Découvert la biographie de Louis Hémon. Dans ma tête, naïvement, mais depuis les lectures d’enfance, c’était un auteur québécois. Mais pas plus qu’on ne dirait de Loti qu’il est turc ou japonais. La question alors devient : si Hémon avait été parisien et non breton, est-ce qu’on l’aurait laissé si vite se fondre dans l’image de Maria Chapdelaine devenu emblème ? Corollaire : si la guerre survenante, qui emporta Alain-Fournier et tant et tant d’autres, n’avait pas fait oublier un stupide (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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Louis Hémon, écrivain français
20 août 2009, par François Bon -
2009.08.20 | la première fois à Baie-Saint-Paul
20 août 2009, par François Bonroute de Québec à la mer, par le Nord
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ça prendra deux minutes
19 août 2009, par François Bon« Ça vous prendra deux minutes. » Cette partie de ville est un cap, dessiné en longueur, avec lignes de bus et parties habitées sur les deux voies parallèles qui vont du centre jusqu’à l’université, et en bas une autoroute qui s’y greffe régulièrement. Et près de l’autoroute ces ensembles commerciaux ou industriels en tissu continu. « Ça vous prendra deux minutes. » Donc, on part du collège vers Bureau en Gros où prendre les fournitures scolaires, et au deuxième feu (à la lumière) ça en (…)
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2009.08.18 | de si Québec est sur un fleuve ou une mer
18 août 2009, par François BonDans le changement d’échelle concernant l’espace et la ville à quoi force l’Amérique, le fleuve semble vous poser directement l’énigme. On reconnaît ce à quoi on est habitué, chez nous, au contact direct de la mer, et non pas même l’estuaire. Il paraît (dit celui qui y est né) que c’est la même chose jusqu’à Duluth, où peuvent aller les cargos qu’on aperçoit. Pour cela, que le mot océan vient jusqu’ici s’écrire ? Et étrange que la première vieille usine fumante qu’on photographie, derrière (…)
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entrer dedans autour la ville
18 août 2009, par François BonTemps à rebrousse-poil, presque : aborder une ville, mais comme en la laissant faire. Arriver avec billet d’avion sans retour, c’est marcher là en se disant qu’on reste, sans savoir pourtant, de la multiplicité des points abordés, lesquels reviendront résonants, lesquels seront des repères ou des vecteurs, ou permettront la récurrence, des lumières, des pas. Alors on laisse faire, et ce n’est pas du tout, alors, comme les précédentes villes où on a marché : on se déplace comme intérieurement (…)
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fleurs à l’arrivée
17 août 2009, par François BonPlus de Saint-Pierre des Corps : et pour cet ultime passage (au moins pour un an), sur le panneau d’affichage défile un magnifique Traffic perturbé, puis on embarque les valises dans la porte grise que je ne prends jamais et qui est bien spécifié ascenceur avec priorité aux personnes handicapées. A l’aéroport relevé un curieux Pas de retour après l’entrée au guichet de police qui permet non pas de d’entrer, mais de sortir, c’est moins grave, avant de s’embarquer dans les Petits traités de (…)
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bonjour, c’est Fuji
15 août 2009, par François BonLa ville est déserte, c’est le 15 août. Les rues sont désertes, les magasins fermés. Dans ma rue, ils sont tous en vacances, volets fermés, aucun bruit. Quand Fujimoto m’a contacté via FaceBook mercredi en me disant My name is Mitsuya and am a producer for Japanese TV. I would like to talk to you about your book on The Rolling Stones. Can you please get in touch with me ? I am based in London. I look forward to talking to you soon. Kindest Regards, j’ai répondu que bien sûr, mais désolé, je (…)
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2009.08.14 | tête de cochon
14 août 2009, par François BonRapide passage supermarché, je tombe sur cet homme déguisé en cochon, gros pyjama rose à oreilles et un faux nez en groin sur la figure, pour vendre des saucisses qu’il fait griller direct. A Cherbourg ça marche, mais ici pas trop, les gens le contournent. Il est très grand, il nous dépasse tous d’une tête avec son groin. En plus, en le regardant par derrière, le pyjama cochon à queue et oreilles est usé, pas très frais en propreté (forcément, la saucisse à griller). On rentre chez soi (…)
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buvard à conserver
12 août 2009, par François BonL’exercice du journal quotidien sur Internet impose de savoir comment on aborde les frontières : dans désordre/blog, souvent on voyait apparaître une vieille 404 Peugeot (404 c’est l’instruction page non trouvée en html) qui indiquait que le journal du jour était en ligne, mais non accessible. Ces temps-ci, je m’étais donné une autre contrainte : écrire des textes qui par principe n’étaient pas publiables en ligne. J’ai mis comme titre les impubliables. Un site peut avoir ainsi des galeries (…)
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escripre
11 août 2009, par François Bon« Tu escriras écrire et non escripre. » C’est une phrase de Ronsard. Pour publie.net, occupé à insérer une à une, sur 300 pages, une bonne centaine de notes de bas de pages, plus les italiques des citations, dans un essai de Benoît Vincent sur Pascal Quignard (moi qui ai toujours détesté les notes de bas de page), ça m’a sauté à la figure : je connaissais les Petits traités par morceaux, quelques-uns des 40, mais pas dans l’intégralité qu’ils constituent. Et j’y lisais Quignard, (…)