Chroniques # 05.
L’amour c’était autre chose pour nous. On m’a fait une piqûre au cœur sans me tuer, c’était la seule solution. On m’a donné du sang. Car hier j’ai frappé partout ce sont mes voix. J’entends des voix humiliantes, insultantes toute cette journée. La nuit je change de peau et je pense, le noir c’est la couleur de mes rêves. Je veux surtout que l’on ne parle plus de mon enfance, je ne m’en souviens plus jusqu’à l’incident de Nice. A Paris en 1987 j’ai été bien reçu. J’ai rencontré de véritables Titis. J’ai rencontré les T. ce sont de belles rencontres. Le désespoir est mort hier grâce à mes Docteurs Lyonnais. Je lis A. Artaud « Le théâtre et son double, se dénoue par la mort ou par la guérison ». VIVE LE MAOISME, VIVE LE COMMUNISME, VIVE LA COMMUNE. Mes pensées s’échappent. C’est cet horrible Covid 19. D. est en progrès. Il y a deux gars les fics les arrêtent, on me parle d’action directe. Hier, je reconnais et j’embrasse Arnaud et je vais dans un hôtel je rencontre deux femmes dans un petite pièce il y a C. et Clémence. Des livres lus, quand j’étais jeune, il y en a peu. Les 10 petits nègres, le gone du Chaâba et Bilbo le hobbit de Tolkien. Les deux livres d’Alain. Un livre sur Jean Jaurès et un dictionnaire Robert. Un jour je me suis dis je suis grand, je vais avoir de vrais livres. J’avais 12 ans et un tas de Lucky Luke et d’Astérix. J’ai tout donné à la bibliothèque d’une amicale Laïque et j’ai commencé à ranger mes livres. Comme dans la bibliothèque de mes parents. Qui comprendra que c’est à cause de ma tentative de suicide que j’écris ces mots. Qui comprendra mon suicide. Tout est là. J’ai compris la beauté des gens. Quand j’avais 11 ans j’étais dans les meilleurs élément de ma classe après il y a eu l’entrée dans l’âge d’adulte. J’ai écouté beaucoup de new-wave, de la musique triste. Au moins c’était un véritable groupe populaire et aujourd’hui Smith joue encore et a du génie. C’est très beau ce qu’il chante. Ce jour-là à Nice c’était la nuit j’ai vu mon père et je n’ai rien dis. Je n’ai pas eu le courage de l’appeler. Aujourd’hui j’avais Denis en face de moi. Il est vrai et l’on est vrai avec lui. C’est-à-dire que je parle moins. Parce qu’en psy, comment dire. Que tu sois un embrouilleur, un emmerdeur, ou bien même si tu sais te calmer, redescendre. Ce sera la même chose. Si tu vas droit au but, on va te dire « faîtes-nous confiance ». Si tu es tordu c’est que tu es lâche tu n’arriveras à rien. Sinon tu dragueras sans azimut, sans contrôle, sans arriver à trouver l’amour du fond de cet asile. « Ne confie jamais ta vie à un Docteur ». Ça c’est un vieux patient de la clinique de Laborde qui le dit dans un film de Phillibert, La moindre des choses. Si tu te tais peut-être tu auras quelques vérités. J’aime N. depuis longtemps elle est de taille moyenne et brune. Je vais mieux, mais qui peut comprendre. Le théâtre et la Métaphysique. C’est compréhensible. Je suis à la fin du livre. Retravailler le texte. Tu es là. Las. Dépité. Manque de courage. Fou c’est se sentir perdu, se perdre, n’être pas soi-même. Tu déraisonnes. Tu joues un jeux d’identité, c’est un changement d’être soi, d’identité. La folie, ce sont les traumatismes. C’est aussi faire semblant.