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Ce ne serait pas un titre comme ça, mais une série récurrente. Non pas photographier les arrangements géométriques, voire brutalistes, ou seulement coloristes, de ce que produit esthétiquement la consommation de masse, avec ses normalisations, son façading, ses normes de marques et sous-marques), mais en faire une sorte d’inventaire permanent, d’inventaire au long cours qui permette de retourner sur elle-même cette peau arrangée du réel pour en comprendre quelques (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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2019.07.23 | esthétique de la consommation de masse
22 juillet 2019, par François Bon -
2019.07.22 | impossible livre de tous les portraits
21 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
J’assume mes images, et que la présence humaine y soit rare : c’est dans l’histoire des objets, la manufacture du paysage qu’on la cherche.
Pourtant, et peut-être encore plus pour qui est privé de la mémoire des visages, c’est bien dans ce geste du peintre de portrait que se joue la part peut-être la plus irréductible du sens (pensant portrait, penser d’abord les peintres, ensuite seulement les photographes).
L’idée qui me revient régulièrement, ce serait (…) -
2019.07.21 | Google efface Supplice
20 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
La vieille Nationale 10 (maintenant départementalisée, quelle injure) de Tours à Poitiers est une sorte de musée de la route et de l’autre siècle (celui d’avant, le mien). C’est différent de Poitiers à Angoulême, quand elle devient le déversoir à camions qui refusent péage (c’est leur droit). On en a souvent parlé avec Jean-Luc Terradillos, il y aurait tout un livre à faire sur ce ruban d’histoire. J’avais fait un genre de repérage, il y a quatre ans : voyage au bout (…) -
2019.07.20 | restaurant La Halte
20 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Il y a des lieux qui pourraient être tout droits sortis d’un Simenon. Peut-être sont-ils juste sortis de notre mémoire inconsciente de la N 10, quand on montait de Civray à Paris, vers 65-70, et que tout devait être de cette façon au signe près sur la bâtisse. La renommée de ces « Les Routiers » tient à l’étendue du parking blanc, non bitumé, qui l’entoure et où les camions s’assemblent en troupeau le midi. Et ça, ça n’a pas changé. Des lieux dont on a l’impression (…) -
2019.07.18 | je n’aime plus les aires d’autoroute
18 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Je suis irréprochable sur la question : j’ai tant aimé, j’ai tant pratiqué les aires d’autoroute. Mais maintenant je ne m’y retrouve plus, trop pareilles, trop sans surprise. Je m’arrête quand même, par habitude, par espoir ? et puis non... -
2019.07.17 | cul des camions sur l’A 10
17 juillet 2019, par François BonIl y a une dizaine d’années, j’ai fait quasi toutes les semaines de Tours à la fac de Poitiers, c’était une belle expérience et je suis toujours en contact avec certain.e.s des L3 rencontrés ces années-là. Puis après il y a eu Sciences-Po Paris, puis l’école d’arts Cergy, et chaque expérience s’ancre dans une durée, avant qu’on quitte le port pour une autre traversée.
Depuis bientôt 3 ans, c’est l’autoroute pour l’EHPAD, un autre vécu dense. Alors forcément je connais à peu près chaque (…) -
autoportrait par jour | 2019.07.16
16 juillet 2019, par François Bonprécédent — suivant
Chaque soir, un autoportrait est ajouté aux précédents. Cette rubrique est uniquement accessible via le site, et non relayée sur les réseaux sociaux. Elle a commencé le 3 août 2020 dans la condition intérieure de se prolonger jusqu’à impossibilité physique avérée. Matériel utilisé (en principe) : GH5 + objectif Laowa 9mm. L’évolution du geste et du contexte de représentation sera un élément de réflexion aussi important que l’évolution du sujet même. -
2019.07.16 | câbles, lunettes, huissiers
16 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Drôle de journée, pas « travaillé » comme je le faisais en me rendant à Cergy depuis bientôt un mois, et là –– même si rien à voir — stage au pays des musiciens. Je ne m’en promets que du bonheur, je crois que je suis préparé mentalement, j’ai les Gertrude Stein dans mon sac, mais il se fait comme une rétraction, une attente.
Ça n’empêche pas de régler les trucs administratifs en retard. Avant-hier, à la Poste, je trouve une lettre recommandée : je paye toujours ma (…) -
2019.07.15 | écrire écrit écrivaillon écrivain
15 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Ce matin en dépoussiérant, lui et le Grévisse. Depuis combien de temps pas bougé de cette étagère d’en bas. Depuis 2009 j’ai le Littré directement sur mon disque dur. Et quand je travaille connecté (donc tout le temps, accès d’un seul lien à un bassin de dictionnaires, dont le TLF, le Furetière et d’autres. Qu’est-ce qu’on garde, quand on maintient sans plus y toucher le Petit Robert qui s’effondre à peine on s’en saisit ? En novembre 1977, quand je suis monté à Paris, (…) -
2019.07.13 | Saint-Pierre des Corps pays lointains
13 juillet 2019, par François Bonprécédent _ suivant
Tout l’hiver, longeant mais très tôt le matin, avec du jour seulement vers la fin, ce coin de pelouse près des arrêts de bus, avec les trois bancs, la poubelle et la petite boîte à livres, l’immeuble en arrière-fond, ce sentiment de présence qui parfois vous prend dans ces manifestations immobiles et si souvent désertes du réel. Qui viendrait passer son temps là, à regarder les bus partir ?
Maintenant, j’irai beaucoup plus rarement à Saint-Pierre des Corps (la (…)