ANDIAMO

ANDIAMO vers ce village haut perché où les enfants jouent, où leur voix chante l’Italie, l’été, les vacances ANDIAMO il faut porter les bagages dans ce village aux rues étroites où seuls les triporteurs peuvent circuler ANDIAMO il faut s’installer, regarder la vigne de la tonnelle balancer ses raisins, ANDIAMO s’asseoir sur la terrasse voir la vallée qui ressemble à Continuer la lectureANDIAMO

Stylo Safety Waterman plume rétractable 1908-3

Écrire à propos d’un stylo-plume sur un clavier d’ordiÉcrire sur ce qui sert à écrire sans s’en servir, sur ce qui a servi si souvent, si longtemps, sur un stylo précis, noir, en ébonite, à la plume rétractable, un stylo de famille comme on parle de bijoux de famille, dont la valeur vient des souvenirs qu’ils portent en eux, de Continuer la lectureStylo Safety Waterman plume rétractable 1908-3

Affabulation

Un Une enveloppe de plastique translucide, mettons violette ou rose. Cellophane, cellulose diaphane. Vaine et magnifique. De chaque côté du renflement central, deux corolles entortillées frétillent et s’offrent aux doigts qui les saisissent. Deux doigts, trois au plus. Corolles, cœur, couronnes, coursives. Papier promesse, crissement indiscret, fait se tourner les têtes. Cristallin. Luminescent. Frisson avant la bouchée. Séditieux, tissulaire, insuline, Continuer la lectureAffabulation

Botanique de bord de route (suite 2 de l’aventure)

Le samedi, elle arriva trop tard. Le seul bus de la matinée passait à 7 h 16. Pas de 9 h 27. L’occasion de faire de la botanique de bord de route, comme le préconisait Gagnepain, son prof de biologie en prépa ; être capable de reconnaître la flore, même en voyageant en train ! Elle n’était jamais devenue une vraie experte comme le chercheur du Continuer la lectureBotanique de bord de route (suite 2 de l’aventure)

Rond-point fleurs

Les élégants nœuds tressés au bord des routes apparaissent à l’écran GPS et dansent autour d’eux, glissent sous les roues qui les absorbent, les lisent, les lissent en les parcourant ou en choisissant de continuer et les laissant dériver vers l’arrière, ou sur le côté contre leur joue, comme des fleurs offertes en bouquets, de trèfles à quatre ou six Continuer la lectureRond-point fleurs

Borne

Au bord de la route à droite, route traversant un village-dortoir ou village-mort, mais quand même un trottoir et une bâtisse en retrait flanquée de deux ailes encadrant une cour, la Chenevrière et maison d’hôtes gravés dans un des piliers de pierre, la borne, habituelle marque des bords de route, et pourtant non, l’objet avait disparu, une disparition discrète, non Continuer la lectureBorne

Voir les méandres du système d’eau chaude

De cet angle, je ne vois pas la fin des arcades en pierre qui partent en V de chaque coté de la place de la Bourse. Au milieu le jardin en losange se fait découper par les lignes verticales des arbres, les tiges et les ronds des fleurs où se perdent notre regard. Chaque cube de voiture est posé de Continuer la lectureVoir les méandres du système d’eau chaude

Au bout du quai numéro quatorze

Composteur, orange était ton ancêtre. L’assassin du poinçonneur, métier disparu auquel Serge rendit un hommage poétique. Compter les passagers, en allers, en retours, en correspondances, le matin, le midi et puis le soir aussi, plus rarement la nuit. Enrayer la fraude, pistes magnétiques, tampons, dates, codes, numéro de gare, le matin, le midi, et puis le soir aussi, plus rarement la nuit.Croquer Continuer la lectureAu bout du quai numéro quatorze

Deux arbres, un petit jardin, une porte

ainsi que madame Godard-Livet, j’ai comme le sentiment (parfois) de lire une consigne déjà abondée en pensée – il y a cette chanson qui faisait « le chagrin lâchait la bonde » (la Route aux quatre chansons, de Georges Brassens) – et pour une fois de réaliser un vrai billet de blog (et non un texte – il est vrai, cependant qu’il Continuer la lectureDeux arbres, un petit jardin, une porte

La passagère du 9h27 (suite de l’aventure)

L’expérience lui avait tant plu qu’elle décida d’y retourner le lendemain.« Observez, observez, observez sans cesse » conseillait Henry James à Virginia Woolf. Il y a tant à voir quand on regarde le monde. D’y retourner et d’y rester plus longtemps, car elle avait maintes fois remarqué qu’en demeurant au même endroit, il se passait des choses, on percevait autrement, comme si Continuer la lectureLa passagère du 9h27 (suite de l’aventure)