#été2023 #02bis | Se perdre ou chercher son chemin

Y aller bien sûr, mais comment ? Les agents immobiliers ne tarissent pas d’éloges sur ce lotissement très américain (américain des années 60), ses résidents tout autant (école, piscine, tennis, pool house, association syndicale toujours active, étangs, forêt). Personne ne sait y aller facilement, sauf les habitants bien sûr qui depuis ont trouvé. Les étrangers croient que c’est une ville à part Continuer la lecture#été2023 #02bis | Se perdre ou chercher son chemin

#été2023 #02bis | Et si elle m’avait posé un lapin ?

Dès son coup de fil, je fonce jusqu’à la Halle, plus facile à trouver que ma baraque, sans adresse, seul mon nom… je lui ai dit « la Halle », j’ai oublié que désormais, c’est « Place des Héros de la Résistance » qu’il faut dire ; dans le coin, les maquis pullulaient, alors des héros, sans doute plus d’un, à commencer par Semprun, capturé Continuer la lecture#été2023 #02bis | Et si elle m’avait posé un lapin ?

#été2023 #02bis | avant ça

Il a grimpé sur le marche-pieds et est entré dans la voiture, wagon de tête du train faisant la liaison entre la gare de Valenziany et celle de Beauchêne. Avant ça, il s’est élancé sur le quai. Celui-ci est désespérément commun et bien entretenu. Pas d’herbe folle qui pousse dans une fissure, aucune fleur inattendue ne pousse dans le jointure Continuer la lecture#été2023 #02bis | avant ça

#été2023 #02 | Appentis

Un dehors comme un dedans, une pièce à côté avec autant d’ouverture que de murs, un des murs fait soudure avec la maison. Une pièce pour vivre dehors comme en dedans, un canapé deux places, deux fauteuils pour un. Un tissu anthracite qui supporte les intempéries recouvre les coussins de l’assise et l’appui de ce mobilier à trois pièces. Le Continuer la lecture#été2023 #02 | Appentis

#été2023 #01 | ça commence comme un jeu.

Parfois elle déplace un meuble. Vide. Joue aux rituels de l’auteur. Mais elle joue. Elle écrit partout, besoin de ce partout, que ça circule. Elle écrit dans le métro. En attendant son tour. Entre deux conversations. À table, pour la stabilité du monde et le plaisir de se lever quand ça coince. Sur des cahiers, sur le téléphone, sur une Continuer la lecture#été2023 #01 | ça commence comme un jeu.

#été 2023 #02 | la soupe

Se souvenir des pavés humides luisants, de la rue au tracé rectiligne, de l’îlot compact de maisons ouvrières basses, en implantation homogène et continue, de la maçonnerie en brique, du mortier de jointoiement coloré essayant de rompre avec la grisaille générale. Voir la porte au numéro 3, l’ouvrir tout chargé du déracinement dans cette ville du Nord, de l’enfance perturbée, de tous Continuer la lecture#été 2023 #02 | la soupe

#été 2023 #02 | La maison aux cyprès.

On pénètre dans la maison par trois petites marches de pierre blanche, usées, polies comme un vieux savon sec. Le soleil qui écrase la cour et la façade s’arrête à la dernière de ces marches qu’une minuscule marquise, au dessus de la porte, couvre d’ombre. La porte, en été, reste ouverte du matin au soir, créant un très léger appel Continuer la lecture#été 2023 #02 | La maison aux cyprès.

#été2023 #02 | quelque chose comme un repaire

Refermée la lourde et vieille porte cintrée en bois ciré s’ouvre un couloir assez large qui tient lieu de vestibule, baigné dans une pénombre rongée par la luminosité assez faible provenant de l’entrebâillement, immuablement voué à ce rôle semble-t-il, d’une porte percée dans le mur de pierres apparentes à droite. La main droite, tâtonnant derrière un entassement d’étoffes, imperméable pour Continuer la lecture#été2023 #02 | quelque chose comme un repaire

#été2023 #02 | quelques pastilles

Face aux images d’un passé. Sans photos du lieu. Une forme d’immobilité en mémoire. Un temps suspendu. Un avant dans un ailleurs. Les trois étages à grimper. Le dernier plus abrupt sur un escalier en bois. Un escalier de grenier. Avec une rampe de grenier et des marches en bois plus hautes et plus raides. L’arrivée sur un palier d’un Continuer la lecture#été2023 #02 | quelques pastilles