« en 4000 mots » | recherches sur la nouvelle

c’est parti : l’atelier d’hiver 2018



- EN COURS : l’ensemble des nouvelles produites au terme de l’atelier

- S’Y REPÉRER : le sommaire des auteur.e.s, avec les dernières contributions

- pour s’inscrire et nous rejoindre, ou participer cet été au prochain giga-atelier collectif !

- et bien sûr le groupe Facebook est ouvert à tou.te.s les participant.e.s.

le sommaire des propositions


1 _ 2 _ 3 _ 4 _ 5 _ 6 _ 7 _ 8&9 _ 10

 


- proposition 1, des images mentales (à partir de Henri Michaux, en rêvant à partir de peintures énigmatiques


- proposition 2, écriture avec écrivain (à partir des Rêves de rêves d’Antonio Tabucchi)


- proposition 3, quand Kafka s’amuse (renversements et variations sur un thème, dans le Prométhée de Kafka)


- proposition 4, Duras quatuor à dire, à partir de La mort du jeune aviateur anglais


- proposition 5, Sarraute : scénographie des voix (à partir de Vous les entendez)


- proposition 6, Robert Walser : écrire sans sujet (à partir de Vie de poète)


- proposition 7, Virginia Woolf : contexte de l’écriture (journal).


- proposition 8 & 9, vies brèves en hors champ (à partir de Jacques Roubaud) et l’idée d’apocryphes...


- une autobiographie de l’autre avec vous-même écrivant dedans : proposition 10 et finale, on vous laisse la surprise... et les textes rassemblés ici

 

construction d’une nouvelle, enjeux & principe


La longue aventure de l’atelier d’été 2018 s’achevant avec la publication du livre, les forces reviennent : tout ce plaisir des échanges, des connaissances nouvelles, de la curiosité à lire...

Et ça correspond, d’une nécessité plus personnelle et profonde, au besoin de renouveler mes outils, de développer aussi des cycles que je puisse réutiliser – puisque l’an prochain c’en sera fini de l’astreinte et du studio école d’art – dans des accompagnements personnalisés ou des workshops thématiques, en France ou à l’étranger (oh oui, oh oui...).

Construire une nouvelle : j’ai longtemps été réticent à l’idée. Trop marre de ces concours imbéciles, avec publication en recueil pour le texte primé. L’idée que la nouvelle serait en somme une sorte de degré zéro de l’exercice romanesque.

Mais c’est le contraire, c’est le plus funambule. De Maupassant à Tchékhov, de Conrad à Henry James, de Lovecraft et Edgar Allan Poe à Flannery O’Connor ou Nadine Gordimer, ce sont des textes abrupts et vertigineux.

Toutes les questions liées à la poétique de la prose, à l’art du conte, à l’acidité et l’énigme des personnages, à l’oeuvre brève comme allégorie de l’écriture même ou de l’art ou de l’humanité tout entière, le bénéfice, comme moi comme pour vous j’espère, sera de s’y confronter de plus près.

Et c’est bien dans cette idée qu’on va les explorer, en commençant par l’abrupt, dans tout l’aiguisé de la langue. La question de la construction, comment elle devient en tant que telle récit, sera au coeur du cheminement.

Ce que j’en sais pour l’instant :

- on commence le dimanche 16 décembre, mais tranquillement, c’est-à-dire que les 3 premières propositions au moins seront uniquement conçues comme une marche d’approche ;

- il y aura 10 propositions, mais c’est la marche du cycle qui déterminera le nombre, ça peut aussi bien s’arrêter à 8 que monter à 12 ou 15 si l’élan nous y porte, et surtout si c’est chaque fois l’occasion d’explorer un.e auteur.e en particulier ;

- comme pour l’atelier d’été, chaque auteur.e bénéficiera d’une page individuelle, c’est un peu lourd à gérer mais on s’y retrouve évidemment pour la suivie et le plaisir à lire ;

Ce que je ne sais pas : tout le reste, puisqu’il s’agit pour moi d’une première, et que la « littérature » sur la question est bien souvent décevante.

En attentant, les Carnets de 1933 et le Commonplace Book de H.P. Lovecraft, les Carnets de Henry James (et ses nouvelles essentielles, comme La leçon du maître, L’image dans le tapis, Les papiers d’Aspern, les proses de Roberto Bolano (Anvers) ou Manganelli (Centuries), le Journal de Kafka et pourquoi pas Méthodes de Francis Ponge, les pistes ne manquent pas pour commencer un peu à s’immerger... Ou Borges. Ou Borges encore. Ou, à la place de Borges, Borges et Cortàzar !

Pour la partie matérielle : atelier ouvert bien sûr à tou.te.s celles.ceux qui se sont acquitté.e.s du pass une fois pour toutes, et si c’est l’occasion de se le procurer, vous êtes les bienvenu.e.s ! Si vous voulez contribuer un peu plus, le meilleur soutien c’est de se procurer les livres de Tiers Livre Éditeur, ou mettre un peu de sous dans la cagnotte Tipeee : pas d’enrichissement personnel au programme, mais au moins aider au matériel, disques durs, serveurs, matériel vidéo.

S’il vous plaît, une demande : noyé sous les e-mails pour la finalisation du livre atelier d’été (« Je vous parlerai d’une autre ville »), pas besoin de me confirmer pour l’instant, attendez mi-décembre ! Tous les détails via lettre d’info, donc à tou.tes.s celles.ceux qui se sont acquitté.e.s du pass abonnés.

Le groupe Facebook Tiers Livre, les cycles d’écriture restera la base d’échange commune (réservé aux participant.e.s), de façon on espère aussi riche et vivante que cet été.

Et donc à tout bientôt pour ce nouveau rendez-vous !

FB

Image haut de page : Magritte, La reconnaissance.

LES MOTS-CLÉS :

François Bon © Tiers Livre Éditeur, mentions légales
1ère mise en ligne 2 décembre 2018 et dernière modification le 19 février 2019
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