#anthologie #08 | morceau d’histoire de porte

La porte est là. Au fond du couloir, comme tous les matins et tous les soirs. En quelques pas on peut l’atteindre. Mais elle ne s’ouvre pas.  On pense d’abord que quelque chose s’est bloqué. Que quelque chose a cassé. On pense forcement à ces outils qu’on n’a pas. On ne les a pas puisqu’on les a prêtés et que Continuer la lecture#anthologie #08 | morceau d’histoire de porte

#anthologie #05 | Le Regardeur

je suis là d’autres diraient ici je suis dehors mais c’est fermé la place les rues qui arrivent une autre place les visages sont toujours les mêmes je regarde je cherche les nouveaux je pense aux heures je sais qui est venu je sais qui viendra je ne pense guère donc je sens je laisse venir à moi celui qui Continuer la lecture#anthologie #05 | Le Regardeur

#anthologie #02 | vue sur les montagnes

La femme en haut d’un escabeau, un clou dans la bouche, un marteau dans la main droite, ajuste un crochet sur le crépi neuf du mur blanc ‒ années soixante-dix, crépi intérieur blanc cassé rustique avec ses irrégularités, ses creux, ses pointes ‒ au dessus de l’insert cheminée entouré de briquettes flammées orange, quelques bûches empilées dans la niche aménagée Continuer la lecture#anthologie #02 | vue sur les montagnes

#anthologie #07 | au fond de la rivière

Au fond de la rivière on voit passer des tanches, elles arpentent les fonds et reviennent parfois à la lumière pour boire de l’oxygène. Tout en bas, elles gonflent les dorsales et rentrent dans un nœud de fils de fer, ramassés dans la glaise. Des boîtes de conserve font office de gueuloir pour les grenouilles au gros cou, elles s’enflent Continuer la lecture#anthologie #07 | au fond de la rivière

#anthologie #08 | réveil inquiétant

Je me réveillai en sursaut, désorientée. Je m’étais endormie sur le canapé. Une odeur étrange avait envahi l’appartement. Je ne parvenais pas à l’identifier, cela m’évoquait du compost en décomposition ou la terre d’un jardin après la pluie, avec une forte odeur de poubelles sous-jacente. Venant de la rue, un vacarme inhabituel, une espèce de vrombissement sourd, comme si un Continuer la lecture#anthologie #08 | réveil inquiétant

#anthologie #08 | Hallucination.

Elle aime bien le soir rester longtemps dans sa chambre, une grande pièce blanche, meublée façon campagne, très classique avec une armoire à glace, une commode et deux tables de nuit imitation bois ancien vernis assez dépouillée, une grande fenêtre avec ses rideaux blancs, la petite table tout à côté où s’empilent les livres. Elle s’y repose de la journée. Continuer la lecture#anthologie #08 | Hallucination.

#anthologie #08 | assise de dos

Confortablement installée dans le fauteuil de la chambre que l’on m’a attribué pour la durée de cette résidence. Assoupie presque rêveuse, je suis soudain intriguée par un bruit derrière moi. Je tourne la tête, scrute dans sa direction. Cela fait une semaine que j’habite dans cette chambre et je n’avais pas remarqué cette porte dans le prolongement de la bibliothèque, Continuer la lecture#anthologie #08 | assise de dos

#anthologie #08 | rejoindre ?

… déjà elle recommence à s’agiter, elle transpire de plus en plus, les bras décharnés fouettent l’air, s’élèvent, se raidissent au-dessus d’elle, vêtue de noir, pâle, elle est à genoux sur le drap froissé, cheveux gris front luisant, la couverture jaunâtre en tas au pied du lit. La veine déforme le cou maigre. Les mains étreignent la corde invisible. Fascinée Continuer la lecture#anthologie #08 | rejoindre ?

#anthologie #08 | porte fatale

Ouvre cette porte me dit mon père. Mais je ne veux pas, je ne veux pas. Ne fais pas l’idiote, ouvre donc cette porte, tu n’es plus une enfant… La porte a grincé férocement avant de daigner s’ouvrir sur un cagibi tout noir. Assise sur un tabouret, ma mère tient une bougie éteinte à la main, elle écarquille les yeux Continuer la lecture#anthologie #08 | porte fatale

#anthologie #08 | L’enfant du 7ème étage

L’enfant du 7ème étage Le chien assis qui ouvrait sur les toits de Paris donnait à mon logis tout son pittoresque en été, mais s’avérait, dès les premiers froids, un inconvénient majeur pour qui avait son bureau d’étudiant sous cette fenêtre. En effet, celle-ci était équipée de vitrages bringuebalants et ne possédait pas de volets ; son store vénitien, aux lattes mal Continuer la lecture#anthologie #08 | L’enfant du 7ème étage