#40jours #03 | Aimé Césaire

1 [Ecole Aimé Césaire, 9 esplanade Edouard Glissant, Nantes] Toit végétal qui fait penser aux paysages de landes ou de dunes de la côte vendéenne : végétation herbue rase, jaunie et brûlée par le soleil et le sel, petits chemins en lattes de bois qui mènent tous plus ou moins à la mer. Ici, le chemin de bois légèrement sinueux dessert Continuer la lecture#40jours #03 | Aimé Césaire

#40jours #04 | le sol dans tous ses états

Sol luisant sous la pluie, taches liquides où la platitude a cédé au vertige du temps, flaques d’eau dont on se dévie (Ah, être encore enfant et y plonger ses pieds sans peur du lendemain !) Soleil réfléchi sur la blancheur des blocs de pierres, sol éventré, d’où émanent des puanteurs profondes, boursouflé et meurtri par les racines des arbres qui Continuer la lecture#40jours #04 | le sol dans tous ses états

#40jours #03 | Cible Cees Nooteboom- en quête d’une littérature qui me parle dans un pays où je me tais.

Est-ce que les Pays-Bas utilisent le nom de leurs auteurs pour toponymes ? Je connais des rues nommées après des fleurs, des peintres, des architectes, des hommes politiques. Mais qu’en est-il de la littérature ? Me voilà enquêtant dans le pays où je vis depuis longtemps, mais dont j’ignore jusqu’à la langue. Me voilà en quête de des traces du seul auteur Continuer la lecture#40jours #03 | Cible Cees Nooteboom- en quête d’une littérature qui me parle dans un pays où je me tais.

#40jours #02 | il est 15h

Cave – Saint-Maurice – date perpétuelle personne ne pense jamais aux habitants de la cave : souris, tégénaires, champignons et autre mérule, malaimés des inventaires, pourchassés, détruits, écrasés, traités, dératisés. Sous les pavés, les caisses de vin et les vélos, les bouteilles d’eau et les réserves de papier toilette, et dans les murs, les conduits vers les poubelles. Le sol qui fait Continuer la lecture#40jours #02 | il est 15h

#40jours #03 | héros désignés

Les gars Ruibet et Gâtineau brillent encore sur l’asphalte de la D604 comme Castor et Pollux dans le ciel de juillet, tout auréolés du feu d’artifice à 80 000 tonnes de munitions qu’ils ont lancé à la carrière d’Heurtebize (mais oui, Heurtebise, comme l’ange vitrier à Cocteau, puisque je te le dis et qu’est-ce qu’on s’en fiche que ce soit un Z Continuer la lecture#40jours #03 | héros désignés

#40jours #03 | Patrice Lumumba

143 Rue Patrice Lumumba Montpellier. Des blocs de bâtiment gris hachés de raies grises. Le bloc du milieu au fond a une ligne de fenêtres avec ce qui semble de loin des rideaux blancs. le bloc à gauche n’en comporte pas. Le troisième bloc à droite avec la marque MG affiché sur le mur a sa ligne aussi : elle Continuer la lecture#40jours #03 | Patrice Lumumba

#40 jours #04 | et hop, des dalles

Les quatre étages quatre à quatre, sur les marches de pierre usées en leur centre, les pieds pas sur toutes les marches pas les talons, juste la plante toutes les deux, trois marches, pendant quatre étages, main à peine sur la rampe pour l’équilibre, l’autre bras à l’horizontal, arrivée dans le hall, court, pas un mètre cinquante entre la dernière Continuer la lecture#40 jours #04 | et hop, des dalles

#40jours #03 | Vincent, Asnières, Paris, Poitiers.

Arrêt de bus Vincent Van Gogh, Paris. Se trouve rue Vincent Van Gogh, tout contre le campanile de la gare de Lyon qu’ on ne voit pas sur l’image. Ce que l’on voit, au premier plan, c’est un à plat d’asphalte barré en diagonale de deux bandes blanches, l’une vers la droite, l’autre la gauche gauche, continuées par une diagonale Continuer la lecture#40jours #03 | Vincent, Asnières, Paris, Poitiers.

#40 jours #02 | chambres en ville

Je n’avais jamais vécu en ville. La seule familière était celle de la chambre d’adolescence : hissée sur une chaise miniature, depuis le Velux, je regardais la circulation, les saisons qui passent. Le ciel qui rougit en fin de journée, l’été. Les grandes baies de l’école maternelle, il y avait longtemps de cela. Dans une salle de classes, des enfants de Continuer la lecture#40 jours #02 | chambres en ville

#40jours #03 | à l’Est ton Eden

tu te souviens les vents les plaines l’orage les deux frères. Adam. tu te souviens les terres la photo noir et blanc sur les raisins de la colère. Steinbeck. Steinbeck Street. Texas. États-Unis. Décembre 2018, lumière de début d’après-midi Rue déserte juste un papier oublié au numéro 5116. L’Amérique alignée des maisons palissades. Motif gris et blanc et toits coupants Continuer la lecture#40jours #03 | à l’Est ton Eden