A propos de Chantal Tran

Je serai avocate et j’aurai le Goncourt. Pour les avoir prononcés, ces mots, ils m’ont ligotée. C’est ainsi qu’à vingt ans et guère plus, je me suis tracé une vie. J’ai suivi des études de droit pendant lesquelles je me suis ennuyée et que j’ai, juste avant d’obtenir le dernier diplôme, abandonnées. J’ai écrit quelques nouvelles adressées à des éditeurs, et elles ne les ont pas intéressés. Le pouvoir des mots est sans limite. Quarante ans après, accoudée à la table, assise comme une enfant, les chevilles croisées, main droite accrochée au stylo, et main gauche au papier, je suis encore sous son joug. D’une phrase, j’ai pénétré dans le monde de la rature, de l’inachevé, du doute. Un monde qui oppose celle qui fait, confiante, solide, et celle qui défait pour recommencer, inquiète, rongée. Cette dualité se cache dans mes romans, mes nouvelles, elle gît dans mes tiroirs, mes étagères, mes cartons. Je la trimballe dans mes déménagements. Je tente d’être une autre ailleurs. Est-ce pour perdre une des deux parts de moi, celle qui interroge ? On en oublie, paraît-il, des cartons, derrière soi. On trie, on jette. Et hop, un jour peut-être, on égare sa moitié, on se refait une intégrité. C’est aujourd’hui, qui sait ?

Cartes postales de chez soi (petit bouquin dans la tempête d’une naissance en atelier)

Comme la mise en page sur le site fut difficile – trop difficile ! – voilà le lien qui permet de lire les premières pages du bouquin. Je le propose volontiers à qui voudrait lire la suite (jusqu’à la fin) Continuer la lecture Cartes postales de chez soi (petit bouquin dans la tempête d’une naissance en atelier)

Cartes postales de chez soi (petit bouquin dans la tempête d’une naissance en atelier)

Après avoir bataillé avec la mise en page des blocs, colonnes et paragraphes, voilà quelques pages (de la page 12 à la page 17) du bouquin, né d’hier. Elle n’est pas venue au monde elle a chu   (on tombe Continuer la lecture Cartes postales de chez soi (petit bouquin dans la tempête d’une naissance en atelier)

27 septembre en hypothèses

Elle est assise à son bureau – une pièce avec fenêtre (vert feuille des vitres arborées) au 1er étage (maison rue du Docteur Vallon) – elle se dit que le livre (elle écrit sous la dictée, elle ignore qui dicte) Continuer la lecture 27 septembre en hypothèses