A propos de Brigitte Célérier

une des légendes du blog au quotidien, nous sommes très honorés de sa présence ici – à suivre notamment, dans sa ville d'Avignon, au moment du festival... voir son blog, s'abonner, commenter : Paumée.

hors-série #imperatif | aimer

Sachons, amis, que cette hébétude qui nous prend n’est pas pour nous, n’oublions pas que les bombes ne sont pas sur nous, maudissons le mal qui est en l’homme, pleurons l’impuissance de ceux qui sont pris dans le tumulte, de ceux qui agissent sans l’avoir voulu, de ceux qui souffrent sans y avoir été préparés, de ceux qui ne comprennent Continuer la lecturehors-série #imperatif | aimer

Transversales #02 | une semaine de réductions

Dimanche 13 février Ce vers d’Horace « carpe diem »… cette question : pourquoi l’homme arrache-t-il la beauté, le bonheur, au risque de le détruire… au Japon « l’art c’est couper sans couper »… un bref livre qui s’épanouit, plein de sève, et défie toute compression (L) Un passionné brigand toulonnais se réfugie dans l’arrière-pays puis les alpages ; découvre la vie lente, des bergers, un Continuer la lectureTransversales #02 | une semaine de réductions

vers un écrire/film #04 | virer

Il était ces épaules gonflées, il était ces mains agrippées, ces mains poussant, il était ces jambes tendues, ces jambes crispées par l’effort. Il était ces épaules gonflées, cet effort tournant, il était cet élan, ces yeux rivés sur le dos qui tournait devant lui. Il était ces épaules gonflées, cet effort, mais il était surtout à ce moment cette Continuer la lecturevers un écrire/film #04 | virer

vers un écrire-film #03 | Minuscules épiphanies d’un jour ordinaire

Dans un coin à l’abri du vent le visage relevé. Les larmes de froid des yeux sèchent. Sur le mur mangé de soleil de l’autre côté de la rue la danse de l’ombre des lauriers qui se balancent sous les risées. L’affirmation à l’angle d’une rue qui s’ouvre en biais de sept hautes souches en poterie rouge alignées et dressées Continuer la lecturevers un écrire-film #03 | Minuscules épiphanies d’un jour ordinaire

vers un écrire/film #02 | attente en six plans

L’image d’une immensité s’impose si forte qu’on dirait que l’écran s’est élargi et a pris les dimensions que le cinéma adoptera des dizaines d’années plus tard | une immensité blanche et grise ponctuée d’un peu de noir | un énorme ciel en camaïeu de gris avec des ourlets blancs aux grandes masses qui se superposent | une bande qui part Continuer la lecturevers un écrire/film #02 | attente en six plans

vers un écrire/film #01 | Sète, retour de Tamentfoust ou La Pérouse

Un quai au soleil du matin, la caméra zoome sur un cargo, coque rouge et noire, superstructures blanches, trois mats de charge et au centre une cheminée, rouge à bandeau noir avec un grand S peint en blanc / depuis le pont on approche d’un hublot, jusqu’à distinguer une nuque et une tresse sur la droite et, plus loin, au Continuer la lecturevers un écrire/film #01 | Sète, retour de Tamentfoust ou La Pérouse

autobiographies #15 | quelques fenêtres de sa vie

La croisée peinte en un blanc un peu écaillée, les dalles de la cour sur lesquelles tourne une petite voiture conduite par un garçonnet que tente de poursuivre sur ses petites jambes potelées la dernière des enfants, la fontaine et ses carreaux verts et blancs à volutes mauresques récupéré à volutes mauresques récupérés dans des ruines sur la gauche, les Continuer la lectureautobiographies #15 | quelques fenêtres de sa vie

autobiographies #14 | extérieurs, traces

un jardin, ou la terre battue d’un enclos plutôt, avec deux arbres et une maison s’ouvrant par une véranda à l’arrière plan, un fauteuil d’osier transplantés dans la Chine d’après la guerre des boxers, et puis une robe blanche et sur les genoux un minuscule être enfoui dans de la dentelle un jardin, ou la terre battue d’un enclos plutôt, Continuer la lectureautobiographies #14 | extérieurs, traces

autobiographies #13 | une dame

Elle était svelte et de taille moyenne, elle avait de jolies mains, de jolis pieds, des yeux très clairs qui voyaient un peu flou et a gardé toute sa vie des jambes fines qui donnaient à ceux qui la suivaient une attente déçue, dans les dernières années, par la vision du visage fripé, des énormes lunettes loupes que sa myopie Continuer la lectureautobiographies #13 | une dame

autobiographies #12 | dans un bureau

S’imposent à la vue, en entrant, sur le mur de gauche les trois fusils à pierre, leur long et fin canon qui semblent si fragiles et dangereux, leurs décors discrets de métal, et pour l’un les cordelières vertes de laine tressée qui pendent de la crosse, deux poignards dans leur étui de cuir décoré d’appliques, ton sur ton pour l’un, Continuer la lectureautobiographies #12 | dans un bureau