Quoi faire des morts, quand t’es de Vendée ? Ça s’appelait Xynthia, et là ça y est, c’est fini.
C’est une histoire un peu longue, je résume. Nous, enfants, on y allait le dimanche, aux grandes marées, voir la mer donner sa puissance, et passer haut par dessus la digue de l’Aiguillon. On en tirait aussi une partie de l’économie familiale, quand le père et le grand-père partaient le dimanche réparer les pelleteuses qui réparaient la digue, tâche infinie.
Parfois on réhabitait sur une île, (…)
chronique photos et journal, par François Bon
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16 décembre 2016, par François BonAutrefois, nos éditeurs étaient nos boîtes aux lettres : une respiration privée et personnelle. Maintenant, le mail est sur le site (mais attention : je ne fais pas facteur pour les auteurs qui eux n’y sont pas, sur le web – encore là hier soir une requête pour le mail de Guyotat, avant-hier pour celui d’Echenoz, non mais oh). Alors maintenant c’est tellement rare, une lettre retransmise par l’éditeur, on se dit que la seule façon de répondre ça risque bien d’être par voie postale et (…)
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Au départ ça vous tire un maigre sourire en coin. Quand je rémunère des étudiants US pour traduire un de mes textes ou confs in english, le tarif convenu c’est 5 cts du mot, donc ça ne me choque pas qu’un texte soit évalué au nombre de mots, même si bien (…) -
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9 décembre 2016, par François BonStockage illimité c’est nous-mêmes, en fait. Tout ce qu’on n’a pas le droit de redire, alors que c’est là dans la tête, toutes les phrases entendues de la veille, les moments creux, les surprises, les moments où il aurait fallu écrire, ou photographier, ou filmer. Le travail que c’était de noter tout cela dans les cahiers, et la contrainte que tu te fais de tout faire ici à ciel ouvert qu’est-ce que cela t’oblige à garder en toi qui s’effacera, mais que tu ne pourrais dire ici. Ou la vidéo (…)
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