A propos de George Baron

J'aime la lecture, la SF et l'Oulipo. J'ai commencé à écrire, et plus j'écris, plus j'ai envie d'écrire. C'est la première fois que je m'inscris à l'atelier de François Bon, et j'espère bien aller jusqu'au bout de cette aventure.

#rectoverso #11 | Ce qu’on met sur (ou dans) la table

Recto – Choses auxquelles la vie en société vous astreint Dîner. Accepter une invitation à dîner. Généralement l’invitation est lancée pour un samedi soir. On se retrouvera entre collègues, ou entre voisins, ou encore en famille. On peut bien sûr, quand on est nouveau venu, refuser une invitation. Mais c’est un risque. Dans une petite ville de province s’installent des Continuer la lecture#rectoverso #11 | Ce qu’on met sur (ou dans) la table

#rectoverso #10 | parmi les buées

au milieu des champs noyés de brume, la grande route rectiligne file vers la ville de R***, là-bas, loin au bout de la plaine, sous un ciel bas et gris uniformément couvert le front appuyé contre la vitre de la chambre, elle regarde sans la voir la plaineles camions qui tournent, la pluie qui frappe la vitre, les gouttes qui Continuer la lecture#rectoverso #10 | parmi les buées

#rectoverso #9 | Natures mortes

Appartement 41 – F3 (3 pièces, cuisine, sdb, WC, loggia) 1. Extérieur jour. Loggia.C’est plutôt un balcon minuscule, un triangle étroit et allongé qui part de la porte vitrée de la cuisine et s’étire le long du mur sur à peine deux mètres pour finir en pointe. Depuis ce quatrième étage, on a vue sur la périphérie du bourg, chantiers Continuer la lecture#rectoverso #9 | Natures mortes

#rectoverso #8 | Scène de la vie de province – La jeune mariée

AlainDepuis que Philippe Rancillac est arrivé au collège, nous nous demandons à quoi elle ressemble, sa femme fatale. Il n’a pas fait mystère de la raison de sa mutation ici, à huit cents kilomètres de chez lui. Il nous a tout raconté, lors de la réunion syndicale en salle des profs. Qu’il avait besoin du syndicat, mais qu’il pensait de Continuer la lecture#rectoverso #8 | Scène de la vie de province – La jeune mariée

#rectoverso #7 | La grande marée

…de nos cerveaux rongés monte l’hymne à la joie Bernard Lavilliers – 1975 RectoDebout devant le bac de l’évier à laver des légumesA regarder couler le filet d’eau fraîcheA se dire qu’ici et maintenant il y a des légumes et de l’eauLe fait est qu’il y a encore de l’eauFraîche et potableLe fait qu’il faut beaucoup d’eau pour laver les Continuer la lecture#rectoverso #7 | La grande marée

#rectoverso #6 | Scène de la vie de province – La femme de trente cinq ans

Derrière ma fenêtre, je peux les voir, la nuit. La place est bien éclairée, et moi, je suis dans le noir. Je les observe. Comme eux, ils me surveillent. Ils parlent de moi, quand ils se retrouvent le samedi soir pour dîner. Entre eux. Dîners où je ne suis jamais invitée. Eux, ce sont les gens bien, mariés, commerçants, pharmaciens, directeur Continuer la lecture#rectoverso #6 | Scène de la vie de province – La femme de trente cinq ans

#rectoverso #5 | Que sont les vaches devenues?

Il y a quelques années, j’ai revu Novecento. Dans la cour de la ferme, une courroie de la machine à battre le grain se rompt et tue l’un des ouvriers… et soudain, ça m’est revenu : il y avait la même batteuse antique dans la ferme d’un cousin éloigné, une ferme qui était déjà une « ferme d’antan » à cette époque de Continuer la lecture#rectoverso #5 | Que sont les vaches devenues?

#rectoverso #04 Portes

Portes. Fermées. La porte de l’armoire de la chambre de ma mère. Une armoire haute et sèche, anguleuse et formidable. Tout en haut, hors de portée de l’enfant, un étui noir où gît un violon couché dans son écrin doublé de soie violette. Derrière la porte de droite, sur l’étagère du milieu, veillent, lovées sur la pile de linge, deux Continuer la lecture#rectoverso #04 Portes

#rectoverso #02 | on veille on pense à tout à rien

RECTO à ce stade de la nuit je ne dors pas encore… ou bien je n’ai dormi qu’à peine et un bruit me réveille. Le bruit d’une porte qu’on ferme, la porte de communication entre la chambre de ma mère et la mienne, la porte qui reste toujours ouverte toute la nuit. Si j’appelle, ma mère vient, la porte est Continuer la lecture#rectoverso #02 | on veille on pense à tout à rien