A propos de Eve F.

Rédige des assignations et des conclusions, défend le veuf et l'orpheline, écrit sur le Droit et son envers, la Justice et ses travers, le bien-être et son contraire, les hommes et pas que, le bruit du monde et ses silences, aussi.

#rectoverso #07 | L’éternité c’est maintenant

RECTO Le fait que changement d’avis au dernier moment elle avait dit à sa mère qu’elle la rejoindrait plus tard au magasin le fait que l’envie de passer d’abord par le lac était irrésistible aller saluer les cygnes, les canards et leur nouvelle portée bien tardive pour la saison le fait que tomber nez à bec avec un pigeon ramier Continuer la lecture#rectoverso #07 | L’éternité c’est maintenant

#rectoverso #06 | Il faudrait tout oublier

RECTO Quand on est gardien d’immeuble on fait partie des meubles. On appartient au bâtiment, à la cour, au parking, aux caves, aux poubelles. Il parait que je suis de la famille, c’est eux qui me l’ont dit. Les gens de la résidence comme ils l’appellent. Ils ont beaucoup besoin de moi et parfois ils me rendent la pareille. Depuis Continuer la lecture#rectoverso #06 | Il faudrait tout oublier

#rectoverso #05bis | La paix en marche*

14 juillet matinée radieuse d’un siècle chancelant RECTO 10 heures et vingt minutes. Un lac, des arbres, deux cygnes et leurs petits. Autour, des marathoniens transpirent. Des enfants bruyants, des amoureux enlacés dans l’herbe écrasée par le désir. Tout est calme, reposant. En paix. 10 heures et vingt cinq minutes. Affolement sur l’eau. Les canards, les oies, le héron, les Continuer la lecture#rectoverso #05bis | La paix en marche*

#rectoverso #05 | On vit comme on aime*

RECTO Il était tombé fou amoureux d’elle. Amoureux et fou. Amoureux, il ne voyait plus qu’elle et comme dans ce genre d’histoire bien banale, il se sentait pousser des ailes. Les ailes d’un homme de presque cinquante ans qui allait accepter, pour elle, pour eux deux, de retourner dans le pétrin Au sens propre ou au figuré ? un peu des Continuer la lecture#rectoverso #05 | On vit comme on aime*

#rectoverso #04 | Il faut la prendre dans les bras*

Entre eux deux c’est une grande histoire. Une histoire qui pourrait ne pas avoir d’âge. Une histoire qui traverse le temps, qui pourrait remonter à la préhistoire. Une histoire à soubresauts, à rebondissements. Quand on aime on ne compte pas Elle devait en rêver, bébé, quand elle tétait le sein de sa mère. Depuis, elle s’est bien rattrapée. Pourtant des Continuer la lecture#rectoverso #04 | Il faut la prendre dans les bras*

#Recto Verso #03| Ego prius cogitabat

RECTO Il y a de l’information partout et tout le tempsIl y a de l’information dans les écrans petits ou grandsIl y a de l’information dans la rue dans les appartementsIl y a de l’information dans ce que j’écris à cet instantIl y a de l’information dans la peau de mes doigts sur le clavierIl y a de l’information dans Continuer la lecture#Recto Verso #03| Ego prius cogitabat

#rectoverso #02 | La vie est une situation délicate *

A ce stade de la nuit, le voisin du quatrième n’est plus dans son transat à bronzer sur sa terrasse avec vue panoramique. Il me dit souvent qu’il a peur des cambrioleurs, que c’est bien d’avoir installé des caméras, et à cette heure il doit paisiblement ronfler sous la clim ultra sophistiquée de sa chambre, qui change automatiquement la température Continuer la lecture#rectoverso #02 | La vie est une situation délicate *

#rectoverso #01 | Tous les sons sont comme un appel*

RECTO 1.A peine passée la Porte d’Auteuil, le bus s’est mis à l’arrêt, moteur éteint. Les curieux scrutent une information qui viendrait de l’extérieur. Le chauffeur est calme, silencieux. Ceux qui sont au-devant du bus voient la scène, ne parlent pas. Plus personne ne dit mot à personne depuis que tout un chacun tient dans sa main le monde et Continuer la lecture#rectoverso #01 | Tous les sons sont comme un appel*

#Boost #15| Un éternel printemps à chaque fois que j’y reviens

( suite de Boost 14) Au-dedans rien qui puisse se dire. Pas de langage dans ce paysage. Sans nuage. Loin des naufrages. Pourtant si près du rivage. Pourtant il faudrait bien lui trouver un nom, trouver un mot pour le nommer. J’entends ceux que tu as murmurés quelques heures avant ta mort ; Tu regardais droit devant toi, un mur Continuer la lecture#Boost #15| Un éternel printemps à chaque fois que j’y reviens