#chroniques #05 I un atelier d’été pour tâtonner

1 | DU MONDE
Fierté des mères qui marchaient autour de la place de mai en Argentine
Fierté des femmes qui marchent dans le monde pour revendiquer leurs droits

2 | LE RÉEL, LE RÉEL, ENCORE LE RÉEL

Le temps de l’enfance, le temps des collections.
La collection de timbres, de France, source d’apprentissage des départements, des régions, des monuments, de la peinture, des vitraux, quelques timbres du monde.
La collection des images de l’école. Dix bon points une petite image, dix petites images une grande image. Animaux, fleurs, métiers, sport, saisons.
La collection de porte-clefs, supports publicitaires des années soixante-dix

Plus tard, bien plus tard… le temps de la collection, de la collecte, du glanage.
La collection de photos de nuages
La collection de carnets de prise de note, de voyages,
La collection de carnets vierges
La collection de carnets de papiers colorés, pliés, découpés, collés, cousus
La collection de livres de poésie de poètes rencontrés sur différentes manifestations

3 | ÉCRIRE AVEC CLARICE LISPECTOR
[A suivre]

4 | DE SOI-MÊME, ET D’ÉCRIRE et 5 | À VOUS LA CANTONADE !

Passer l'été à osciller entre deux chantiers, le texte "la tête dans les nuages” et la tentative d'évocation de Léonie. Alors que je m'apprêtais à laisser de côté Léonie, la proposition de C.M. m'envoie un signe. En la lisant, je m'interroge, comment était habillée Léonie exilée à Cannes en 1915 ?

Étais-tu habillée comme sur le portrait en ma possession. Une longue robe noire boutonnée à l’avant, serrée à la taille par une ceinture, un col Claudine blanc, attaché à l’encolure un ruban noir en forme de T, sans doute en signe de deuil. Était-ce la robe que tu portais le dimanche à Cannes quand tu allais à la messe ?
En semaine, quand tu vaquais aux travaux ménagers, portais-tu un tablier de cotonnade noué au bassin laissant apparaître le bas de ta robe ?
As-tu confectionné une robe un peu moins chaude pour l’été ? As-tu pu facilement te procurer un coupon de tissu ? Tu avais les doigts en or pour la couture disait ta mère.
[- ah bon ? Jamais entendu la mémoire familiale évoquer ce talent de Léonie. Tu prends tes aises avec la réalité.
.- Et oui, allons-y, le roi vient quand il veut. Cette idée du talent de couturière de Léonie, je l’ai eu ce matin sur le chemin du marché. Dans cette famille les femmes avaient les doigts en or alors pourquoi pas Léonie ?
]

Recherche sur internet : Comment étaient habillées les femmes à la campagne avant/après la première guerre mondiale ?

Les premières réponses me font entrevoir les vêtements de Léonie à la ferme, avant de partir en exil. Cette description est confirmée par la photo de 1920, on voit Léonie rentrée d’exil travailler avec sa famille au ramassage des pommes de terre. Elle porte une jupe longue et ample en coton épais [ou en laine, la photo est trop petite pour distinguer] noire ou grise commode pour les travaux des champs. Un grand tablier en toile grossière [ou en coton] avec des poches pour transporter de petits outils. Un corsage à manches longues, [souvent en coton, dont on retrousse parfois les manches pour la fenaison ou les labours]. Un foulard de tête, carré de tissu noué sur la tête pour retenir les cheveux, se protéger de la poussière, du soleil ou de la pluie. Des sabots de bois [ou des chaussures robustes en cuir] fourrées de chaussettes épaisses pour arpenter la boue et les champs.

A propos de Isabelle Vauquois

Vit à Mérignac, à deux pas de Bordeaux. Lieux d'inspiration : Vallée de la Vézère, Bayonne, Bordeaux, l'Adour et la Garonne, la côte sud landaise. Découvre l’écriture avec les ateliers de Claire Lecoeur. Première expérience Tiers livre en 2023 avec "le Grand carnet". Plus j'apprends à écrire, plus j'apprends à lire ! Un projet en cours sur les nuages, l'atelier L'énergie collective du Tiers livre, boostant pour avancer.. .

Un commentaire à propos de “#chroniques #05 I un atelier d’été pour tâtonner”

  1. Fierté des mères qui marchaient autour de la place de mai en Argentine
    Fierté des femmes qui marchent dans le monde pour revendiquer leurs droits,
    Fierté de vous lire, votre rappel en deux lignes de la marche de ces femmes symbole de la résistance féminine, de leur foulard blanc image des langes de leurs enfants disparus me touchent particulièrement. Un grand merci.

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