Carnets individuels | Vincent Francey

#1 Il ne pleut plus. Pourquoi en suis-je surpris ? Peut-on décider d’êtresurpris ? Cette femme dans le train, capuchon sans visage. Train la nuit, on ne sait plus quelle gare, on était trop dans le livre. Trois machines de chantier orange dans l’ombre, à l’arrêt. Désobéir : l’imprévu aussi dans le monde intérieur. #2 Il venait, il disait quoi, poussait quels cris ? Continuer la lectureCarnets individuels | Vincent Francey

#Carnets individuels | Stéphanie Lannoye

#39 Ce dont on ne peut pas parler Ce dont on ne peut pas parler doit rester libre. Comme un fantôme lové dans nos têtes qui se déplace au gré de nos humeurs. Il est présent, se joue de nos émotions et apparaît quand bon lui semble. Lorsqu’on essaye de l’emprisonner avec des mots, il se met en colère et Continuer la lecture#Carnets individuels | Stéphanie Lannoye

Carnet | #39 | Secret(s) | A.N.

Ce dont on ne peut parler, même à demi- mots, qui provoque bizarrement toussements et raclements de gorge,  grimaces , haussements des yeux au ciel, froncements de sourcils, esquives habiles ou maladroites…  mensonges par omission… des jeux de rôle… des rôles de composition… Sauver la face. Duperie.  Dans l’entre-soi du secret, des initiés . Un cercle de non-dits, le cercle Continuer la lectureCarnet | #39 | Secret(s) | A.N.

Carnet individuel ⎮ Thérèse De Paulis

[carnet] #38 stratégies du rêve Je cours dans la nuit. J’arrive au carrefour de la rue de la Centrale et de la rue de Verdun. Essoufflée, dans le froid. Tout est noir, il fait nuit noire, pas d’éclairage. Je cours pour m’échapper. Une fuite à découvert, en plein milieu de la chaussée. Je cours, dans un corps d’adulte, pris pour Continuer la lectureCarnet individuel ⎮ Thérèse De Paulis

CARNET # 37 # Par coeur| Annick Nay

La poésie comme arme, compagnon de route, ligne de conduite, ouverture au monde … Lire et relire  « Chardon argenté » pour tenir sa route , au cas où des tentatives d’égarements se présenteraient, texte toujours présent dans mes cahiers, dans mon ordi , dans la case « ne pas oublier » de mon neurone spécial Poésie.   Emmanuel Terray , qui a Continuer la lectureCARNET # 37 # Par coeur| Annick Nay

carnet individuel | Xavier Georgin | Cet automne

Cette chanson composée par Cole Porter en 1932, chantée par Ella Fitzgerald en 1956, découverte en 1989 : Like the beat beat beat of the tom-tom when the jungle shadows fall like the tick tick tock of the stately clock as it stands against the wall like the drip drip drip of the raindrops when the summer shower is through Continuer la lecturecarnet individuel | Xavier Georgin | Cet automne

# – 36 | routines | Annick Nay

Ecrire, pratiquer l’art de la fuite, en dehors du monde social et à la fois, la présence à soi. Sortir des rôles convenus ou dictés qui enferment. Pascal Quignard parle de « vivre dans l’angle caché du monde » ou encore « pratiquer l’hospitalité à tout ce qui est non défini » ( cf. La barque silencieuse) S’écarter des chemins balisés, fréquentés, habituels. Continuer la lecture# – 36 | routines | Annick Nay

Carnet | Annick Nay | #35

L’ombre du mot, comme décollé du palais Un blanc surgit dans l’énonciation La langue en défaut L’imagination à la rescousse Tension du locuteur Se rappeler le paysage,  la saison, les couleurs,  la forme, les contextes précédents… Le mot s’y exprimait presque avec grâce, dans la fluidité des échanges Attention de l’ interlocuteur présent,  patient…, surpris, sans doute,  peut-être… mais rien Continuer la lectureCarnet | Annick Nay | #35