#photofictions #02 | ce portrait

(ce portrait) qui physiquement s’était donc dressé au détour d’un couloir blanc d’exposition et proposait à l’observateur tel une évidence ces trois silhouettes claires ne se détachant pas vraiment du fond festonné épais d’un feuillage dense semblait-il d’une lourde étoffe brocart de velours vert foncé aux reflets bleutés rappelant les nuances de la chemise de coton pâle  usée du père Continuer la lecture#photofictions #02 | ce portrait

Photofictions #02 | Le baiser

Dans la rue, il n’y a personne. Cuisiner. Attendre la nuit. Les réverbères éteints. C’est un beau mot : réverbère. Sous la langue le goût du métal, sous les doigts le toucher d’une assiette en fer blanc. Se sont multipliés ces dix dernières années… attroupements dans d’anciennes rues passantes… attirés par l’odeur, la vibration des foules disparues… C’est beau réverbère. Continuer la lecturePhotofictions #02 | Le baiser

#photofictions #02 | Giacomelli | papier mâché

Choisir l’endroit, le geste. Choisir le geste qui conduit à l’endroit qui va rentrer dans l’image. Pas loin. Lieu de l’intime quotidien « extrêmement proche ». Le jardin est l’intime. Descendre au jardin, à quelques pas du lit, à quelques pas de la table où est posée la tasse de thé. Trouver ce qui a changé depuis la veille. Ne pas traîner. Continuer la lecture#photofictions #02 | Giacomelli | papier mâché

#photofictions #01 | pièce manquante

Un ovale plus rond qu’ovale en bois lamellé épais collé à un enduit de crépi clair. Il manque quelques morceaux de bois en haut à droite comme un puzzle presque achevé. Le bois  s’est patiné sous l’effet des intempéries et  des embruns. Les lettres ont été gravées directement dans la chair de la planche et elles sont bien lisibles. L’eau Continuer la lecture#photofictions #01 | pièce manquante

#photofictions #02 | Regards

Ne pas laisser s’enfuir le regard. Déjà le lavabo, laisser couler l’eau et voilà un visage qui se dessine, je tente l’expérience plusieurs fois.. Les escaliers, prendre le temps de photographier cette image dessinée par les veines du bois, patinée par d’innombrables pas du quotidien. La porte du four, miroir de ma cuisine, paysage éphémère au gré des mouvements des Continuer la lecture#photofictions #02 | Regards

#photofictions #02 | La funambule de la mairie

On vient d’en reprendre pour quinze jours, avec l’injonction réitérée de sortir de chez soi une heure par jour, mais sans s’éloigner de plus d’un kilomètre, sous peine de sanction, surtout si cette sortie n’est pas motivée par un besoin essentiel. Comme tout le monde, faute de pouvoir faire autrement, je me suis inventé une routine que je répête jour Continuer la lecture#photofictions #02 | La funambule de la mairie

#photofictions #01 | Moby

Juillet. La sieste est terminée. Nous marchons jusqu’à la place, sa petite main dans la mienne. Au passage, un homme âgé pose sa paume sur la tête d’enfant haute comme trois pommes. Elle dit : pourquoi ils me grattent toujours la tête les monsieurs ? Elle prononce le mot comme au singulier et étire la deuxième syllabe. L’air est frais et doux. C’est bête Continuer la lecture#photofictions #01 | Moby

#photofictions #02 | Au plus proche de moi.

Liste en cours Joue, Cou, main, oeil, cheveux, buste, jambe, doigts, profil, oreille, pied. J’ai commencé cet été une série de photographies de mon corps au plus prés de ma peau avec mon téléphone portable Apple que je tiens dans une main ou pose près de moi pour explorer. Exploration qui a commencé après mon anniversaire, peut-être pour retenir le Continuer la lecture#photofictions #02 | Au plus proche de moi.

#photofictions #02 | Photographier, c’est mettre en boite

Un oiseau de métal, un homme debout, un morceau de bois, la pomme d’un grand pin, une grenouille en fer, deux bateaux de papier et le reste desséché d’une infusion de thé. Tout pourrait entrer dans un assemblage à la Joseph Cornell, dans une boîte de 25 cm par 16 dont la profondeur serait égale à la longueur. Un théâtre miniature, Continuer la lecture#photofictions #02 | Photographier, c’est mettre en boite

#photofictions #02 | cochonnet

Instruction pour épuiser photographiquement le parc majorelle et un bout de la rue saint bernardIl faudra photographier l’enfant mort. On pourra utiliser les trois panneaux qui en parlent : celui qui dit qu’il est là, celui qui dit qu’il n’y est pas et celui qui dit qu’on ne sait pasPhotographier le son des cloches qui sonnent les heuresphotographier les cris des Continuer la lecture#photofictions #02 | cochonnet