# le double voyage #03 | Un goût d’île

… et toujours, une main se levait à son passage et lui montrait, un coin de ciel emmuré. … et toujours, il remarquait en suivant la direction indiquée un léger voile onduler sur le fond bleu acide. Les habitants, par les beaux jours de ce printemps précoce, laissaient des carrés de leur peau prendre le soleil, des tatouages de toutes Continuer la lecture# le double voyage #03 | Un goût d’île

Impossible retour. Impossible.

Les essuie-glace ont de plus en plus de mal à gommer les flocons qui fouettent le pare-brise, loin devant, des feux clignotants précèdent, que nous rattrapons malgré la tornade, deux chasse-neige côte à côte ouvrent la voie, légèrement décalés , attaquent et repoussent en biais la couche de neige épaisse, congères en formation sur les bordures, projection de sel par Continuer la lectureImpossible retour. Impossible.

## Double voyage #03 Brindilles de Mémoire et de Visu

Foule infinie notre clan. Ce n’est pas dans la glace qu’il faut se considérer. Hommes, regardez-vous dans le papier. hENRI michaux 1… Et parfois…Tu crois que c’est un bout de peau sèche qui dépasse sous ton pied, mais c’est un bout de scotch que tu détaches avec précaution. Ta table de travail déborde de papelards c’est pourquoi tu perds la Continuer la lecture## Double voyage #03 Brindilles de Mémoire et de Visu

#voyage #02 arrivée dans la ville

voyage réel Ce n’est pas un TGV seulement un turbo train et lorsqu’à l’approche des villes il ralentit, les bruits s’amplifient, quelques chocs de cailloux, jets de caillasses, claquements, frottements sur les rails, fracas dans l’air. Je suis de bonne humeur : revoir ma Normandie ! J’admire le calme du paysage qui défile : les plaines, les vastes étendues bien grasses, Continuer la lecture#voyage #02 arrivée dans la ville

Double voyage, la nuit d’avant

1.Nous devions prendre le bus le lendemain matin, qui nous conduirait à Toulouse, ville dont personne n’avait su me parler — je n’avais pas interrogé les sœurs du couvent Sainte-Marie où nous logions, qu’en auraient-elles dit, de là où elles se tenaient, de leur éloignement choisi peut-être — tant elle nous était à tous étrangère — son nom même nous Continuer la lectureDouble voyage, la nuit d’avant

Double voyage / 2. Arriver dans la ville.

L’avion s’est posé sur un tapis de neige, les roues n’ont pas déviées. Sur la passerelle dont les marches descendent sur la piste, mon corps reçoit les – 20 degrés de l’hiver arctique. Emmitouflé dans ma doudoune, je marche vite en m’appliquant à ne pas glisser, les joues griffées par le froid. Portes battantes, chaleur du hall d’accueil, attente des Continuer la lectureDouble voyage / 2. Arriver dans la ville.

Approche furtive

Pré-texte. J’avais l’intention de raconter mon voyage à Douarnenez sur les traces de Georges Perros. Je pensais parler des Plomarch’, du sentier quasi côtier menant à la ferme, des animaux en semi liberté broutant les prés entourés d’arbres, que G.P. côtoyait quand il montait là-haut pour rêver, pour écrire. J’avais déjà retenu un lit du dortoir local où nouer quelques Continuer la lectureApproche furtive

##le double voyage #2 | l’arrivée dans la ville

Je ne vois rien. Rien que la pluie battante, apocalyptique. Je ne vois rien à cinq mètres qu’un sol plongé sous les eaux, que des panneaux indicateurs surnageant dans ce flot ininterrompu. J’ignore comment je réussis à emprunter la bonne bretelle, à trouver l’artère qui contourne la ville. Le gps nous serine de sa voix claire que nous ne sommes Continuer la lecture##le double voyage #2 | l’arrivée dans la ville

Voyage 2 # ces traits inconnus

ces traits inconnus retrouvés auraient été semblables à ceux que j’avais peut-être cherchés sans le vouloir sur l’île au large de Marseille la veille de mon départ pour les studios parisiens en même temps qu’effleurait mon esprit comme souvent les lieux pouvaient me le suggérer quand il était -semblait-il- question d’ y revenir (sur ces lieux, de se livrer à Continuer la lectureVoyage 2 # ces traits inconnus

#voyage #01 je voyais

je voyais clairement tout cela et les plateaux des studios de la petite cinecittà française (but ultime de mon rendez-vous de travail) allongé dans mon silence de statue sur la couchette de ce train de nuit qui défilait de Milan à Paris  alors que la veille encore j’avais essayé de dessiner les criques de l’île Ratonneau près de Marseille où Continuer la lecture#voyage #01 je voyais