#été2023 #03bis | les quatre à la noce

Quatre à la table du banquet et en costume de circonstance. Quatre de la même fratrie, trois gars aux airs affranchis et une fille au visage doux. Ils devaient être au complet si mes comptes sont bons, quatre qui avaient réussi à empoigner leur jeunesse et à la pousser jusque-là, quoique l’aîné paraisse en mauvaise santé. Sur les rares photographies, Continuer la lecture#été2023 #03bis | les quatre à la noce

#été2023 #02 bis | Jokari

Elle a seize ans. Et vient de rencontrer une maman d’un enfant absent ce jeudi. Très bon échange, elle est heureuse. Tous les jeudis, elle va dans la salle paroissiale rassembler les p’tits gars de dix ans pour l’après-midi. Elle a des ailes. La longue rue Emile Littré elle la connait par cœur, ses grands-parents habitent deux cent mètres plus Continuer la lecture#été2023 #02 bis | Jokari

#été2023 #03bis I serrés serrés

Mais quand est-ce que tu vas t’asseoir ? c’est la demande répétée des trois autres et c’est pitié de comprendre que seule sa sœur parmi eux connaîtra le temps, supposera le temps, imaginera le temps où B sera assise pour la vie. En attendant B va de l’évier à la table, du plan de travail à l’évier, du four au Continuer la lecture#été2023 #03bis I serrés serrés

#été2023 #03bis | Pošta Srbije

Ici, on ne sait jamais tout à fait ce que font les gens, comment ils gagnent leur vie, si leurs frigos sont vides le 5 du mois ou quelle débrouillardise permet de les garder pleins jusqu’au 31. J’ai compté 20 étages à l’immeuble d’en face. Dans le temps, il accueillait l’Administration centrale des Postes yougoslaves. Puis ce fut l’Administration centrale Continuer la lecture#été2023 #03bis | Pošta Srbije

#été2023 #03bis | Gwoka

4 au minimum. Avec 2, ou 3 ce ne serait pas pareil. Ce serait autre chose. Personne à ma connaissance n’a décrit la danse gwoka comme un jeu. Si je devais me tenir devant une assemblée et l’expliquer, les mots se bousculeraient pour sortir de ma bouche, comme les pensées pour sortir de ma tête, tout dans le même temps. Continuer la lecture#été2023 #03bis | Gwoka

#été2023 #03bis | la vie à quatre

Ils étaient quatre êtres vivants, ils vivaient à quatre dans un espace assez grand pour vivre leur vie à quatre. Tous les quatre avaient des âges différents et n’en étaient pas au même niveau de développement, ils avaient chacun un niveau de développement différent et sur certains aspects leur âge réel n’était pas ce qui déterminait leur niveau de développement. Continuer la lecture#été2023 #03bis | la vie à quatre

#été2023 #03bis | Quatre par quatre, la réunion.

Ce pourrait être un aquarium, posé là en plein cœur du grand bâtiment. C’est juste une salle de réunion, petite et peu aérée. L’hiver, il est recommandé d’y entrer avec un paletot et l’été on y suffoque. On y vient parce qu’elle est affectée, c’est-à-dire que n’y vient pas qui veut. Il faut en passer par l’assistante du « boss » et Continuer la lecture#été2023 #03bis | Quatre par quatre, la réunion.

#été2023 #03 | La rue

Je ne suis pas entré dans la maison à reculons. La curiosité d’un enfant est toujours plus forte que la crainte de ses conséquences éventuelles. J’y ai pénétré néanmoins avec appréhension. Mon exploration se termine par un bruit de moteur et le claquement de portières,. Il faut s’enfuir. Sinon la peur diffuse deviendra terreur réelle . Et comme je l’ai Continuer la lecture#été2023 #03 | La rue

#été2023 #03 | Prunes café et goyaves vertes

Comme je le disais, ma mère nous laissait quasi nues ma sœur et moi. Les enfants jouaient, garçons en slip et fillettes en culotte, dans la campagne de Bergette, encore au milieu des années 70. Ils couraient dans les chemins en tuf pour cueillir des goyaves et des mangues quand c’était la saison. Ils n’avaient pas peur des bœufs qui Continuer la lecture#été2023 #03 | Prunes café et goyaves vertes

#été2023 #03 | les bannis

Alors comme je le disais, le renard avait disparu aussitôt après être apparu, un éclair roux, et  aussitôt deux pièces d’or à la place des yeux. Il n’avait jamais vu de renard. A l’école on leur lisait le roman de Renart, il avait donc retenu  que l’animal était futé, mais celui-là pas tant puisque toujours enchainé. Alors il a demandé à Titi Continuer la lecture#été2023 #03 | les bannis