Caresser la couverture, la première, puis glisser sur la tranche pour finir par la quatrième, le tourner, devant, derrière, éventer ses pages lâchant la pression entre le pouce et l’index, parcourir le roman d’un trait, sans le lire, savourer ce que sera l’aventure, se faire surprendre par des mots lorsque le mouvement ralentit, repérer une atmosphères, ne pas entrer dans l’histoire trop vite, en faire le tour dans un premier temps, avec les yeux, avec les mains, avec son désir d’y plonger pour à nouveau voyager, ailleurs, le poser sur les genoux, retenant les pages du plat de la main, l’allonger près de soi, le pouce accentuant l’ouverture de la pliure avant de s’engourdir, le sortir délicatement d’un sac, dans le métro, sur un banc, adossé à un arbre, pour ne pas en écorner les angles, le ranger enfin sur l’étagère, toute proche pour l’instant, pour que la séparation soit douce, que la main puisse le rattraper pour noter, relire, recaresser.
Un commentaire à propos de “#livre #01bis | geste et rêve”
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Joli petit texte, merci !