A propos de Jen Hendrycks

J'écris depuis l’indignité. je traque ce qui fend, fracture, endure. Écrire comme sursaut, sédition et dire sans polir ni plier. En veille et sorésie, toujours. jenaie@hotmail.fr

#photofictions #01 | dans la tête mieux

Elle me dit il faut prendre des photos. Maman les souvenirs comptent. Je lui dis les souvenirs dans la tête. Profite l’instant plein ciel pas derrière un écran. Elle dit oui mais insiste. Elle insiste et les feux grondent déjà depuis plusieurs minutes. Elle dit maman plusieurs fois. La dernière gigote je dois veiller avec mon œil en moins à Continuer la lecture#photofictions #01 | dans la tête mieux

PLL #02 | PLEINE

PLEINE bouche interpelle les, vocifère, les morts ne t’en voudrons pas, tu ne peux pas archiver l’absence de visibilité, tu peux faciliter l’attention sur le sujet, observe PLEINE dents arrache des bouts de questions, retourne en langue et réduit l’indicible, tout se positionne franc dès lors qu’on souhaite en face l’œil vrai, PLEINE terre, roule, creuse, enfoui légitimes revendications, chants Continuer la lecturePLL #02 | PLEINE

PLL #01 | disparate

Sols d’un vieil appartement parisien en enfilade, petits carreaux égratignent, moquette moelleuse, foncée, déchaussés à l’entrée, les nus pieds foulent, les bottes pompiers gisent devant porte, le chat noir a peur, des coups pris dehors et caserne. Il s’enroule autour des pieds nus d’une petite fille pendant ses devoirs, premières lunettes. Les pieds se déguisent, les pieds premiers deuil, les Continuer la lecturePLL #01 | disparate

#40jours #40 | capitale abandon

Ne pas aller au bout mener à son terme les projets toujours pleins restent friche fragments broussaille de mots, la langue s’enroule autour du corps s’empare prisonnier de l’illégitime veine, l’impensable travail pas à la hauteur de. Les lectures s’aventurent recoins et tapent sur les doigts, tu te prends pour qui, tu vois bien, ça ne fonctionne pas et puis Continuer la lecture#40jours #40 | capitale abandon

#40jours #39 | ce qu’il reste

Une petite fille saute sur le trottoir, ses doigts glissent sur le grillage dessus la gare, elle voit partir les trains, les chaussures tremblent sous terre, le fracas de l’acier se déplace petit puis grande vitesse, le bruit, les gens, l’odeur, les pas vont et viennent. Des hommes sols comme toutes gares attendent bas, la crasse chevilles, les gobelets pièces Continuer la lecture#40jours #39 | ce qu’il reste

#40jours #double | double je

Elle s’épuise, je forte, elle affronte, je fatigue, elle joue savoir, je ne sais plus, elle rien, je tout, elle dit encore là, je peur, elle dit les autres d’abord, je grotte, elle plonge trou, je surface, elle s’étire, je bancale, elle ronde, je ligne droite, elle déteste, je aime, elle s’effondre, je reviens, elle chance, je non, elle raisonne, Continuer la lecture#40jours #double | double je

#40jours#38 / qui dit la ligne?

A l’appel d’une vie meilleure. Des hommes partent à la conquête. Ils marcheront beaucoup manqueront se noyer de petits canots ballottés flots parfois renversés des enfants dans le fond de l’océan se dissolvent.Qui se souvient des morts ?Seront fait prisonniers avant parfois esclaves sexuels aussi. Qui dit l’humain reproduit ? Il exerce sa force quand la domination dans les gènes, Continuer la lecture#40jours#38 / qui dit la ligne?

#40jours#37 / emei shan

L’arrivée a-t-elle une importance ? pas toujours dit. La reconnaissance dicte souvent la soif d’arrivée. On entreprend pour gagner. Peut-être suffit-il de décaler le regard du gain réel. Peut-être le sait-on des années après, peut-être jamais. Est-ce l’autre qui dicte l’important ? Je ne me souviens rarement de l’arrivée, je me souviens du moment et de l’avant puis je me Continuer la lecture#40jours#37 / emei shan

#40jours#36 | mortes

Elle aimait danser chanter et rire, tuée, elle aimait la vie et s’occuper des autres, tuée, elle aimait profondément ses enfants si petits encore, tuée, elle aimait marcher pleine nature dans le silence des matins peu réveillés, tuée, elle aimait la soul et les voix de femmes langoureuses apaisaient son âme, tuée, elle ne savait plus ce qu’elle aimait depuis Continuer la lecture#40jours#36 | mortes

#40jours #35 | toit tête

La nature grignotéeles espaces verts raboté grissurtout pas de mauvaises herbes les allées débarrassée en géotextileAlignée les toitures alignée les voiture alignés les hommesdroit sans mèches dépassentL’enfant sans cris pour ne pas déranger sage sans rire pour ne pas déranger sans vie pour ne pas déranger les voisins qui n’aiment pas le bruit sauf le leurSans cesse de nouveaux habitatss’étendent Continuer la lecture#40jours #35 | toit tête