#40 jours #03 – adolphe thiers

des pierres blanches une banque d’affaires une moto de luxe un lycée impérial une maison de notable une maison abandonnée avec deux numéros une gare et le slogan : à la rentrée on recommence à zéro une académie des urgences sur briques une galerie d’art contemporain un foyer un entrepôt un mur rose des draps et couettes emmêlés un studio Continuer la lecture#40 jours #03 – adolphe thiers

#40 jours #04 | Sans issue

Petites tomettes ocres hexagonales, fissures, branlantes, traces sombres de la flamme au bord de la terre cuite, craquements, marches patinées, tomettes encore, béton noir d’usure, gadoue, empreintes du bétail, flaques de boue et de grisaille, glissade/dérapage, tapis de feuilles mortes, humus d’hiver, berges sable/graviers, eau noire, eau froide, vase, reflet, vide.

#40 jours #03 | Blaise Cendrars

1 – Atelier du chat gris, 9 rue Blaise Cendrars, Châtellerault C’est la fin de la ville, le dernier bâtiment s’est déjà éloigné de la rue dont le nom est écrit sur un petit panneau au ras du sol, le mur étant trop loin pour permettre la lecture. Trop vieux aussi, le mur, enduit ocre-beige qui s’effrite, deux ouvertures qui Continuer la lecture#40 jours #03 | Blaise Cendrars

#40jours #02 |L’inventaire du théâtre de papier est terminé!

La tête penchée et le front large, le rideau d’étoffe lourde et moirée que soulève un courant d’air impossible, la nappe multicolore aux motifs orientaux et géométriques, la fenêtre, la coupelle renversée et les fruits épars, la chaise de cuir brun et les clous dorés, les cheveux d’or tressés en un chignon léger, la mèche qui s’échappe, ondule et coule Continuer la lecture#40jours #02 |L’inventaire du théâtre de papier est terminé!

#40jours #04 | départementale 54

Suis lent. Vais vous la faire courte. Sans énonciateur sujet. Pas toujours excitante la vie glissée à ras du sol. Eviter les routes d’abord.Dangereux, râpeux l’enrobé. Trop chaud en été. Noir, sale, puant. Pas toujours le choix. Faut bien traverser parfois. Toujours des éclats de rochers sur ma D 54. Cailloux tranchants amiantifères. Des veines vertes. Des traces de sangliers. Continuer la lecture#40jours #04 | départementale 54

#40jours #03 | trois fois Saint-Exupéry

1 Ecole maternelle Saint-Exupéry / Pantin Tout semble paisible le long du canal de l’Ourcq à Pantin. On y aperçoit des marcheurs, un coureur, un cycliste aussi. Circulation douce à l’honneur ici. On peut même s’ arrêter pour prendre le temps de vivre. Des chaises mettaliques vous y invitent. Des installations sportives attendent les bras plus ou moins musclés des Continuer la lecture#40jours #03 | trois fois Saint-Exupéry

#40jours #02 | intérieurs sans personnages

Rue Saint Genès, 21h. Alignement d’échoppes. Une grande pièce s’allume de rouge, les murs sont rouges, les tentures sont rouges. On est parcouru d’un frisson devant l’image d’une telle décharge chromatique. Des rideaux sont tirés dans une maison un peu plus loin, ils glissent lentement sur le rail et s’agitent encore quelques instants dans un frou frou de velours. D’une Continuer la lecture#40jours #02 | intérieurs sans personnages

#40jours #03 | trois fois faulkner

THAIS – LA SALVETAT-SAINT-GILLES – MONTIGNY-LE-BRETONNEUX Vardaman. Trois pans de mur en décoché des murs en escaliers. très près, pas de recul pour regarder. Le nez dans le crépi. Trois fois du lierre sur la maison, lierre qui s’étale, calme sur le premier plan, lierre touffue sorti comme d’une aisselle de la pierre, petit buisson de lierre bas, au sol. Continuer la lecture#40jours #03 | trois fois faulkner

#40jours #01 | revoir Paris

La carrière est à quatre mètres cinquante de la surface. L’eau claire stagne. La galerie ouvre sur une salle plus grande. Le grand réseau sud court sous les cinquième, sixième, quatorzième et quinzième arrondissements  L’entrée est à l’extrémité d’un tunnel condamné. Les rails sont bruns et verts. Les mulots courent entre les rails. Le pont surplombe la voie. Service direct Continuer la lecture#40jours #01 | revoir Paris

#40jours #04 | sols glissants La promenade

Sa promenade, elle y tenait. Pas très longue, toujours délicate, trottoir bosselé par les racines du grand arbre du 2, grille d’évacuation du 4 toujours bouchée quand il pleut (malgré les multiples travaux, c’est toujours pareil), haie envahissant le trottoir du 6 (il l’a pourtant coupée l’autre jour, mais c’est comme s’il n’avait rien fait, il se fait vieux lui Continuer la lecture#40jours #04 | sols glissants La promenade