#40jours #27 | ce que le corps en garde

Est-ce que la nuit elle entend le bruit du train ? Est-ce que la nuit son corps compense le roulis ? Est-ce qu’il peut se laisser aller ? Abandonner la partie. Est-ce qu’il aspire à quelque chose qui toujours se dérobe depuis qu’elle a accepté ce poste ? Est-ce que le pantalon noir sur mesure et trop serré comme elle le voulait ou alors Continuer la lecture#40jours #27 | ce que le corps en garde

#40jours #25 | au vent

Un mur ancien qui entoure une cour d’école et les cris reconnaissables. Quatre platanes alignés se partage l’espace équitablement, chacun a réduit sa voilure comme d’un commun accord. Des grilles par-dessus le mur et un portail sont de couleur grise, assez claire pour égayer tout en restant dans le ton du quartier. Même peinture pour les volets des fenêtres ouvertes Continuer la lecture#40jours #25 | au vent

#40jours #24 | petit-fils de

Il y avait une caméra de surveillance. Notre passage serait donc filmé. Des images de nous se baladeraient quelque part sur le net. Je resterais visible des années après mon irruption involontaire dans le cabinet du dentiste. C’était un peu comme une riposte immédiate à l’intrusion subie. L’arroseur arrosé. J’ai imaginé le site du docteur, les présentations de la salle Continuer la lecture#40jours #24 | petit-fils de

#40jours #23 | yoyo

Le jour se levait dans les trois fenêtres d’un seul appartement de la façade qui bouchait tout le côté droit du quartier. Pour atteindre les limites de la ville et en sortir, il me faudrait encore marcher longtemps, suivre la rue Garibaldi qui était sans fin depuis la gare de la part-dieu. Arriver au commissariat du sixième c’était déjà approcher. Continuer la lecture#40jours #23 | yoyo

#40jours #19 | dimanche

Les fenêtres ouvertes des appartements alentour témoignent de la canicule qui repart. Comme un animal suffoquant ouvrant grand sa gueule les immeubles de la ville n’ont plus de vitres, mais des trous.  Témoignent aussi du jour de la semaine. C’est dimanche. Des emplacements de stationnement libres dans la rue. Impensable en semaine. Ceux qui avaient un ailleurs à portée de Continuer la lecture#40jours #19 | dimanche

#40jours #22 | balcons

Date heure jour. Elle accroche le panneau à vendre avec un astucieux système qu’elle a inventé cette nuit à cause du balcon en béton et pas de barreaux ou de balustrade pour fixer la pancarte qu’elle a confectionnée avec une planche en bois récupérée dans une poubelle et à la bombe pour les lettres noires sur fond rouge. Date heure Continuer la lecture#40jours #22 | balcons

#40jours #20 | Simon

Marcher avec les cheveux donner à voir donne moi toi ce que tu ou plus déjà écrit donne-lui qui n’a rien demander donner pas vu pas pris main tendue main hésitante donne-moi je prends je referme les doigts donne arracher le nécessaire les cheveux si blonds qui te suivent la jetée détrempée ils flottent te précèdent te résument donne ton Continuer la lecture#40jours #20 | Simon

#40jours #26 | Sur le siège vide à côté de lui

Tu n’as pas tout de suite entendu le camion arriver.  C’était un petit camion, étroit et court pour se faufiler dans les ruelles et les sentiers. À l’arrière, les côtés de la benne étaient rehaussés de grillage pour en augmenter la contenance. Il l’avait garé à l’entrée du chemin et vidait les poubelles du parking, une à une, avant de remettre Continuer la lecture#40jours #26 | Sur le siège vide à côté de lui

#40 jours #29 | Trois pour le prix d’un, jusqu’à épuisement

Illustration : extrait d’un dépliant publicitaire, sur un fond violet avec comme une explosion, un gros pot de pâte à tartiner chocolat noisette italien, avec une vignette jaune vif annonçant en chiffres rouges – 70 %, une autre, plus petite, précise en noir barré 4€70 et en dessous 1€41. Surprise en train de se faire mousser. Elle a la frite ! Continuer la lecture#40 jours #29 | Trois pour le prix d’un, jusqu’à épuisement