#boost #13 | Un enfant seul sur le dos dans le noir

Enfant, le soir, dans la maison silencieuse. Ce que je redoutais le plus, gravir une à une les marches du grand escalier et regagner ma chambre. Seul. Regagner ma chambre, tout au bout du long couloir, m’enfoncer loin jusqu’à la porte de la chambre et là, seul, m’allonger sur le dos dans le noir. Tu avais peur ? me demande Continuer la lecture#boost #13 | Un enfant seul sur le dos dans le noir

#boost #14 | Nous sommes tous des traducteurs.

Nous sommes tous des traducteurs. Dès qu’on écrit, on traduit. Même s’il s’agit de notre langue maternelle. On cherche un langage adéquat dont on respectera les règles pour le faire suffisamment universel au moins pour quelques-uns et donc compréhensible par eux aussi. Vivre fait pareillement de nous des traducteurs. On cherche pour le corps le mouvement, la position, la posture, Continuer la lecture#boost #14 | Nous sommes tous des traducteurs.

#boost #13 / La position des morts

Je suis allongée sur le dos. Je me suis réveillée en attrapant mon sommeil. Quelque chose existe, là. C’est fin. C’est délicat. Une lisière. Je sais que je ne peux pas bouger. Je ne sais pas si c’est le matin ou la nuit. Une voix m’appelle. C’est une voix familière. Quelque part, dans mon crâne. Une voix qui sait comment Continuer la lecture#boost #13 / La position des morts

#boost #14 | immobile autant que Beckett

– sommaire général du cycle;_ sur Patreon, téléchargement de «Immobile» (extrait de Pour finir encore et autres foirades) plus inscription et publier vos contributions, plus Zooms etc.);_ contributions à envoyer par mail jusque samedi 14 juin ! Lancé de façon à renouveler nos rythmes et nos protocoles de partage, la densité même de ce cycle #boost l’a très vite emmené sur un terrain Continuer la lecture#boost #14 | immobile autant que Beckett

#boost #13 | Tourbillon

Il est étendu dans le noir. Le corps immobile. Le corps, ce masculin, et il faudra écrire il est étendu, même s’il s’agit d’une femme. La voix, la voix de quelqu’un, quelqu’un parle, on ne sait si c’est une femme ou un homme. Elle parle. Même si c’est celle d’un homme. Elle dit tu es allongé dans le noir. Elle Continuer la lecture#boost #13 | Tourbillon

# Mardi 03062025 | # Simon, Moments simultanés

Elle passe son bac. Elle s’inscrit à la Sorbonne, elle rêve de philosophie. Son cœur est gonflé de bonheur. Elle a cinquante ans, ce matin, le soleil illumine la devanture de boutique de fleurs. Elle porte une robe bleue au mariage de sa cadette. Elle a soixante-deux ans. Elle vit un amour dont elle sera toute sa vie nostalgique. Elle Continuer la lecture# Mardi 03062025 | # Simon, Moments simultanés

# mardi 10062025 | Simon, Sa mère cette inconnue

Elle pousse la porte du bureau, cette porte qu’elle n’a pas franchie depuis des années, depuis que sa mère elle-même avait cessé d’y pénétrer. L’air confiné lui pique le nez, l’odeur de poussière la fait renifler. Le temps suspendu s’accroche aux meubles abandonnés. Une pellicule grise recouvre tout, les livres alignés sur les étagères, leurs dos décolorés par les rayons Continuer la lecture# mardi 10062025 | Simon, Sa mère cette inconnue

Demain sera peut-être tout à l’heure.

Il n’a d’abord pas prêté attention à ce qui pourrait être tout aussi bien un léger grésillement qu’un crachotis de radio. Son corps a cherché pendant longtemps une position adéquate pour enfin se détendre. Pas facile. La fièvre vient parfois faire des cavalcades des pieds à la tête. Il faudrait boire. Encore et encore. La tête ne bourdonne pas sinon Continuer la lectureDemain sera peut-être tout à l’heure.

# Boost 13. #Entre chien et loup.

Blancs sont les murs semblables aux chemins empruntés par les visiteurs pour se rendre dans ce lieu immaculé mais noirs ils deviennent à la chute du jour, d’un noir corbeau, sans le cri. Et du tréfonds du lit où tu es allongée, tu n’y vois goutte car tu n’es pas encore nyctalope. Alanguie ? En sommeil ? Son corps repose Continuer la lecture# Boost 13. #Entre chien et loup.