#anthologie #07 | l’arrivée de la nuit dans  l’antre

Manquent l’élan, l’entrain du moi, de la musique, de la  lecture, de la rêverie, du rien, des ruminations franchissant la frontière des heures. Manquent le changement de cadre. Maintenant que les heures  du jour sauf la contrainte des ouvertures de magasin et de mes rares rendez-vous, ont conquis cette liberté qui leur faisait défaut, la lecture par goût, l’écriture conquise Continuer la lecture#anthologie #07 | l’arrivée de la nuit dans  l’antre

#anthologie #06 | instants de solitude

#anthologie#06    INSTANTS DE SOLITUDE 1/ Veuve. Brutalement seule. Des retrouvailles familiales prévues Un déjeuner en déplacement sur le lieu de villégiature choisi par leur grand fils Un repas préparé par les soins de son mari : un vaste couscous. Il adore faire la cuisine Il ressent une douleur brutale qui lui tombe dessus comme le tonnerre un soir d’été Violent, fatal, Continuer la lecture#anthologie #06 | instants de solitude

#anthologie #07 | après avoir éteint la lampe

#Anthologie#07 : Après avoir éteint la lampe Après avoir éteint la lampe. Couchés. Dans trois lits disposés autour de la pièce et servant de banquettes le jour. Il y a le froid sur le visage et nous sommes en pyjamas recouverts de survêtements. Aux pieds, des chaussettes tricotées main avec les restes de laine. Rêches et trop grandes, on les perd Continuer la lecture#anthologie #07 | après avoir éteint la lampe

#anthologie #07 | Il est temps d’allumer la lampe

4 octobre 2023 Elle n’a pas pu écrire à l’aube, selon son rituel journalier. Des préoccupations domestiques ont, dès son lever, perturbé l’écoulement de son temps. Elle en reste affectée. Il est 19 heures, elle doit écrire, elle le doit, elle le doit à son journal, — comment y laisser un blanc à la date du 4 octobre —, elle Continuer la lecture#anthologie #07 | Il est temps d’allumer la lampe

#anthologie #06 | Seule

Seule dans les jardins sur la colline. La grille envahie par les passiflores. Dans chaque rosace au bouclier des abeilles butinent. Ronde dans la cible, violet, blanc, noir, au cœur des cinq doigts, les pattes jaunes dans le pollen. Le torse d’un jardinier derrière une haie contemple son ouvrage et disparaît. Qui a résisté à l’appétit de la nuit ; des Continuer la lecture#anthologie #06 | Seule

#anthologie #07 | Tôt le matin.

Je me réveille d’humeur sombre, tracassée depuis la veille où je n’ai pas eu le temps de lire même une demi-heure, j’ai du me le rabâcher toute la nuit pour rester encore si imprégnée. Il me faut du temps pour retrouver le calme, le temps d’aller à la cuisine, de déjeuner, le temps de regarder ma forêt par la fenêtre. Continuer la lecture#anthologie #07 | Tôt le matin.

#anthologie #07 | qibla

qibla de l’arabe قبلة qibla « direction » pour désigner l’orientation cardinale de mes écrits. qibla c’est-à-dire en direction des montagnes des Alpes à moins de cinquante kilomètres et à vol d’oiseau à portée de main. à l’est elles tiennent solides et massives un horizon barré de sommets et pour peu que le store soit ouvert – en fin de journée il l’est – Continuer la lecture#anthologie #07 | qibla

#anthologie #07 | Attendre encore

Dans la journée qui s’avance l’ordinateur va s’allumer. Un doigt. L’index montre le bouton de droite qu’il frôle et j’attends. Un reflet bleuté sur le bureau entre dans la chambre. Un rai de lumière sépare alors le sol de façon oblique heurtant le lit. L’ombre du mur dans le jardin a mis ses bottes de sept lieues. Plus de soleil Continuer la lecture#anthologie #07 | Attendre encore

#anthologie #06  | Seul Gustave Roud Louis Aragon

Seul. Libre et captif isolé, honnête miroir un reflet qui nous observe un brouhaha muet un écho envahissant sans réponse seul parmi tous l’anonymat comme une seconde peau camouflage discret aux secrets inaudibles se heurtant aux souvenirs aux regrets à un avenir brumeux aux choix énigmatiques. Solitude caresse glaciale choisie subie subite, seul un sentiment une sensation une réalité un Continuer la lecture#anthologie #06  | Seul Gustave Roud Louis Aragon

#anthologie #07 | Pleins phares

Passer son tour. Parce que trop d’ombres, pour l’heure, ici, aujourd’hui, pour parler de lumière. Même tamisée. Même en filtrant, en contournant, en tentant des détours et des nécessaires surdités, en s’échappant. Vers hier, ou très loin. C’est sans compter sur la rapidité de l’ombre. Sa ténacité. En ce moment, partout, des ombres font trop d’ombre à la lumière. Lumière Continuer la lecture#anthologie #07 | Pleins phares