Je n’ai jamais aimé les puzzles, sauf dans La vie mode d’emploi de Perec, mais parce qu’il s’agit plus de théorie du puzzle. Et de la construction de sa difficulté graduée. Sur cette belle vieille place de Bruxelles que je me retrouve à traverser, les morceaux renversés d’un puzzle. Pour qu’on l’affronte, il faut être sûr qu’ils soient tous rassemblés : a priori, là, c’est impossible. On ne recomposerait que des fragments éclatés, des parcelles de réalité. J’ai pris la photo comme ça, en (…)
chronique photos et journal, par François Bon
Articles les plus récents
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puzzle
29 février 2012, par François Bon -
bricolage
27 février 2012, par François BonRien de triste comme ces accumulations d’images numériques bas de gamme que j’ai multipliées de 2005 à 2008. A la fois je suis incapable de m’y retrouver, je dois rouvrir une version d’Outlook qui ne me sert plus et chercher par date, mais on n’y voit littéralement rien. Reprise de possession des jours. Trop de choses faites à la fois, mais est-ce que j’avais le choix. Maintenant j’en fais moins. En même temps, souvenir très précis que cette fin août 2006 les copains du Centre dramatique (…)
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2012.02.25 | innocence
25 février 2012, par François BonLa fac de Poitiers a beau être une fac toute petite, le hall est une agora vivante – on dirait qu’à la cafétéria se trament plus de choses que dans nos cours (ce n’est pas vrai – la preuve par ce texte : Innocence, à partir des équilibres narratifs d’Enfance de Nathalie Sarraute). Donc il y a toujours à voir, dans le hall, des tables, des stands, des signatures, des affiches. Là, aujourd’hui, bancs en long. On les voit toujours regroupés par deux ou trois, ou au moins posés contre le mur. Je (…)
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si parfois on voit le ciel
20 février 2012, par François BonBizarre sensation, avec cette traduction toute ces dernières semaines vécue très densément, dans une sorte de défi à garder le rythme – Hemingway avance par un séquençage très précis, dans lequel les éléments sont chacun extrêmement compacts, tournant autour d’un vocabulaire resserré. Donc c’est comme si on vous la déchirait devant vous et la foutait au panier. Mais je suis pas de taille à tenir ce genre de combat, j’ai retiré ma mise en ligne et basta. Après tout, j’ai dans mon ordi des (…)
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tellement c’est triste sur la fin du film
18 février 2012, par François BonAujourd’hui pas de "petit journal", mais cette magnifique photo qui apparaît sur le site frère desordre.net.
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dansants personnages de banlieue en attente d’affection
16 février 2012, par François BonJe ne devrais pas me servir d’Instagram et ses images carrées automatiques au lieu de sortir mon appareil, l’allumer et cadrer mais c’est comme ça. Passer brutalement du hub (ah non pardon, pôle multimodal) de Massy-Palaiseau avec le gros carré frigo sur tunnel de la gare TGV et la passerelle des RER, on s’immerge dans la vallée de Chevreuse. À la gare de Bure-sur-Yvette je longe les voies en arrière jusqu’à ce bâtiment qui héberge des mathématiciens dans les arbres du coteau (ce n’est pas (…)
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chien mort que vif
14 février 2012, par François BonC’était donc à l’entrée du supermarché, passage obligé poussant caddy pour ravitaillement première nécessité, affiche en double triple sur les portillons antivol on pourrait y échapper comment ? Reste à apprendre à lire. Découvrir qu’on ne sait pas lire. On ne comprend pas ce que ça veut dire : on vient là pour acheter un bout de poisson et de quoi faire la soupe de légume, du café et de quoi laver par terre, et on vous dit quoi : que chien presque mort mais pas vivant se vend. Et cher : (…)
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ceci est mon corps
12 février 2012, par François BonAutrefois j’avais ce que je trouvais, puis en 1997 chez Buro Plus j’osai la chaise de bureau, la moins chère, dans les 450 francs mais avec des roulettes et hauteur réglable etc. Pourtant ces machins-là ça me semblait vraiment antinomique avec la vie d’artiste. Puis ça s’est répandu, en tout cas je n’y pensais plus. Ces derniers temps elle devenait vraiment inconfortable. C’est surtout qu’avec ce fichu publie.net je suis des fois des journées entières matin nuit vissé à ce machin. En plus (…)
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l’armée invisible
10 février 2012, par François BonLa photo dans ma tête était magnifique. A ma gauche, sur l’autoroute, descendant vers Poitiers, l’immense plaine enneigée avec quelques arbres solitaires en découpe. Au fond, sur la gauche, le demi-disque orange du soleil émergeait de la terre. A contre-sens, entre moi et le paysage, je croisais un convoi militaire, des camions verts à camouflage kaki, et une suite de voitures blindées hérissées sur le toit d’une mitraillette. La découpe de ces véhicules, sur le fond de la plaine et du (…)
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gisant lisant
8 février 2012, par François BonJ’avais déjà fait exactement la même image, ça s’appelait le livre de pierre d’Aliénor, c’était en août 2009 juste quelques jours avant le départ pour un an de Québec. Aujourd’hui il faisait – 7 dehors, pas beaucoup plus dedans, il fallait rouler dans la neige pour arriver à Fontevraud. On va venir souvent ici avec Claude Ponti d’ici juin, aujourd’hui c’était 1ers échanges avec les enfants qui bâtiront leurs maisons à cuire, j’avais apporté une grosse pile des livres de Claude, plus iPad et (…)