#anthologie #25 | l’odeur, marqueur social

L’odeur comme marqueur social.
Les mots pour nommer les odeurs comme marqueurs sociaux.
Le sent-bon (réservé à l’eau de Cologne-terme devenu générique, bon marché), ça cocotte, la mauvaise odeur, ou le parfum très fort étant associés à la cocotte, la gourgandine. 
L’odeur de cuisine comme marqueur social, géographique aussi (aïoli, persillade, sèche à la rouille, flamber l’omelette norvégienne, les volailles, arroser de vin les fraises, verser du porto sur le melon). Continuer la lecture#anthologie #25 | l’odeur, marqueur social

#anthologie #29 | il n’y a rien

23 : Plus bas, il y a la grotte. On pourrait y entrer par la cheminée que le père avait creusée. Elle n’y voit rien, tout est éteint depuis longtemps, il reste à peine quelques traces de charbon. On tomberait sur le feu, sur la couverture, sur les enfants grelottants, sur un lit de feuilles mortes et de paille éparpillée, Continuer la lecture#anthologie #29 | il n’y a rien

#anthologie #22 | rue du Taur

Rue du Taur 2023 La rue du Taur relie la place Saint-Sernin à la place du Capitole, en plein centre-ville. La place Saint-Sernin n’est plus un parking, elle est devenue piétonne, et le jardin autour de la cathédrale est désormais ouvert à tous. Le lycée est toujours là. Je n’y croise aucun élève. Ils sont probablement encours. à travers les Continuer la lecture#anthologie #22 | rue du Taur

#anthologie #29 | Rien n’est moins sûr

Hanoï. Dans un décor de bambous serrés, assis à un bureau, il écrit. On pourrait imaginer que chaque moment de liberté était dédié à l’écriture. Personne et encore moins cet homme à ce moment-là de son existence ne peut imaginer que ce sera l’image que l’on gardera de lui, la plus prégnante, un stylo à la main, devant un bloc Continuer la lecture#anthologie #29 | Rien n’est moins sûr

#anthologie #29 | Les portes closes

Sur la porte dont je devinais la présence plutôt que je ne la percevais, tant le noir était devenu dense dans la chambre, une goutte, une simple et dérisoire petite goutte d’eau perlait. Je n’avais jamais remarqué cette porte auparavant. La veille, il y avait le mur à la place. Avant d’entrer chez nous je pose toujours mon oreille sur Continuer la lecture#anthologie #29 | Les portes closes

#anthologie #27 | ça commence comme ça

…elle part à l’assaut de la montée du Carmel le regard affolé dans sa robe fleurie et son parapluie et puis une voiture passe alors elle lève le parapluie et le regard accroche qui dans la voiture sans doute ne la regarde pas mais elle sourit et le regard s’apaise et les traits de son visage tout rond se détendent. Continuer la lecture#anthologie #27 | ça commence comme ça

#anthologie #29 | impossible retournement

#02 | […] le papier peint aux impressions de [ si je pouvais faire un pas, tendre le bras et retourner ton visage ] variations ton sur ton bois de rose [ vue d’ici on dirait qu’elle respire ] l’usure aux raccords des lés comme gratté avec l’ongle  traces, surtout le mur de droite [ approcher et retourner son visage ] traits Continuer la lecture#anthologie #29 | impossible retournement

#anthologie #29 | Fatigue du mercredi soir

29-Fatigue du mercredi soir à partir de la 07-cette solitude là. …le mercredi soir, on rentrait fourbu. Les autres jours aussi, mais on aurait pu lui faire avouer sans difficulté qu’aucun n’était de taille avec le mercredi soir. Le mercredi soir était un gros diamant brut. Il fallait se dire, pour se sentir de taille, que l’on était suffisamment fort, Continuer la lecture#anthologie #29 | Fatigue du mercredi soir

#anthologie #28 | Les sources

Nous vivions dans ton monde, dans tes tristesses, avec les piles d’assiettes entassées dans l’évier. La puanteur qui en résultait. Les mouches. La moisissure. Tes sommeils interminables. Parfois tout le jour. Et les nuits de solitude aussi, d’angoisse, passées à t’attendre, calfeutré sous une couverture, près de la grande affiche aux monstres – les marionnettes de Dominique Houdart – qu’il Continuer la lecture#anthologie #28 | Les sources

#anthologie # 29 | on voit tout, on sait tout, on le raconte

insertion en italique des témoins dans la version initiale d’#anthologie #17 | lieux de vie — Lautaro ne dormait pas27 décembre 1990, Carrer del Lloro, Blanes, Espagne On m’avait vu, tout se voit, tout se sait. J’étais monté quatre à quatre, une bouteille de vin à la main. La porte de l’appartement était entrouverte, je n’avais qu’à entrer. Roberto Bolańo m’accueillit une Continuer la lecture#anthologie # 29 | on voit tout, on sait tout, on le raconte