Gala de danse de fin d’année

4 juillet à 19h30, plaqué, coincé entre tout et tous, le mouvement s’affole. Première accélération, croisements, brouillage d’écran : des vélos, des voitures, des numéros, des billets, des jetons, des fentes pour les jetons, des tatouages de parking. Quand la ville nous avale, de la salle de déchoquage au bloc opératoire : tout devient urgence. En premier, des roues cadenassées, des vélos Continuer la lectureGala de danse de fin d’année

CALQUE #1

« ça fait toujours gagner du temps de savoir où tu es  » Félix. Extérieur jour – Façade nord. Structure rectangulaire. Trois étages. Six fenêtres. posée sur un porche. Façade est. Vitrée derrière une grille. Vitres à vues sur les deux derniers mètres jusqu’au sol. Léger dénivelé jusqu’à une dalle. Posée sur un sanctuaire ancien. Extérieur nuit. La dalle est lumineuse. Continuer la lectureCALQUE #1

Friches/Places/Circuler/Verticales/Hangar

FRICHES – Vouées à l’abandon, désaffectées, modestes, gigantesques,mode contemporaine, vraiment ? Qu’en faire, qu’y faire, pour quel usage, comment faire, pour qui et avec qui ?   L’abandon autorise une libre  fantaisie  sous contrôle (projets, autorisations), la désaffection joue avec la mémoire industrielle souvent. La végétation recule, les bâtiments vides résonnent quelquefois, l’art peut s’y exposer. Un doute : l’avenir. Les herbes Continuer la lectureFriches/Places/Circuler/Verticales/Hangar

Vers l’infini et l’AU-DELÀ !

DEVANT moi l’ordinateur posé sur mes genoux DEVANT mes genoux la table basse DEVANT la table basse le tapis puis le fauteuil rouge, la BD « Le retour à la terre » puis la cheminée où posé contre le mur, il y a la reproduction 70×70 du « rêve hollywoodien » de Jean Cocteau et DEVANT du rangement et des Continuer la lectureVers l’infini et l’AU-DELÀ !

Urbain trop urbain

Abri bus abri bus maison des courants d’air oui bien plutôt avec son unique panneau de verre derrière le banc – qui se prolongeait jadis jusqu’à l’écran publicitaire de l’angle, ainsi sur quatre côté, deux étaient protégés – maintenant de la rue on peut pénétrer dans ce quadrilatère à gauche et à droite de la dite assise, maison venteuse, oui, Continuer la lectureUrbain trop urbain

des murs phares

Réciter le décor à haute voix :  première maison rose sale, volets verts pâles, géraniums rouges et mauves aux fenêtres. En face un magasin de jouet qui clignote le temps des fêtes, un père Noël mafflu aux gestes saccadés en vitrine, flanqué d’un renne idiot qui ouvre et ferme la bouche en cadence. Plus loin un bar miteux avec trois tables Continuer la lecturedes murs phares

Villes, Vieille, Vivante, Vaincue

Point d’orgue de pierres blanches grattées à l’os, resplendissantes et de porche ciselé, de statues perchées toute la place qu’on dirait occupée alors que ramassée sur la gauche, l’église. Au centre la route s’envole au dessus du pont métallique et bivouaque le temps d’un accrochage, fige la zone jusqu’au passage lent d’une minuscule ambulance mouvement de tassement d’ensemble vers l’eau Continuer la lectureVilles, Vieille, Vivante, Vaincue

Interstices

Absence de centre à expérimenter à l’intérieur, membres épars, filaments de routes sans bords et constructions comme au hasard, pustules des maisons à trois étages enfoncées dans les collines trop raides. Vide de la place, en hiver Tachkent sur cinq cent mètres carrés, en été ceux qui attendent comme après la fin et regardent. Il n’y a que des spectateurs. Continuer la lectureInterstices

Accélération et alvéoles

GARE, six heures du matin, le monde se tient clos dans la moiteur agglutinée la veille GARE les grilles se lèvent avec un grincement éreinté, laissent entrer l’air qui charrie une odeur de cigarette tandis que la voix artificielle vocalise tatatala bordure du quai tatatala, étiquetage de vos bagages, débite à grande vitesse horaires et numéros de trains, enchaîne sur Continuer la lectureAccélération et alvéoles