pour celles et ceux qui ne croiraient pas que Proust a connu Baudelaire
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[60] toujours c’est le vaincu qui m’avait paru le plus beau
29 décembre 2012, par François Bon -
[59] les modernes années n’apportent point de changement à la cité gothique
29 décembre 2012, par François BonUn des questionnements qui peuvent nous hanter en permanence, c’est la légitimité même de la question du grand écrivain. À imaginer qu’on puisse le définir selon des catégories établies avec sûreté, reproductibilité, et susceptibles d’être collectivement admises, peu probable qu’on puisse y insérer Marcel Proust : beaucoup trop atypique pour n’importe quelle catégorie qu’on prétendrait lui assigner en commun avec n’importe lequel de son époque.
Pourtant, si c’est l’oeuvre elle-même qui en (…) -
[58] ce Marcel Proust, un être qui vivrait tout à fait dans l’enthousiasme
29 décembre 2012, par François BonOn dit que dans l’écriture d’une pièce de théâtre ce moment des deux tiers est le plus difficile. Je n’aurais pas pensé être en mesure d’écrire cent billets successifs sur Marcel Proust. Il y a évidemment des doutes et des effondrements : une partie de la mécanique de la Recherche se révèle, avec ses craquements, et aussi le terrible ricanement de celui qui avait bien prévu qu’on viendrait voir à cet endroit, et vous prouve qu’il avait anticipé le dévoilement. Et puis qu’une oeuvre pareille (…)
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le Kindle Fire au lit
28 décembre 2012, par François BonKindle Fire : avantages et comparaisons concernant la nouvelle tablette d’Amazon
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[56] toute une vie secrète, invisible, surabondante et morale
27 décembre 2012, par François Bonpour celles et ceux qui ne croiraient pas que Proust a connu Baudelaire
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fascination pour la ville engloutie (poème)
25 décembre 2012, par François Bonon y perdait le jour, on y gagnait un grand calme
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[hors série] lettre de Marcel Proust à Philippe Soupault du 6 septembre 1920
25 décembre 2012, par François Boncompléments à « Proust est une fiction », le Seuil, 2013
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[54] comme les premiers ou les derniers accords d’une fête inconnue
25 décembre 2012, par François BonSi c’est Philippe Soupault qui les fait connaître à leur définitive échelle, préfaçant en 1946 Les chants de Maldoror par une biographie succincte (mais on en savait si peu) d’Isidore Ducasse, sa naissance à Montevideo, son professeur de rhétorique Gustave Hinstin, son séjour à Paris et sa fin, il ne fait que reproduire à l’identique les propos de Louis Genonceaux dans sa préface à la première reprise des Chants, en 1890, propos que Genonceaux assure avoir été collectés auprès du premier (…)
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[53] et la tristesse, morne comme un déménagement
25 décembre 2012, par François BonVingt-cinq fois chez Baudelaire, seize fois chez Proust, mais je ne sais pas si je saurais utiliser pour moi ce vieux et beau mot, l’adjectif morne, auquel Littré propose comme étymologie le gothique maurnan, être triste, avec toute une magie souterraine d’épopée scandinave et qui s’entend encore dans l’anglais mourn, déplorer.
« Qui a la tristesse peinte sur son visage », dit Littré, chez qui je découvre que le mot mis en début de vers, comme si cela décuplait sa syllabe longue, « Morne (…) -
[52] aussi immémorial qu’une millénaire et somptueuse momie
24 décembre 2012, par François BonEt simultanément (c’est-à-dire entre 1910 et 1920), avec Joyce et Proust, le roman (tout au moins un certain courant du roman) opère une révolution parallèle, c’est-à-dire : prise en compte seulement des points forts (d’une scène, d’une histoire), non dissimulation des vides ou des trous, puis regroupement de ces fragments selon une combinaison aboutissant à une mise en rapports directe (une confrontation) qui vise à la construction d’un ensemble dont les éléments ne vont plus être (…)