Je m’apprête à monter les marches d’une structure . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Je m’apprête à gravir les niveaux d’une structure en escalier qui mène à une chambre et peut-être est-ce ma chambre ou une chambre étrangère dont le lit va m’accueillir, où je prendrai un peu de repos. C’est une structure que ses concepteurs ne cessent de modifier, dont ils modulent le parcours ascensionnel, comme des cubes de constructions empilés les uns sur les autres, maintenus en équilibre, organisant marches et passerelles suspendues dans le vide, un parcours toujours réinventé, qui ne suit aucun fil logique, aux détours surprenants et inutiles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . comme des cubes de construction que manipulent des enfants, sans logique, avec une totale liberté, un parcours toujours nouveau, ne menant parfois nulle part, achevant sa progression au bord du vide, sans garde-fou, et l’on y chemine sans pouvoir s’attendre à quoi que ce soit, c’est un jeu d’enfants et malgré la fatigue, le besoin d’aller trouver le sommeil, on ne peut que suivre incessamment le tracé des cubes placés côte à côte ou manquant soudain, l’on ne cesse de bifurquer, de revenir sur ses pas, de monter péniblement plusieurs niveaux avant de devoir les redescendre, de suivre fou d’espoir de longues lignes droites qui sont autant de culs-de-sac, des cubes de construction d’un aspect lisse de plastique froid ou de contreplaqué brillant, d’une couleur de sable ou de bois clair, un jeu d’enfants irrésolus, qui ne suivent jamais une même idée suffisamment longtemps pour mener quiconque à bon port . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . (poursuivre)