces lieux, ne trouvent leur accord qu’en prolongation lointaine de ce qu’elles proposent de voir. -
2019.07.05 | j’ai décidé de reprendre la photo
6 juillet 2019, par François Bonsuivant
C’est totalement bizarre et arbitraire, cela fait exactement 2 ans jour pour jour que j’avais cessé ce « journal images », pourtant tenu en continu de 2005 à 2015.
Mais cela fait 3 ans que je n’avais pas fait une seule photo, hors ce que je propulse depuis l’iPhone sur Instagram, mais c’est plutôt –- selon la phrase de Stendhal en exergue -– un « miroir promené au bord du chemin ».
Avec la pratique grandissante de la vidéo, j’avais perdu le geste, les réglages, la (…)