— Le temps que vous lisez vous n’êtes pas où vous êtes
— Un hiatus de trente ans s’est ouvert
— Ces livres sont des pages d’éphéméride arrachées
ce n’est pas le souvenir, ce sont les traces
J.-B. Pontalis
Trois jours durant l’été 1995, autour du 15 juillet j’ai enchaîné la lecture des éditions de poche (Folio) d’Annie Ernaux. J’ai lu, alors, la presque totalité des références disponibles, six sur les sept minces volumes se glissant sans l’alourdir — un à la fois, de 77 à 182 pages — dans la poche portefeuille de la veste. Non, trop chaud pour la veste. Malgré le répit qu’offrait ce week-end entre les deux et troisième pics de chaleur de l’année — cela, ce sont les archives météo internet qui me le disent —, ce n’étaient pas des températures à me couvrir — car je suis sorti, ou passé les acheter, ces livres — un à la fois, je ne sais rien, mais je sais ça : je ne ressortais jamais des rayons alors avec plus d’un livre. À chacun son escapade, son aventure. Sa percée, aller, retour — et si je les avais lus dehors ? Suis-je bête : c’est probablement la nuit, au boulot, qu’ils ont été dévorés — moi, je dirais plutôt : absorbés — car j’étais passé de nuit, plus obligé de porter de veste. En travaillant une nuit sur deux ? le 14 et le 16 ? Ça se pourrait — je ne sais plus. Les dates, ce sont les pages de garde qui me les fournissent — un signe que je me fais à trente-et-un ans de distance : — Eh, on se connaît ? Quoique, pour qu’il y ait signe, il faut un récepteur. Je ne sais pas si je me souciais d’un destinataire — mais peut-être, obscurément, je considérais les livres, déjà, comme des miroirs ? Miroirs de poche — des confidents ? S’envoyer des signaux comme dans les westerns, ou les films d’espionnage — est-ce que ça porte un nom ? Si je tape : signaux miroir, j’obtiens : C’est quoi le syndrôme du miroir ? Miroirs d’agglomération signalisation routière ; Miroir Réflecteur de Signalisation Réfléchissant ; Les miroirs à retournement temporel… Ah ? J’essaie : signaux miroir code, ce qui donne : Chiffres Miroir – Déchiffrer, Chiffrer, Décoder, Encoder ; Miroir routier : tout savoir sur la réglementation française ; Lecteur de codes-barres à miroir oscillant ; Générateur de texte miroir ; Liste des caractères miroir… Relance ma recherche avec signaux miroir langage : L’effet miroir pour communiquer avec les autres ; La clé d’une communication réussie : le mirroring ; C’est quoi les neurones miroir ? À court, je tente le tout pour le tout : signaux miroir western : 13 idées de miroir western ; Le western, un miroir de la société ; Les jeux de miroir dans No Country For Old Men ; How to replace mirror lights on a Western Star 57X ? Miroir de survie pilote USAAF ; ça devient intéressant : Miroir de signalisation — Outil réfléchissant pour envoyer des éclats de soleil vers sauveteurs, avions, véhicules ou observateurs lointains. Bref, je me suis perdu. Je ne me pensais pas le faire ce signe en travers du temps, je crois — c’est plutôt comme une trace, que ma lecture a laissé : de mon passage. Le temps, j’en débordais, j’avais toutes mes journées, mes heures du jour libres alors. Cela n’était pas tellement nouveau, ce qui l’était, c’était de les vivre sans la mauvaise conscience de sécher les cours ou remettre au lendemain recherches et/ou rédactions. Je me vois plutôt concentré sur le fait de tenir mon temps entre les pincettes — la fourchette — de ces dates qui vont par deux : début et fin de la lecture, ouverture puis fermeture du livre — comme tout voyage, toute absence, toute fermeture, tout ce qui est temporaire a ses dates. Pour la moitié d’entre eux — trois sur les six donc — une seule est inscrite, ce qui signifie : lus dans la journée — dont deux la même, un samedi — là encore c’est internet qui me le dit. Ils m’auront fait, m’auront tenu, la journée — évidemment cela ne fut qu’une question d’heures, d’une heure pour le plus court : Passion simple, mon premier Annie Ernaux ? Je lis et lisais lentement. Je disais : le prenant avec des pincettes, occupé à ce qu’il — le temps — ne soit rien d’autre que cela : du temps de lecture. À cela le réduire, ainsi le manier — en faire ma miniature. Lisais-je dans l’optique de me (rappeler à mon bon) souvenir ? Et un livre, est-il un bibelot — dans le même objet le voyage et le souvenir du voyage ? Est-ce que je ne voyais pas le temps passer ? C’est à 31 ans d’écart, et je n’appellerai pas ça du recul, que j’invente ces questions, que je formule ce dont il était ou pas pour moi — ou pour celui-là, là-bas — alors question. Ce que je suppose et veux dire : j’étais sans doute, en inscrivant ces dates à l’entrée de ces livres — et en en parsemant les pages de mes cernes au crayon à papier —, trop occupé à tromper le temps, trop investi dans mes gestes de parade pour, en plus, en avoir conscience. À faire semblant de ne pas voir peut-être, en effet, je me laissais prendre, leurrer. On a beau dire, le temps que vous lisez, vous n’êtes pas où vous êtes. C’est pourtant bien à lire dans un véhicule en mouvement que l’on risque la cinétose ou mal des transports. Un livre, c’est ce qui me fait tenir sage comme une image, cela depuis l’enfance. Mon mal de mer, j’ai plus tard — tellement plus tard — appris à l’associer au mouvement du temps lui-même. J’aurais dit tout à l’heure — avant de les extraire de la caisse des E et des F (tiens ! regardez qui j’ai en double : L’inquiétante étrangeté / L’inquiétant familier) et de les rouvrir, ces six livres, et de non seulement les reparcourir, mais d’à nouveau, comme une autre première fois, les éprouver, j’étais habitué à cette idée —, qu’au moment de leur acquisition, de leur découverte, en ce temps de ma vie le temps ne faisait pas question pour moi. Mais la simple ouverture d’un livre, n’est-ce pas l’aveu contraire ?
Trois jours durant l’été 1995, autour du 15 juillet j’ai enchaîné la lecture des livres alors publiés d’Annie Ernaux. J’ai lu en l’espace de ces 72 heures la quasi totalité des poches disponibles, six sur les sept Folio, consécutivement, de Passion simple à La femme gelée, en une espèce, non pas de boucle, de film peut-être, un feuilleton, une saga à la taille ordinaire, standard, à la fois quelconque et singulière, exclusivement tout de l’Annie Ernaux de l’époque à l’exception des Armoires vides. Je ne sais pas ce qui m’a arrêté. Je n’y suis jamais revenu. Je n’ai pas suivi l’actualité éditoriale d’Annie Ernaux, je ne l’ai pas suivie dans son œuvre. Un hiatus de trente ans s’est ouvert. Vingt-neuf ans. Vingt-huit ans et demi : en janvier 2024, titillé par une consigne de l’atelier d’écriture du Tiers Livre — à cause de la couleur —, j’ouvre de nouveau un livre d’Annie Ernaux. Je ne saurais dire que je reprends contact avec son œuvre. Je savais en avoir déjà lu des livres. Je savais avoir des livres d’elle serrés dans mes caisses. Je savais vaguement qu’il en avait été pour elle comme pour certain·e·s avant elle — Marguerite Duras, Peter Handke, … —, que j’ai abordé·e·s par pics de lecture en série, comme des accès de fièvre — comme j’ai abordé aussi certaines filmographies — Fellini, Wenders, … —, la programmation des salles d’art et essai de la grande grande ville invitant à ces incursions façon stage intensif, à s’improviser des cycles en en faisant la tournée. Je ne savais pas, ou plus, avec quelle intensité cela s’était passé — peut-être trop vite. Ou parce qu’une large césure dans ma vie a suivi, de dix mois alors, de celles dont on a l’habitude de dire sinon de penser qu’elles ont un avant et un après. N’importe, il n’y a pas de continuité. À tel point que lorsque j’ai relu Passion simple, je ne me suis plus souvenu le posséder, je l’ai emprunté, toujours en Folio mais avec une autre couverture — je les compare aujourd’hui et je déduis de ma recherche image qu’entre les deux et depuis, il y en a bien eu quatre ou cinq différentes. Je n’ai pas non plus reconnu dans Mémoire de fille— qui m’a fait la plus forte impression (lecture 2024) — l’événement déjà abordé, sous une forme romancée alors, dans Ce qu’ils disent ou rien (lecture 1995). Aujourd’hui seulement, remettant le nez dans ce que je pourrais presque appeler, puisque je me suis permis d’y laisser mes marques, mes vieux papiers, je fais le rapport, et peux constater la différence de cadrages, en prendre la mesure. Voilà donc, ces six poches des années 90, les seuls Annie Ernaux en ma possession. Aujourd’hui — c’est-à-dire il y a deux ans et demi — j’emprunte les suivants dans une médiathèque, je les lis donc dans leurs éditions originales chez Gallimard — très majoritairement. J’en photographie alors des passages, des pages, images dont une fois le texte extrait je me suis constitué entre le début et la fin 2024 une compilation numérique — mon florilège, document de et en travail. Je n’ai pas racheté depuis, pas relu entre-temps un Annie Ernaux. Ce qui est deux fois faux. Faux (1) : deux fois je suis retourné au Journal du dehors. En 1998 (avril), puis dans les premiers jours du confinement. Le Journal du dehors est, de fait, et sans fait exprès, ma première lecture de confinement (viendront ensuite les Veilles de Bonaventura et l’Atlas de Georges Didi-Huberman, d’une autre densité). N’est-ce pas, d’ailleurs, sur la seule foi de ce titre, Journal du dehors — alors que l’édition de poche en était parue cinq mois plus tôt, que c’était là, à ma connaissance, sa seule actualité —, que j’ai abordé le territoire d’Annie Ernaux ? Mais ce Journal du dehors n’est que le deuxième, après Passion simple, de mes AE lus… Je ne peux dire ce qui m’a conduit à ouvrir ses livres. Encore moins ce qui m’y a retenu, qui m’a fait y revenir — et cinq fois de suite le temps d’un week-end (certes prolongé sans que cela influe encore sur mon emploi du temps — comme si son seul rythme n’en était plus que celui de mes lectures, de leur battement) arpenté, à la montée, à la descente, au coup par coup, le côté pair de l’avenue des Champs-Élysées — et m’a ainsi accroché, entraîné dans cette lecture enchaînée. Ce ne sont pas de ces livres dans lesquels on peut dire qu’on se sent bien — ce n’est pas Richard Brautigan, un autre de mes pics. Le miroir qu’elle tend n’est pas plaisant — n’est pas charmant. Si je crois savoir ce qui m’a conduit à Handke — Wim Wenders — ou à Duras — Hiroshima mon amour, le film, via, passage obligé, L’Officiel des spectacles —, pour Annie Ernaux je ne vois rien — rien d’autre que ce titre. Ce titre me parle — me parlait-il alors ? Autant je n’ai cessé durant ces trente années de revenir à Duras et Handke, autant AE est restée loin de moi. Se retrouve presque dans cette distance — cet écart —, celle que l’on peut observer à l’égard de la personne elle-même — je pourrais dire : elle avait (a eu) sa vie, j’avais (ai eu) la mienne. Espèce d’assimilation impossible. On s’était croisés, c’est tout. Mais je pourrais en dire autant de l’année 1995… Je n’ai aucun souvenir de ces trois jours, de ces lectures, mais j’ai les livres. J’ai sous les yeux les marques et traces que ma lecture y a laissé. Car j’ai fait des traces de lecture. J’ai laissé des signes de mon passage. Comme un graffiteur je me suis inscrit dans le livre. Certes elliptiquement. J’ai fait des auréoles — j’en ai maculé les pages. Cela a dessiné sur le papier jauni d’avance des contours comme de flaques asséchées au milieu du chemin. Entourant au crayon à papier des phrases, des passages, j’y ai tracé des cernes. Il n’y a qu’elles pour répondre à mes questions, qu’elles pour me dire, dire ce qu’il en fut cet été-là de mon enfance de l’écriture.
Je ne veux pas expliquer ma passion — simplement l’exposer.
A. Ernaux
Je n’ai depuis ces trois jours de la mi-juillet 1995 ni racheté, ni relu entre 95 et 2024 un traître livre d’Annie Ernaux. Cela est deux fois faux. Faux (2) — Il me faut nuancer puisqu’en ma possession est depuis entré L’Atelier noir — acquis d’occasion fin 2024, ce titre seul en dit assez sur le fait que désormais pour moi, dans lire, il est encore, il est déjà question d’écrire. Cela émergera sous la forme d’une décision un peu plus d’an après le week-end Annie Ernaux (avec la réserve d’une probabilité forte pour que je ne l’aie pas du tout vécu sur ce mode « festival » à l’époque). À la rentrée 96 j’entrais officiellement « à la Ville ». J’étais « libéré de mes obligations militaires » depuis le milieu de l’été, j’avais réalisé un an plus tôt que j’allais perdre, étant vacataire jusque là, ce planning de nuit qui me convenait : parce qu’il me laissait « mes journées libres ». Un concours s’était ouvert, que j’ai passé le jour même de mon incorporation prévue, ayant obtenu de la retarder d’autant. Mon statut ainsi consolidé, de vacataire passé stagiaire, je décidai de faire un break dans mon cursus universitaire pour… Je raconte ma vie, là — non ? Difficile de faire la part de ce qui vous fait vivre — vous tient en vie, vous rend vivant — et de ce que vous faites de votre vie. Question d’existence — question de subsistance aussi : « Vous viv(i)ez de quoi ? » L’inconciliable aussi est une tension sur laquelle on peut vivre. Source d’énergie. Décision donc : d’arrêter là — pour l’instant. Pour voir. Et d’écrire, « écrire pour écrire », je disais — pour voir. Mon mémoire de maîtrise était rédigé, était soutenu : plus rien à faire — que voir. Célibataire, fonctionnaire, on trouvait encore à se loger à Paris avec un salaire, au milieu des années 90. On pouvait voir venir. Ça n’avait pas de rapport avec Annie Ernaux. Je ne me souviens pas que j’en aie fait un. Que je l’aie fait. Cette page-là était tournée, les livres fermés, renfermés dans leur caisse dans ma chambre d’enfant où l’ensemble de mes biens, de mes effets avaient été rapatriés le temps du service, attendant le premier deux-pièces que je trouverais pour me revenir. Une fois lue l’histoire du livre était finie. Un souvenir peut-être pas. Restait l’objet. 2545 – 2693 – 1722 – 2121 – 2010 – 1818 — Plus je les ai tous les six là, leurs dos, debout sur le rayonnage du secrétaire devant mes yeux — je leur ai fait une place, ai retiré, entre Les éclats d’Easton Ellis et Seuils de Genette, livres en cours, le galet de l’Eyrieux posé plus bas — plus je les vois comme un îlot éloigné de tout, au rivage abrupt. Maintenant que j’ai retourné le contenu de chacune de mes caisses (×16), que j’ai passé en revue la totalité des pages de garde qui me semblaient concernées, je peux affirmer que cet épisode Annie Ernaux est à la fois le plus concentré et complet et quasiment le dernier de mes accès de fièvre liseuse — il y aura Christine Angot, en l’an 2000. Le temps qui s’était autour d’eux contracté, resserré, le calendrier, ou ce qui m’en parvient encore, s’en redétend, se déploie en avant, en arrière, à partir de ce nœud le temps avance, le temps recule, mais leur lecture, elle, demeurant dans son isolement, n’y dessine aucune onde — n’y a-t-il pas eu d’impact ? Ces livres sont des pages d’éphéméride arrachées, détachés, ils ne disent plus rien des jours suivants, des précédents. Expérience se mordant la queue, lue dans l’instant, s’avalant elle-même comme je les ai dévorés — j’ai dit absorbés ? J’aurais pu me dire : — Six sur sept d’un coup : tout lu d’elle — ou presque. AE était « cernée » — c’est comme cela peut-être que ces livres étaient si minces, irréductiblement : c’est qu’ils semblent écrits à la stricte dimension de son existence, histoire, statut sociaux, y compris leur côté transfuge. Écrivant cela, je ne peux m’empêcher de voir le croque-mort qui dans les aventures de Lucky Luke — autre lecture un temps exclusive, si je me reporte quinze ans (?) plus tôt — prend les mesures de l’homme que sa fin au milieu de la rue guette. C’est ce que je me dis, là, en retraversant La place et Une femme : que ce sont des tombeaux — mais pas comme on dit (disait) en musique : sans déploration. Hiatus plutôt, ou dissociation. Quand — quatre ans plus tard à dix jours près — je découvrirai le sexe sur le corps sans vie de mon père au milieu de l’entrée, je ne penserai pas à la page 15 de La place. Pas plus les formalités administratives suivant le décès et l’inhumation, pourtant entourées page 21, ne me laisseront d’impression de déjà-lu.
« Même, qu’ils les vivent à leur tour en oubliant qu’ils les ont lues quelque part un jour. »
Comme si j’avais été deviné dans ce qu’autour de 1990 AE écrit, sans que la page 66 de mon exemplaire de Passion simple n’en ait rien cerné.
le cercle de craie était vide. Les gens évitaient de marcher dedans
A. Ernaux
Cet endroit désolé est donc constamment fréquenté, mais à des heures indéfinissables
A. Ernaux
Je n’ai pas plus de souvenir de mes lectures consécutives en trois jours de six sur les sept éditions de poche disponibles résumant alors l’œuvre d’Annie Ernaux que je n’en ai de tout l’été 95 — suis-je parti en vacances en août ? —, mais j’ai les livres. J’ai gardé les livres et ces livres, eux, en ont gardé les marques (…)
« On a beau dire, le temps que vous lisez, vous n’êtes pas où vous êtes. »
« Mon mal de mer, j’ai plus tard — tellement plus tard — appris à l’associer au mouvement du temps lui-même. »
« …en ce temps de ma vie le temps ne faisait pas question pour moi. Mais la simple ouverture d’un livre, n’est-ce pas un aveu contraire ? »
La lecture d’Annie Ernaux m’a emmenée, m’emmène là aussi.
Merci.
sic : N’importe, il n’y a pas de continuité – ah.
attends il est parti trop vite
(remarque c’est pas fini) mais le parallèle (la parallèle) entre littérature et cinéma apporte des choses (notamment les Champs-Elysées) et renvoie probablement au scénario dont on dit qu’il ne sert à rien et qu’on le jette dès que tourné – on oublie et c’est par ça qu’on peut se souvenir…
l’oubli comme facteur de suspense dans le ressouvenir — et pourquoi pas personnage principal (le méchant oubli) ? c’est la zone d’ombre (obscurément active) au cœur de nombre d’intrigues
merci Piero d’avoir lu !
(je me disais les allées et venues de l’avenue – côté pair – au soleil l’après-midi – l’autre que pierrot le fou – ces pensées avant l’écriture de ce (3) – concomitamment à ton commentaire « à la maison » – (on raconte toujours sa vie, quel que soit le moyen, quelle que soit la dispositif) – ce moment-là : je me disais : « concierge (enfin veilleur de nuit…) dans un hôtel » – un emploi que je ne commis point – je me disais « cette fièvre liseuse partie ? » bah… en vrai non, jamais… merci et bonne suite