# Carnets individuels | Fil Berger

# 01
Imprévu : tous les musiciens de l’album “Manafon” par David Sylvian sont issus du milieu de l’improvisation libre. (Je connais la plupart d’entre eux.) (Appris par Wikipédia tout en écoutant.) Personne ne me l’avait jamais dit.

#02
La forme de son corps ? Couleur de ses cheveux ? Noir sans doute. Le son de sa voix ? Peut-être titi parisienne. Une Bellevilloise pure. Se rappeler si peu. Le prénom de son copain ? Numéro de la rue Rebéval ? À peu près seulement un nom : Paquita. Et une des plus belles balades dans le quartier. Jeunesse.

#03
À peine belle. Alanguie au milieu du soir qui s’étire.Très belle un instant. Montrant ses lisières au hasard. Une passante presque immobile. À portée immédiate. Se refermer. Définitive perdue. Avant même de concevoir le premier geste d’approche. Intense proximité évanouie. Pas le moins du monde esquissée. Occasion non déclarée. Quasiment tout irrésolu dans le rien infini. Restera belle à jamais. 

#04
2 h 08. De nombreux immigrants hispanophones habitent la rue du Four on ne peut pas s’expliquer pourquoi et comment ils sont arrivés si nombreux si soudainement.

#05
La voûte jaunâtre inspirée du crépi des maisons puis perce un grand rayon qui ne dure pas cieux d’ocres clairs atténués. Soleil intermittent juste derrière la bouloche des nuages. Temps jaune ciel compact colle des écharpes aux monts environnants. Plus rien ne se troue pour le moment le vent n’est pas d’altitude. Ça va aller vers le gris au fil des heures. Un jeu de masses en lutte lente mène aux précipitations quand le soleil sera éclipsé pour de bon. Ailleurs pas loin il peut faire beau dans ce cloître de montagnes. Toujours une trouée dans le cirque qui déplace un fragment de bleu. Étrange pays.

#06
Personne d’autre que moi n’aurait remarqué que la très grande araignée noire se tenait tapie dans l’interstice de la goulotte électrique vide à l’angle du plafond et de l’imposte de la porte. On distinguait à peine ses pattes repliées. Une excroissance foncée prête à se déplacer une fois la lumière éteinte. Personne d’autre que moi n’aurait vu la bête si bien dissimulée. Je dois avoir un sens spécial pour les repérer à tout coup. Mes poils sont hérissés et j’ai une suée froide. Personne d’autre que moi n’a voulu explorer les plus secrets recoins de la chambre et voilà le résultat. L’araignée est là qui n’attend plus que mon plongeon dans l’effroyable trou du sommeil sans repos pour se déplacer sur moi et pour mordre ma peau.

#07
| avec un chignon à la va-vite ses boucles s’entrelacent en fouillis sous la casquette un visage long de par ici hippie un peu | face de lune noire grandes mains autour de ses yeux agitées parle trop vite sourire souvent petits cris | juste un signe avec les yeux avec l’inclinaison de la tête salutations microscopiques éloquentes de voisinage mal assuré | 

#08
Jean Jaurès Olivier Bernerie Georges Clémenceau Mark E Smith Johnny Hallyday Héloïse Guedj-Cohen Hervé Rateau Jimmy Page Robert Plant Alain Chareyre-Méjan Alain Damasio Dersou Ouzala Mauritius Jean-Marc Palleix Mohammed Kouyaté Cecilia Buffereau  Ana-Louka Voarick Charles de Gaulle Bérangère Dimanche Rodolphe Burger Valère Novarina 

#09
Ne pas s’attarder sur le flux d’argent qui sort. Retard systématique de la pensée. Repousser et garder de côté. Monter sur ses grands chevaux à la profération de la première plainte. Faire comme si c’était négligeable comme si on s’en foutait. Préférer passer outre. Ne pas plus s’attarder sur le flux d’argent qui entre. Jamais assez pour combler. Ça suffit. Parler d’autres choses. Aujourd’hui il fait passablement beau. 

#10
Pendant que je visionne une série, la plupart du temps je mange et ça n’est pas vrai pour un film. Pendant que j’écoute de la musique au casque, je ne consulte pas les réseaux sociaux. Pendant que je somnole comme un chat dans un fauteuil, je ne suis pas en train de marcher dans la nature. Pendant que les heures s’écoulent, je me souviens à chaque instant que je dilapide mon temps de vie. Pendant que j’attache mes cheveux, opération trop longue, j’ai l’impression de mourir un peu. Pendant que je regarde les camions de foin ou de bois passer, j’attends la neige. Pendant que je reste muet, la peur s’installe chez mon interlocuteur. Pendant que les gens arpentent les villes en tous sens, je vrille à toute vitesse immobile dans un trou noir de campagne absolue. 

#11
Le frère d’un ami, jeune homme poète. Beau et timide et doux. M’indique la direction René Char. Je lis. Follement. Découverte parallèle de Philippe Jaccottet. Fin des années 1970. Sous ces auspices naissent mes tout premiers textes. Rares. Depuis longtemps enfouis dans la fin de l’enfance. Quelque temps après apparaîtront les décidément plus radicaux poètes de la revue Doc(k)s. Et aussi, au passage, L’Internationale Hallucinex. C’est décidé : je lis et j’écris. 

#12
Il y a une trame de discours et d’images qui s’étale en préexistant au texte. Grisaille poétique en variation continue. Substrat d’associations toujours même différant. Il y a un dessous presque uni qui vibre et anime les mots le recouvrant. Fabriqué à partir de fragments de phrases lues mais plus souvent happées, entendues. Construit-déconstruit mêlant figures d’objets et de personnes déjà passées. Il y a les dessous, collage serré de sous-textes baroques qui incite à l’acte d’écriture. À placer chaque mot en fonction du suivant et du précédent par dessus les réminiscences pâles mais tendues. À recouvrir ce collage patiemment de touches prenant leurs formes en facettes et leur tonalité sobre définitives. 

#13
Figure de la peur. Le vertical inhabitable. Phobie incarnée incorporée. Les danseurs tombent un par un. Lentement lentement. 

#14
Cannabis sativa indica. Et, filant ce bref laps de temps qui me dévore et me creuse, je grandis sans un mouvement dans une manière d’immobilité rapide, fulgurante. 

#15
Tu as vu pour organiser le lave-pont on verra bien j’ai pas encore passé t’avais rendez-vous avec Émeline je m’en suis doutée elle a appelé comment on va faire pour manger tu prends tes médicaments avant ou après faudra enlever tous ces tissus je vais décongeler du pain l’armoire est toujours pleine t’as fermé la voiture tout à l’heure je reprends un grand café avant de m’y remettre c’est tout le temps comme ça avec tes simagrées ça va être l’occasion et tu as remarqué que les aiguilles tournent c’est sec comme un coup de trique pas trop si vite ce soir sans feu on en mettra partout allez j’essaie là-haut tu es d’accord écoute ta musique il est midi moins cher que la dernière fois à qui il écrit pour quelle raison je parle pas t’as eu mal aux cervicales il y avait une semaine pour ça aussi les chaussures aux pieds demain matin 

#16
Enveloppe déchirée à l’emmanchure. Plusieurs couches tissu et molleton. Modèle la cage thoracique. Se couvrir pas s’habiller. Image consistante dure. Forme rock n’ roll. Cicatrices. Houppelande bariolée flotte dans l’air capuche sens du vent. Cordons pendentifs à la traîne. Pas s’habiller se couvrir. Image consistante fluide. Étui trop large en haut trop étroit en bas. Coupe foirée pour corps foiré. Flotte et serre. S’habiller comme on peut. Ou se couvrir. Image consistante ambivalente. Forme paysanne. 

#17
Recenser toutes les friches artistiques des quartiers pauvres et des lieux encore à peu près vagues. Organiser en groupe une action commando une nuit. Peindre à la grosse brosse dégoulinante sur leurs murs décrépits des slogans comme “L’art est mort” “Vive l’autonomie” ou “L’artiste précède le flic”. On ne se privera pas de casser quelques vitres afin de préparer la mise à bas définitive de ces foyers de répugnante récupération culturelle d’État. 

#18
“Écrit sur ma porte : J’habite ma propre maison, n’ai jamais imité personne et me suis moqué de tout maître qui ne s’est pas moqué de lui-même.”
Cherché dans les toilettes. Sur l’étagère derrière la cuvette. Facile à trouver dans le désordre des œuvres complètes en format de poche. Marques-pages avec PQ. Exergue du recueil d’aphorismes. Typo un peu baveuse tirant sur le gras. Exemplaire datant des années 1970. Usé. 

#19
Midi trente-cinq. La voiture de la Poste. Elle se précipite. C’est le facteur. Saisit l’enveloppe affranchie sur le coin du buffet. Sort. Attrape la camionnette. Salue rapide. Demande de lui prendre sa lettre. Remercie. Deux mots sur le temps. Salue plus calme. Rentre satisfaite. Midi trente-sept.

#20
Pas de lettre. Juste un petit colis. La fourgonnette stoppe. Le facteur descend. Place le paquet. Ferme la boîte. Remonte vite en voiture. Une femme sort. A le temps de l’accoster. Veut lui faire affranchir son enveloppe. Refus poli. Pas d’argent dans la camionnette. Pas de transaction possible. Il redémarre. Sec. Elle rentre. Dépitée.

#21
Froid. Ne pas arriver à réchauffer. Glacial dans la cuisine. Automne noir. Perdre patience. Préchauffer le four. Préchauffer le réel. Vingt-cinq minutes. Cuisson. Entrouvrir. Bouffées de chaleur. Coller à la vitre. Faire les cent pas. Se frotter les bras. Couper. Sortir le plat. Laisser la porte du four ouverte. Un bon moment. Finir par gagner un degré. Au thermomètre du réel. Provisoirement. 

#22
Rauque la ville. Livre lu relu aimé et offert plusieurs fois. À l’époque. Mille neuf cent quatre-vingt. Fenêtre avec carton de livres. Aujourd’hui. Dans la rue. Quarante ans après. Fouiller. Chance : Suicide mode d’emploi. Introuvable trouvé. Revenir déposer mes deux derniers exemplaires de Rauque la ville dans ce carton providentiel. Une partie de moi. Remerciement. Échange anonyme et public. Dernier geste de transmission. Séparation définitive mais reconnaissante. Suicide mode d’emploi vaut bien le sacrifice de mes deux Rauque la ville. Qui seront pris. Qui de nouveau seront lus. Maintenant, dépossédé, je possède les modes d’emploi du suicide. 

#23
Pour ne pas tomber. Savoir quinze. S’élancer vers le bas. Savoir rituel. Dans le noir. Un deux trois quatre. Les quatre suivantes dans le flou. Ça tourne à huit. Ne pas tomber. Plus que cinq avant treize. Savoir treize. Neuf dix onze douze. Horrible craquement. Quelque chose se casse un peu plus chaque fois. Encore deux avant quinze. Avant le sol. Jamais sûr. Quatorze. Quinze. Pas chassé. Plus de marches. Rester debout. Lumière pâle. Pour un nouveau jour. 

#24
Il n’y a pas de temps perdu. Il n’y a que des clochards. Tissus du soi alourdis par la crasse. Non-être long. Grattage suspendu au-delà de l’agacement. Tantôt cinq heures tantôt six et sept. La musique insipide se déverse trop lente. Pesanteur des entrailles. Tension prolongée de basse intensité. Crâne farci de stridences faibles. Se maintenir là. Dans la succession calmement résignée des minutes sans goût. Patience rivetée aux os. Il n’y a que des clochards. Hébétude pleine du mauvais brouet de l’ennui. Il n’y a pas de temps perdu. 

#25
— devenir — empêtré dans la chair — monter un volume — ne plus s’entendre se développer — pousser — sans un mouvement — dans la circulation sanguine — le cœur pour un empêchement — bloqué omniprésent — passer outre — sans pesée — ventre et jambes inertes — continuer à manger lourdement — ne pas saisir les rapprochements de la fin — de la maigreur de la finesse de la légèreté — organes enfouis jusqu’à dissolution — un œuf d’intensités — chaleur et vitesses parcourant la peau — devenir sans cesse — prolifération mort retour des cellules — demeurer — viande abondante laissée là — à frémir à trembloter — lucidité étouffée — perpétrer le souffle court de l’existence grasse — s’endormir enfin — variation continue du devenir —

#26
Dégivrer les vitres. Opacité. Soleil nimbé. Pellicule. Mettre le masque. La rue dans un voile. Buée. Froid. Matin. Vapeur. Corps figures choses et paysages sans netteté. Perdre de la vision. Respirer par la bouche. Tenter de faire circuler l’air. Désembuage. Retrouver le grand clair. Reperdre presque tout l’instant d’après. Exhaler. Verres. Nuées. Gouttelettes diffraction. Passer un mouchoir. Le flou à ne pas garder. Choses distinctes de nouveau dans la chaleur d’une pièce. Peu à peu effilocher le trouble.

#27
L’homme qui fait bonne figure. Tout juste. Tout aimable devant. Juste un petit instant en avance. De moi. Renfrogné. Resté là. Épiant ses duplicités. Lui tant sourire. Mine décontractée. Avenant au possible. Et mon aigreur. Derrière lui. Qui se cabre violemment. Me renverse sur moi-même. Le laisser développer toute sa bienséance. Sous mes yeux rouges. Honte et colère. L’homme qui ne me prête aucune attention. Moi devinant son petit jeu malhonnête. Lui tellement à l’aise. Tellement comme j’aurais pu me comporter. Moi dans une autre vie. Parallèlement.

#28
juste ça être en terrain hostile ne pas aimer pas de chez moi lui irrémédiable étranger le dire depuis le début comment aimer ce qui découle de lui il l’a cramée avec ses vues sur la vie non pas d’effort surtout pas d’effort jamais c’est bien fait si ça marche pas lui m’insupporte ne rien pouvoir contre pas en sécurité lui pas sur mes brisées à domicile trois-zéro ne plus jouer au plus malin ne pas abandonner lui m’épuise ne pas aimer depuis le début jamais pu ne pas pouvoir même essayer rien de lui tout est étranger en sortir jamais ne pas pouvoir l’aimer lui ni tout ce qui découle de lui ne pas y arriver non pas d’effort jamais 

#29
Il aurait été plus judicieux de s’abstenir. Il aurait fallu te taire. Ou accepter simplement. Pourquoi risquer que ça leur revienne aux oreilles par la bande. Il a fallu que ça soit dit quand même. Et comment. Avec tant de haine. De rancœur. Tous ces cris. Cette diatribe. Ça a été rapporté. Dès le lendemain. Bouche prompte. Oreilles complaisantes. Maintenant ils font encore plus la gueule que d’habitude. Et toi qui fais semblant de te demander pourquoi. 

#30
L’appartement de la maison d’en face n’est pas éclairé ce matin. Comme si personne n’était encore réveillé. Comme s’il était vide. Un nouveau jour va se lever et suivre son cours. Rien d’étonnant ni d’anormal. Il ne reste plus de trace de la violence que Mohammed a fait subir à Héloïse. Hier. Coups et blessures. Porte d’entrée claquée béante. Appels au secours. Gendarmerie. Plus rien. Juste un calme lourd.

#31
Et tous ces inconnus qui ne baissent pas encore les bras. Tordus par la peur de plonger. La révolte des chairs. Et tous ces cris rentrés dans un pauvre discours étique. Le minimum. Voyage haché. Tumulte muet. Même pas d’autre rive à gagner. Changer de désert. Et tous ces refus refusés. Permanence de l’accord soumis. Brutalité qui s’étire sans horizon. Hordes de corps malades. Diminués. Et tous ces inconnus à la limite de vivre. Et tous ces chemins où errer. Et tous ces camps où échouer. 

#32
La chapelle de Saint-Paul. Enfance. Au-dessus du large lit. Durance. Le pont de Mirabeau. Descendre accompagné la volée de marches abîmées. Jusqu’à la rivière. Ramasser des galets. Les faire reluire dans un filet d’eau froide. Ses mains autour de la pierre. Se retourner à peine surpris. L’éclat-murmure de sa voix ancienne. Encore un galet. Souffler un reste de cendres. Écouter.

#33
Le décider. Mettre le casque. Le décider. Mais par l’habitude. Arrangements du câble. Le décider. Sans décision autoritaire. S’asseoir et jambes surélevées. Le décider. Automatisme régulier. Étaler la couverture. Le décider. Tous les jours. Laisser la tête dehors. Le décider. Sans y penser vraiment. Lancer la musique. Le décider. Par exercice coutumier. Laisser les sons prendre toute la place. Le décider. Pendant un long moment. Plus de traces des pensées parasites. Le décider. Souplement. Permettre au vide de s’installer. Habité. 

#34

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A propos de Fil Berger

Fil Berger, je, donc, compose les textes qu’il écrit avec des artefacts sonores et graphiques et ses pièces musicales avec des artefacts d’écriture et graphiques. Le tout cherche, donc, une manière d’alchimie modeste située entre ces disciplines. Il a publié des livres d’artiste avec le plasticien Joël Leick chez Æncrages et Dumerchez. Quelques revues comme Paysages écrits, Traction Brabant ont retenu des textes. Il a travaillé et composé des pièces musicales documentées sur CD. Il a partagé pendant plus de vingt ans des moments de création avec des chorégraphes, des plasticiens, des auteurs, des improvisateurs et des compositeurs. Il a animé des ateliers d’écriture et de partitions graphiques avec des personnes de toutes sortes. Fil Berger, je, donc, est un improvisateur qui compose et performe en forgeant ses propres outils, ses champs lexicaux, ses instruments, sa présence au monde en les mettant sans cesse en variation continue. Son travail est la recherche de convergences multiples entre... l’idée et la pratique du « baroque » et... la pratique et l’idée de l’insurrection « œuvrière » autonome.

57 commentaires à propos de “# Carnets individuels | Fil Berger”

    • Bonjour Xavier
      En effet, du pur bon goût permanent !!
      Je viens de me faire sa discographie complète en trois jours, y compris ses longues pièces arty pour diverses expositions-installations.
      Quelle belle classe !

  1. À propos du #10
    Personnellement ce n’est pas lorsque je m’attache les cheveux mais lorsque je me brosse les dents que je ressens ou pense le plus ma finitude. En quoi ces besoins du corps nous revoient-ils si fort ou si souvent à notre mort ? est-ce du au miroir face à nous ?

    • Bonsoir Françoise
      Merci beaucoup pour ton passage par mon carnet !
      Oui, ça va au rythme d’une courte note quotidienne. Je n’en rajoute pas car cette fréquence me va comme ça pour le moment.
      Je vais me mettre à jour d’ici peu.
      Je n’ai presque pas lu les carnets individuels vu la somme phénoménale de lecture par jour !
      Il faut que je me rattrape…
      Encore merci !

  2. Je découvre avec bonheur ton carnet. L’araignée noire ( l’acuité de la phobie) Les textes enfouis dans la fin de l’enfance (que nous ne lirons pas) …la neige que tu attends . Et cette grisaille en variation continue…

    • Coucou Cat
      Jean-Pierre Ceton est un franc-tireur, me semble-t-il. À ma connaissance il n’a écrit que Rauque la ville (adoubé par Duras). J’ai vu un film de lui à l’époque.
      Le livre est très daté mais je l’aime !

  3. Te retrouver autour de tes #23 24 et 26…
    tu parles de “tomber” et de “casse”, ça me parle
    et puis beaucoup de tension dans tes lignes ces derniers temps qui semble un peu se relâcher dans cette 26 dernière en ligne pour le moment… ça respire mieux, ça s’ouvre
    j’espère que ça va… t’embrasse cher Fil

    • Bonsoir chère Françoise
      Merci mille fois pour ta lecture et pour ton message !
      Dans l’ensemble ça va. Ce sont les propositions de François qui m’ont entraîné dans de drôles de directions.
      Rien de grave, juste du travail.
      Encore un grand merci pour ta gentillesse !
      Je t’embrasse !

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