
2| Collection consolation ?
Nous ne lirons pas tous les livres. C’est entendu et tant mieux. Nous ne lirons pas tous les livres que nous voudrions lire ni même tous ceux que nous devrions lire pour notre salut, notre élévation ou notre agrément. Soit. Ce n’est finalement pas si terrible à accepter, mais je m’en console en lisant le livre que j’ai dans les mains. Il est là et ce n’est pas un moindre mérite. Il en va tout autrement avec les livres que je n’écrirai pas. Comment s’en consoler ? La liste des livres que je voudrais écrire est plus facile à établir que celles des livres que je voudrais lire, dont une bonne partie échappe à ma connaissance. La liste des livres que je voudrais écrire est finie, bien qu’elle ne soit pas encore terminée : elle commence et s’achève avec moi. Il faudrait sans doute la perfectionner : elle comprend d’une part les livres que je n’écrirai pas faute de temps et, d’autre part, ceux que je n’écrirai pas faute de talents (j’insiste sur pluriel du mot. Savoir-faire, motivation, endurance, renoncement… sont autant de domaines qu’il recouvre). Je peux bien sûr combiner les deux, portant l’échec à son carré. Maintenant, si on y regarde de plus près, qu’est-ce que signifie « ne pas écrire un livre » ? Ne pas le commencer ? Ne pas le finir ? On trouve dans la langue russe (et bulgare), une forme verbale qui m’a donné bien du souci. Elle porte le nom retors de « perfectif ». Il existe aussi en français :
XVe siècle, parfait. Dérivé savant de perfectum, supin de perficere, « achever, parfaire ». GRAMM. Se dit des verbes dont le sens implique que l’action s’achève dans le moment même où elle s’accomplit. Un verbe perfectif ou, subst., un perfectif. « Naître », « mourir », « entrer », « sortir » sont des verbes perfectifs. « Chercher » est un imperfectif et « trouver » un perfectif. Dans la phrase « Elle prit son sac et sortit », le verbe « prendre » a une valeur perfective.
En français, le perfectif ne porte pas la responsabilité sonore d’une déclinaison, on peut donc s’en fiche comme d’une guigne. En russe (ou en bulgare), on entend immédiatement que vous n’avez pas choisi votre camp. Autrement dit :
L’opposition du perfectif et de l’imperfectif qui, dans les autres langues où on la rencontre, le baltique, le germanique, le latin, ne joue qu’un rôle accessoire, est au contraire un élément absolument essentiel du système verbal slave. » A. Meillet, Études sur l’étymologie et le vocab. du vieux slave, 5 (Bouillon)
Mettons que vous vouliez écrire une lettre, si vous comptez la commencer, vous emploierez l’imperfectif, писать (sonne un peu comme pisser dans l’expression « pisser de l’encre ») : écriture en cours. Si vous envisagez de l’écrire jusqu’au bout, c’est verbe perfectif написать, qu’il vous faut. Quand on lit des grammairiens, cela n’a pas l’air bien compliqué, mais dès qu’il s’agit d’avoir une conversation avec des autochtones, on mesure la difficulté. Comment peut-on savoir si on mènera quoi que ce soit jusqu’au bout ? Le choix du verbe reflète-t-il une intention et non la réalité d’un accomplissement ? Sait-on toujours clairement jusqu’où on ira, jusqu’où on est prêt à aller, à l’amorce une action ? Mon cerveau faisait des nœuds quand je suis arrivée en résidence d’écriture pour un mois à Sofia, avec l’espoir insensé d’y parfaire mon bulgare balbutiant sur mes bases de russe. Ma professeure (Ranitsa) m’a tirée d’embarras, un après-midi dans le Parc des Docteurs : Il n’y a pas de règle qui tienne. Rien qui s’apprenne par cœur comme un théorème mathématique. Il faut écouter beaucoup et petit à petit, on sait ce qui se fait, on sait quoi faire.
Arrivée à ce point, il m’apparaît, avec une clarté surprenante, que je fréquente peu le perfectif. Je suis née, je mourrai, voilà son compte. Entre les deux, l’écriture suit son cours. Je collectionne les livres que je suis en train d’écrire, leurs débuts, leurs passages, leurs personnages, leurs décors, leurs sujets, leurs titres, selon ce qui veut bien se proposer à moi. D’ailleurs, n’ai-je pas conçu Le Journal d’un Mot, dont l’année VI sortira à la Noël comme une suite infinie ? Je n’aurai pas écrit tous les livres que je voulais écrire au perfectif, mais à l’imperfectif, je serai à la tête d’une vaste collection.
4| Réel coupure
C’était un vase chinois. Ming peut-être, on pense toujours aux Ming, dès qu’il est question de fragilité, de fric, d’ancienneté et d’Asie. Avant le casser, l’enfant a bien prévenu la domestique. Elle, s’est fait un sang monstre. Jouer avec les nerfs de la pauvre fille ne suffisant cependant pas à sa démonstration, au bout d’un moment, il le jette par terre. La destruction est un éternel présent. Même quand elle porte le nom délicat de bris qui ne fait presque pas de bruit. Elle est à ce point inscrite dans le présent que la rupture avec le passé est, pour une fois, irrévocable, sans retour, nette. Ce génie de sale gosse va ensuite convaincre la bonne que c’est elle qui a cassé « le gros coco du dada », comme l’appelait monsieur son père. Mais c’est une autre histoire. Lisez Vitrac/Victor ou les Enfants au pouvoir si vous voulez la connaître. Une pièce de théâtre : bien sûr, le vase est un faux, un truc moche comme tout, acheté trois fois rien et en cinq exemplaires dans un bazar à Belleville. Il faut bien le remplacer d’une représentation à l’autre. C’était la première fois que je mesurais l’incroyable puissance du geste sur le public. Tellurique. Ce qui est fascinant, c’est la disproportion flagrante entre la valeur marchande de l’objet et la stupeur de la salle à l’instant où le vase heurte le sol et se brise en mille morceaux. Personne ne croit qu’il s’agit d’un véritable vase Ming. Pourtant, tout à coup, le réel fait son entrée sur scène et tout le monde le reconnaît. Au théâtre, l’effet de réel est toujours cassant, c’est pour ça et comme ça qu’il coupe. Il fait une grande entaille dans la suspension d’incrédulité du public : tout d’un coup, on sort de la pièce. Quelque chose du même ordre se produit quand les interprètes ont un fou rire. Le public loin de leur en vouloir est ravi. Cette déviation le met dans la confidence. Tout à coup, jouer veut dire jouer, comme à l’enfance, et tous ensemble. Les répétitions qui donnent une longueur d’avance au plateau, que le public n’est pas en mesure de rattraper d’ordinaire, sont effacées. Retour à la case départ. Personne n’a gagné 20 000 francs et, pour ce manquement au sérieux de règle, les acteurs du Funambule sont mis à l’amende par le directeur*. Pour la casse dont je parle, elle est au contraire intentionnelle, revendiquée, mise en scène. Alors, il n’est plus seulement question de donner un coup de canif dans la convention, mais de mêler quelque chose de tragiquement vrai à quelque chose de notoirement faux et par suite, ayant fait monter les enchères de la crédulité, de demander au public s’il suit ou s’il se couche, comme dans une partie de poker. Si rire est défendu, casser est interdit. À l’aune de l’enfance, on peut bien mesurer la différence entre les deux.
J’ai eu recours plusieurs fois à ce tour de force. Dans L’Enlèvement au Sérail, Konstanze poussée à bout par les avances de Sélim, brisait une flûte en cristal. Elle s’en faisait une arme contre lui, avant de la porter à sa carotide dans une ultime tentative d’échapper à la situation. La chanteuse visait un point d’orgue dans le silence pendant son air pour casser le verre. Si le silence après Mozart, c’est encore du Mozart, tout bruit ajouté à une partition d’opéra est encore tenu pour blasphématoire (ce qui est un paradoxe, puisque l’opéra est un genre profane). Heureusement, grâce au jeu impeccable de Katharine Dain (la Konstanze) et de Stéphane Mercoyrole (Selim Bassa), ce petit scandale était mis au rencard pour la majorité du public au profit de la tension dramatique inédite du verre brisé. Il est toujours facile d’écarter les couteaux et les revolvers au théâtre : même avec la meilleure volonté du monde, comment y croire ? On pense tout de suite à l’accessoiriste, aux jouets des panoplies de cowboys… Il en va autrement avec un objet inoffensif transformé en arme dans le chaud du moment. Quand le verre devient un tesson, tout peut arriver. Il y a bien sûr un danger : on prend goût à ces surenchères. Selim rendait les armes quand Konstanze menaçait de mettre un terme à sa propre existence, d’abîmer plus ou moins définitivement cette chair qu’il chérissait. S’en suivait un moment dépressionnaire. Ils étaient là comme deux boxers après un match sans victoire. Konstanze à bout de force, idiote de fatigue. Selim effaré. Dans la fosse d’orchestre, plus un son. Alors, pour la première fois, on entendait du français. Est-il homme dans ce monde aussi étranger que moi /Poitrine déchirée, prêt à pleurer, aussi étranger que moi ?...** Et il sortait, défait, traînant tous les cœurs après lui… avant de revenir fringant, comme si de reine n’était, prendre sa place au centre du plateau, et de lancer un tonitruant « PAUSE » à l’allemande, à la Pina Bausch, pour l’ensemble du personnel invisible du Sérail, qui reprenait en écho ce mot d’ordre. Jane, la violon solo de l’opéra de Rouen m’a attrapée par la manche à l’entracte de la prégénérale, pour me demander de changer la mise en scène, « parce qu’on croyait à son humanité pendant le poème, qu’on pleurait avec lui, qu’on l’aimait et que ce retour en fanfare “cassait tout”. Il a bien fallu lui dire que c’était la seule façon que j’avais trouvée pour le public sente dans sa chair ce que c’était d’être enlevé, prisonnier, au Sérail.
- Cf. Les Enfants du Paradis / Carné, Prévert
**Est-il homme dans ce monde aussi étranger que moi
Poitrine déchirée, prêt à pleurer, aussi étranger que moi ?..
Parcourant Damas et Anatolie ainsi que bien d’autres pays
J’ai cherché, n’ai trouvé personne aussi étranger que moi !
Que personne ne soit dépaysé, ne souffre du feu d’amour
Que personne ne soit, Seigneur, aussi étranger que moi
Ma langue gémit mes yeux pleurent, la solitude me touchent au cœur
Seule mais seule mon étoile peut être aussi étrangère que moi.
Souffrant toujours d’une telle douleur, si je connais un jour la mort
Verrai-je au moins dans ma tombe quelqu’un aussi étranger que moi ?
On apprend la mort d’un étranger, on lave son corps trois jours après
On lave avec de l’eau froide le pauvre aussi étranger que moi.
Ô mon Pacha Selim sans remède, ton mal est inguérissable
Et va maintenant de ville en ville aussi étranger que moi.
Yunus Emre (1240-1321)
5| Avec mes vilains habits
La robe de Cendrillon au bal est un objet magique. Quelles options cela nous laisse-t-il ? Dès le début du travail, cette robe soulève trop de questions, trop d’attentes : est-ce que les sœurs sont forcément ridicules (pour servir de faire valoir) ? Est-ce que l’interprète du rôle-titre doit porter la couleur qui la met le mieux en valeur (…) ? C’est très difficile de ramener la concentration vers la question dramaturgique : qu’est-ce qu’un objet magique ? Comment peut-on le donner à voir dans un spectacle ? Peut-on donner à voir un effet magique dans un spectacle au budget costumes et scéno de 600 euros ? Peut-on faire quoi que ce soit sur un plateau de Cendrillon après le dessin animé de Disney ?
Dans mon esprit, la robe idéale d’une Cendrillon est la nudité de l’Empereur du conte dans ses habits neufs. Elle entre en sous-vêtements chair assez couvrants, ou vêtue d’une fausse nudité, ou d’un fond de robe, les invités, les courtisans, le roi, le prince, tout le monde est ébloui. Sur scène chacun joue qu’il voit la plus belle robe du monde. Dans la salle, on voit que c’est un artifice puissant.
in Cendrillon, mille morceaux
Ce sont les notes que j’ai prises pendant la production du Cendrillon de Massenet. Récemment, j’ai rangé dans l’armoire la fameuse robe. Ce tri des costumes prend toujours des semaines : je manque foncièrement d’entrain a posteriori. L’urgence retombe. Les habits prêtés attendent patiemment dans le stock des costumes de l’école, propres et pliés. La robe de bal est à moi, désormais, mais il s’écoulera un certain temps avant que je puisse la porter comme telle. Les chanteurs et les chanteuses auxquels je prête mes habits en prennent soin, mais les personnages les tachent, les plissent, en modifient les fonctions et les mesures, si bien qu’il faut des mois, parfois des années pour enfiler une veste et non le vêtement d’Ulysse ou de Cendrillon. Le plus simple consiste à les frapper d’une sentence moratoire (les oublier sur la plus haute étagère de l’armoire jusqu’à ce que leur utilité se manifeste à nouveau. Un mien kimono japonais de soie noire ornée de blanc est ainsi passé d’un personnage à l’autre jusqu’à être usé jusqu’à la corde sans que je puisse le revêtir une nouvelle fois comme mon vêtement. Les seuls que je ne prête pas sont mes habits de conteuse. Ma costumière les a plusieurs fois copiés pour des spectacles. Les originaux restent chez moi. Ils sont déjà bien usés. Je compte bien être enterrée dedans, c’est ce qui explique cette exception.
je ne sais pas si ce que nous écrivons est perfectif ou pas, l’intention elle-même est plus ou moins solide, mais je suis bien content de n’avoir pas à choisir pour décliner avec justesse ce que j’écris.
J’ai beaucoup aimé ton texte réflexif.
Merci de ton passage, Philippe. Tes écrits de ces dernières semaines sont une grande source, où je puise sans pour autant laisser un message. Au-delà de la condoléance, qui prend sa part, ils marquent une rigueur, un corps à corps avec l’existence par l’écriture, une force qui est aussi son revers et sans que ce soit un problème, qui me parvient et m’agit. Bonne route, camarade.
J’ai souri au rictus et lu avec intérêt le texte collection consolation, le détachement avec lequel il s’écrit. Merci.
Merci Emmanuelle, belle façon de dénouer les noeuds
quel questionnement et quelle démonstration, tu éclaires ma journée :
l’écriture suit son cours et c’est tant mieux pour nous
Merci de ce retour, Nathalie. Je crains toujours d’être obscure dès que j’aligne deux idées. Et puis, éclairer la journée d’une amie, quel privilège !
Dans « perfectif », disons – ce qui est – (ma difficulté à apprendre le russe me revient au galop), j’entends pour ma part, le mouvement, le désir de ma perfectibilité (à l’écriture comme en toute chose),
Quant à l’aboutissement concret de ce mouvement – de l’écriture – alors même qu’elle se fait au jour le jour ? Une question toujours en suspens, certes, un empêchement au perfectif ?
Très fort cette pirouette d’un imperfectif d’écriture – qui est !
A la russe, puisqu’il suffit de te lire pour entendre ce qui se fait.
C’est chouette de croiser une camarade de galère russe ! Pour moi le perfectif (en français on traduit par le « parfait » n’est plus perfectible. One shot de la naissance, de la mort. Ces affaires de grammaire me passionnent (c’est la faute à Quignard), même si j’y suis une éternelle Madame Jourdain…
(je ne connais pas supin) (on appelle parfois les journaleux des pisse-copie) à perfectif je préfère prétérit – jamais compris les nuances – et par ailleurs la liste des livres écrits est, elle aussi, finie – un jour je me suis dit même un livre/jour, ou même deux allez un peu plus de 7200 en dix ans (pas si mal mais on oublie) – j’ai trouvé aussi dans l’un d’entre eux ce morceau de phrase magnifique qu’on attribue (dans ce livre-là) à Leibniz (quelle référence) « l’horrible amoncellement des livres » – qu’avons nous donc à vouloir ajouter à la pléthore ? j’y retourne immédiatement
Supin ?
Il est vrai que ce mot-là n’est pas de toi ( comme dit dans un conte griparriote) mais il est dans la def du d’ici de ce percfectif
GRAMM. Forme nominale du verbe latin qui peut jouer le rôle d’infinitif et dont le radical sert à la formation d’autres temps (part. passé en -us) dans la conjugaison latine. Les supins et gérondifs sont donc autant des cas de l’infinitif que du participe; et ces participes eux-mêmes pris substantivement, sont de vrais tems de l’infinitif (Destutt de Tr., Idéol. 2, 1803, p. 251).Il y a vingt ans environ qu’au sortir du lycée Henri IV tu t’es mis à m’expliquer, un soir, sur la place du Panthéon, que les mots français qui provenaient d’un verbe latin étaient formés, en général, du supin, et non pas de l’infinitif ou de l’indicatif, comme un vain peuple pourrait croire (Duhamel, Combat ombres, 1939, p. 53).
Magnifique, ce « réel coupure ».
Merci, merci!
Merci Emmanuelle pour la générosité, la franchise de ce voyage dans l’écrit et ce qui nous colle au corps et ce qui est détachable; quel que soit le classement dans lequel on l’enferme, il existe. Merci pour cette représentation de ce qui compte vraiment dans l’écriture. C’est en tout cas ce que ton collier de textes m’inspire: y trouver son compte entre naître et mourir. Quant à ce choix de texte dans le contexte, il est si bon à articuler au fil de l’imagination de ces acteurs et de tes choix de mise en scène qui donnent au public la sensation de vivre pleinement ce qu’il se passe sur scène. Ça donne vraiment envie de casser un vase Ming et de finir par une flûte.
Cher Dominique,
Merci pour cette lecture attentive. J’ai écrit la #4 (la juste ellipse) de la #chroniques #04 en pensant déjà à la problématique théâtrale que tu as apporté dans l’atelier. Elle me fait beaucoup cogiter et retraverser des actions scéniques passées.
Merci Emmanuelle pour cette collection/consolation, c’est beau. Bises.
Merci de ton passage Clarence.
Hello Emmanuelke,
De retour pour un peu de lecture par ici, et la chambre en bruisse de pensées, de clins d’œil, d’entre-sort insolites, merci merci ! Et vivement janvier, et les non-anniversaires,
Cat
En parallèle de l’atelier, je lis Jane Favre-Saada (Les mots, la mort, le sort) et pense bien à toi.
(elle assure la Jeanne : son livre est formidable (il a une espèce de suite en forme de journal de terrain – différent mais vraiment bien aussi – dans les tuyaux il y a aussi celui qu’elle consacre ces temps-ci à Pierre Rivière (celui qui a égorgé sa mère…))
Je ne manquerai pas d’y aller voir. Merci Piero
Merci Emmanuelle pour la lecture au cœur que tu fais de Cendrillon en tant que professionnelle et la réflexion plus générale sur le costume Avec [t]es vilains habits. On se place rarement du côté de la costumière en profondeur et pourtant ses regards et pratiques sont cruciaux.
Merci de surligner ce passage, Cécile. Je fais des costumes depuis des années et ne me reconnais pas vraiment cette compétence. Pourtant, récemment et ce texte n’arrive pas par hasard, j’ai commencé à comprendre que je pensais (aussi) comme une costumière. Et que je ferai bien de tirer ce fil… Tu le remarques, c’est qu’il a la bonne couleur.
de la couleur du fil à bâtir doré la grosse bobine que j’avais emportée de la rue Blanche… alors quand d’autres écrivent le costume je lis je tire le fil… merci à toi