#40 jours #25 | traces

Un champ, plat, un no-man’s-land. Un peu d’herbe pousse. Débris éparpillés de ferraille. Terre dure, pilée, battue. Des éclats d’os. Et le ciel : très bleu. Un wagon, vide, sièges, accoudoirs, une barre pour se tenir debout. Les poubelles ont été vidées, les sièges nettoyés, un tag sur une vitre, à moitié effacé. Le plateau, paisible, trois fauteuils roses, un bouquet Continuer la lecture#40 jours #25 | traces

#40jours #23 | Terre, termite, terminus

Il était tard, sortie de route, désolée… Un tout droit Ça commence par en haut entre deux tôles disjointes. Sur les vieux toits anciens, des espaces entre les tôles, on en trouvera toujours. Pas besoin d’un boulevard, un interstice suffit. Ensuite il y a les poutres, anciennes, voire antiques, artistiquement tournées, croquantes, craquantes. Je ne comprendrai jamais les bipèdes qui Continuer la lecture#40jours #23 | Terre, termite, terminus

#40 jours #24 | mardi 24 mai 2022

Un autre jour, d’autres lieux, une personne autre, tout est possible, le choix pourrait être autre, un autre que moi, un autre mois, une autre année, un autre mardi, des trajets autres, autrement.. mais non, ce jour là. La Map Time Line de Google a qui je ne cache rien parce que je n’ai rien a cacher me livre, délivre, Continuer la lecture#40 jours #24 | mardi 24 mai 2022

#40jours #16 | si j’écrivais … mais non

Écrire dans la ville, prendre des carnets, des crayons, des livres et laisser passer les gens. Mal assise, trop de vent, trop de soleil, se sentir regardée, craindre les questions et n’exister pour personne, regretter l’ordinateur, croiser les jambes pour avoir un support, le pied qui s’endort, convoiter un bout de pelouse, se coucher sur le ventre, s’appuyer sur les Continuer la lecture#40jours #16 | si j’écrivais … mais non

# 40 Jours # 25 | Armance, Marco, l’Oiseau et la petite cuillère…

Mathilde pense souvent à elle, à Armance qu’elle n’a pas connue. Tout le décor a disparu avec elle , à cette époque on ne laissait guère de traces et les moindres biens étaient prestement accaparés et dispersés par les survivant.e.s. La scène de la maison pillée de Zorba le Grec lui revient en mémoire. Elle n’est que la petite-fille, il Continuer la lecture# 40 Jours # 25 | Armance, Marco, l’Oiseau et la petite cuillère…

#40jours #24 | tu ne verrais rien d’Alger

prologue : après avoir lu la contribution de Xavier Georgin, je réalise que dans une presque simultanéité, alors que nous ne nous connaissions pas encore, nous avons tous deux envisagé d’aller en Algérie. Enfin lui a été bien plus loin, il avait acheté son billet, obtenu un visa, moi j’ai eu peur. Hahahaha / Viens me rejoindre / Tu n’es Continuer la lecture#40jours #24 | tu ne verrais rien d’Alger

#40jours #23 | la route se jette sur moi

Le couloir du train filent sous mes pas. L’escalier monte vers moi. Les rails glissent sous moi. Le chemin roule sous mes pieds, les herbes et les arbres filent sur mon flanc gauche , les ornières gorgées d’eau absorbent mes jambes, la route goudronnée se jette sur moi et défile sous mes pieds, les maisons se jettent sur moi et Continuer la lecture#40jours #23 | la route se jette sur moi

#40 jours #19 | Have you ever been experienced ?

Assis là sans que rien ne se passe, chacun.e est immobile. Les chaises sont alignées le long des quatre murs, des chaises très simples, toutes les mêmes, en bois pour l’assise, en métal pour le squelette. Le métal a la même couleur sur chaque chaise, un jaune clair. Le bois du siège et du dossier est une sorte d’aggloméré de Continuer la lecture#40 jours #19 | Have you ever been experienced ?

#40jours #24 | alger ctrl+alt+suppr

Il s’agissait d’un retour dans ce pays où sont nés ma mère, mon oncle, ma tante, ma grand-mère, mon grand-père, et leurs mères, leurs oncles, leurs tantes, leurs grand-mères, leurs grands-pères, et ainsi de suite, partis de Bordeaux, de Catalogne, d’Andalousie – tout ce petit monde de viticulteurs, soutiers, épicières, maçons déracinés débarqués un jour de 1860, 1870, 1880 au Continuer la lecture#40jours #24 | alger ctrl+alt+suppr

#40jours #24 | tague ton Tweet et disparais ! Chiche !

Il n’y avait pas d’électricité. Aussi fut-ce à la lueur pâle d’une bougie. Que je lus, inséré dans mon lit, ce qu’il y avait à lire à portée de la main : la Bible en portugais (curieux !) à l’attention des protestants. Et je lus la première Epitre aux Corinthiens. […] Je ne suis rien… Je suis une fiction… Qu’attendre Continuer la lecture#40jours #24 | tague ton Tweet et disparais ! Chiche !