#anthologie #07 | phares et réverbère

La lumière des phares s’insinue la nuit dans les vides du volet. On décèle un rythme plus qu’on ne distingue les éléments brièvement éclairés de la chambre. Lumière mobile, jaune plus ou moins blanche, qui s’annonce de loin dans l’encadrement de la fenêtre et se précipite presque soudainement sur les étagères de la bibliothèque et le long du mur jusqu’à Continuer la lecture#anthologie #07 | phares et réverbère

#anthologie #07 | Fleurs mauves

Un lieu, un temps pour écrire, loin de mon quotidien. J’ai trouvé des tables de bois sur le haut du domaine. Je cherche l’ombre légère des pins parasol et j’écris.Un entre-deux. Une parenthèse. Entre-deux pour le lieu aussi, les vacanciers arriveront la semaine prochaine. Effervescence des préparatifs. Tondeuses, tronçonneuses, va-et-vient des voitures, camionnettes, parfois une pelleteuse.Le matin, je m’installe dos Continuer la lecture#anthologie #07 | Fleurs mauves

#anthologie #06 | Seule sous le sable

Une bifurcation, on m’a dit que ce serait plus loin sur la gauche. Je cherche l’escalier abimé qui descend vers la petite crique, encastré dans la roche. La végétation habituellement odorante doit attendre la fin de la journée pour s’exprimer. Seule sur le petit chemin côtier de la Mitre. Le soleil rase la mer à peine ondulée et pose une Continuer la lecture#anthologie #06 | Seule sous le sable

#anthologie #07 | Clair-obscur

Octobre. 6h00. Il fait encore nuit, mais je sens que l’ automne a commencé. J’ouvre les rideaux .Les feuilles de marronniers jaunissent à vue d’oeil. Leur sève se retire peu à peu et retourne au tréfonds de la terre. En attendant,  les feux du camion poubelle traversent l’obscurité de la rue pavillonnaire , et deux hommes  en cirés  gris, à Continuer la lecture#anthologie #07 | Clair-obscur

#anthologie #07 | Attendre encore

Attendre encore. Dans la journée qui s’avance l’ordinateur va s’allumer. Un doigt. L’index montre le bouton de droite qu’il frôle et j’attends. Un reflet bleuté sur le bureau entre dans la chambre. Un rai de lumière sépare alors le sol de façon oblique heurtant le lit. L’ombre du mur dans le jardin a mis ses bottes de sept lieues. Plus Continuer la lecture#anthologie #07 | Attendre encore

#anthologie #07 | la tache

Il y a une tache sur le mur. Je ne me la rappelle pas, ne sais pas de quand elle date, d’où elle vient, ce qui l’a causée. Je la regarde et c’est totalement hypnotique. Quelque chose s’efface en moi à mesure que la tache prend consistance. Elle devient plus visible. Tangible, tactile presque. La tache avale tout. Elle occulte Continuer la lecture#anthologie #07 | la tache

#anthologie #06 | le corps parle

Seule, c’est le corps qui parle, qui dit la concentration, le souffle, la maîtrise. L’absence des autres favorise ça. Être face à soi-même, se confronter. Tenter de savoir qui on est vraiment, sans autre occurrence que sa propre écorce, sa propre étoffe. Savoir de quel bois se tire l’endurance, de quel tronc se tisse la tension, de quel endroit la Continuer la lecture#anthologie #06 | le corps parle

#anthologie #07 | main(s) tenant

tout est pareil aux jours qui précédèrent / le chat contre moi / les lumières à l’horizon / un cendrier à vider / la fraicheur de la nuit / le confort d’un coussin / un dernier SMS vers les mains qui me tiennent / le smartphone enfin reposé / le silence / et puis brusquement, à nouveau, le tourment / Continuer la lecture#anthologie #07 | main(s) tenant

#anthologie #04 | déshabiter

Déshabiter : comme se déshabiller. S’effeuiller des lieux (ne garder que les traces – un rayon à travers la fenêtre, une craquelure de peinture, le mouvement circulaire et intermittent des phares sur le mur la nuit.) Au moment où on part, sur le seuil, l’arrêt qu’on marque en se retournant, même infime, ne donne pas le temps de déshabiter. Dans Continuer la lecture#anthologie #04 | déshabiter

#anthologie #07 | Et ce qui surgirait du grain de cette image

Abstraction faite de tous les bruits envolés de la place – un salut, le brouhaha des commerces qui installent leurs présentoirs, leurs portants, leurs tables, leurs écriteaux, la cloche qui sonne l’heure pile car c’est à la même heure souvent que je m’attelle à l’écriture, et même des piafs traversant l’espace de la fenêtre… Abstraction faite. L’esprit encore embrumé par la Continuer la lecture#anthologie #07 | Et ce qui surgirait du grain de cette image